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Vacances similaires

14/03/2007
Histoire de me re-centrer sur la réalité présente et future, j’ai pris des petites vacances dans notre belle capitale, Paris..
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J’ai pris une chambre au Novotel 4* des Halles, avec un lit à deux places. Une pour moi, et une pour qui voulait. Et puis j’ai visité le jardin des plantes, le musée Rodin, mangé dans le resto chic de l’hôtel, mangé des sardines, des chips, et des feuilles d’endives bio sur un banc public, j’ai regardé les corbeaux, et les pigeons, j’ai fait du tourisme quoi. Et en ce qui me concerne, je me suis rendu compte à partir de mes 32 ans, que je me suis toujours comporté comme un touriste à Paris, même quand je vivais à la campagne, même quand je vivais à la maison, même quand j’étais invité chez les gens à manger le dimanche, même quand je retournais faire les courses dans le même magasin. Même d’ailleurs, quand je parle à la même personne à qui je parle depuis onze ans : j’ai presque besoin d’un traducteur de poche pour communiquer avec elle. Ça m’est apparu assez soudainement, une fois débarqué sur Poitiers : je me suis vu en train de marcher les deux mains dans les poches, en regardant ma propre réalité en dilettante comme si ce n’était pas la mienne. Après tout, un touriste est un type super ouvert, qui vient de loin, pas prise de tête, prêt à s’acheter des nouveaux souvenirs en dessus des siens, et recevant des compliments pour son ouverture d’esprit et son humanisme généreux.
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En fait, depuis ce débarquement en 2005, ça faisait bien depuis une année et demie, que j’essayais de faire l’effort de rendre plus efficace et plus directe ma façon d’être. Une année et demie à me concentrer sur la notion de transformation, d’implication, de responsabilité, puis de consolidation. A devoir choisir, à devoir prendre des risques. A changer de lieu de vie plusieurs fois, et de réseau de relations à chaque fois. A remodeler la nature de mes rapports familiaux. A changer et rechanger de vêtements. A changer de banque. A modifier mon statut social, en passant de la case demandeur d’emploi sans situation, à salarié en contrat à durée déterminée puis indéterminée. A défendre mes intérêts, à devoir me battre pour en justice. A détenir puis placer un capital. A constituer une assurance vie. A changer et rechanger d’ordi. A acheter une voiture. Et globalement, à « diverger ». A m’extirper du piège du secteur « communication et relations humaines », à modifier mon profil professionnel, à dériver dans les télécommunications, et la relation client. A devoir revivre en famille, puis à devoir revivre seul. Et à vrai dire, ce séjour à Paris, c’était l’occasion de fêter cette succession d’efforts et de progrès.  Et c’est vrai que, dans ma tête, ce qui me donne le courage de choisir les options les moins probables, les moins faciles, pendant tout ce temps où je suis livré à moi-même, c’était de savoir que je ne suis pas le seul à faire ce genre d’effort. C’est de savoir qu’en parallèle, une personne qui me ressemble partage un vécu similaire.
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