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Rivers of Blood is Back

08/02/2008

Après 3 ans de stand by, j’ai enfin repris à tête reposée la programmation du mod infernal intitulé « rivers of blood » et que je n’avais pas terminé. Il s’agit d’un épisode complet de 9 niveaux (des cartes additionnelles) compilés en un épisode pour ce bon vieux Ultimate DooM, niveaux jouables sur le portage intulé « DooM Legacy».

Je rappelle que l’avantage de DooM Legacy (par rapport à l’exécutable original), c’est que ce programme autorise la gestion de plusieurs « secteurs » superposés sur des hauteurs différentes, chose que le DooM original ne sait pas faire, le tout en pur OpenGL. Donc DooM Legacy conserve le gameplay et la jouabilité du DooM original, avec en prime toutes sortes d’améliorations visuelles, comme des ponts sous lesquels on peut passer, des escaliers en colimaçon, des plafonds transparents…

L’HISTOIRE

L’histoire de « Rivers of Blood » est une re-écriture de l’histoire développée dans DooM 1, 2 et 3 et aussi à travers l’adaptation cinématographique du jeu. La trame est semblable, sauf que j’ai évacué du script tout ce qui constitue sa faiblesse, à savoir les chromosomes aliens d’un côté pour le film, et enfin la dimension infernale, pour DooM 3 : pour moi, le trip visuel infernal est le point de départ vers du presque « n’importe nawak« . Visuellement attrayant, l’enfer, constitue un espace finalement absurde, et on cerne très mal les motivations de Betruger à vouloir s’y rendre, pour s’y fusionner avec une créature bizarre, ou s’y perdre… En évacuant donc la dimension infernale de Doom 3, et le levier alien du scénario du film, on est obligé de rendre plus intéressante la progression du héros dans les bases martiennes lesquelles peuvent révéler par elles-mêmes les explications recherchées. On est obligé de clarifier l’attitude de Betruger, de lui trouver des mobils crédibles, et par là-même, de rendre l’histoire plus immersive.

Déjà, il s’agit de se projeter dans un futur proche où l’exploration spatiale est en pleine expansion, et où le problème du transport humain et du transport des marchandises sur des distances cosmiques devient crucial. Le temps cosmique, n’a pas la même vitesse que le temps terrestre humain ; les affaires politiques et économiques vont bien trop vite sur terre par rapport à leur temps d’application sur l’échelle solaire. Il faut trouver un mode de transport plus rapide pour synchroniser le rythme de vie spatiale, au rythme de vie terrien.

La seule solution trouver coute que coute une technique de téléportation d’un point A vers un point B. Jusque là, ce domaine a été purement spéculatif et théorique. Les scientifiques évoquaient la nécessité d’un plongeon dans un vortex d’espace-temps distordu. Lequel de toutes façon, ne permettait aucune permanence dans l’organisation atomique des éléments plongeant dans ce type de vortex. Ces thèses supposent en outre des forces gravitationnelles impossibles à concevoir et même à maitriser.

Les téléporteurs présentés dans DooM sont le fruit de longs et couteux développement scientifiques et techniques sur la « matérialisation ».

Il faut savoir que l’ancêtre lointain du dispositif de matérialisation, est l’impression 3D : les stéréolithographes, sont des imprimantes qui fabriquent un objet tridimensionnel couche par couche, en utilisant comme matériaux de base de la résine, de la cire ou certains métaux. Pilotée par un logiciel, et ayant la précision du laser, la mécanique des imprimantes 3D originaires a révolutionné le domaine de la production industrielle. Dans le cas des imprimantes 3D, la matière nécessaire à la fabrication de l’objet, préexiste sous sa forme de résine, de cire ou de métal, et sous l’action chimique, se transforme, durcit, afin de produire un objet – souvent complexe et impossible à fabriquer autrement.



Un chercheur, du nom de Malcolm Betruger, découvre par erreur un révolutionnaire dispositif expérimental pour former à température ambiante, un plasma de particules subatomiques aux propriétés uniques et à durée de vie très court (approximativement à 0.1 secondes maximum). L’expérience requiert supracondution, l’action de deux canons à ondes de très haute intensité, hydrogène, palladium, hélium, deutérium, et beaucoup de courant. L’étude du plasma a donné lieu à des observations surprenantes, comme l’apparition aléatoire, au court du dixième de secondes de vie du plasma, d’atomes qui – normalement- , ne peut avoir lieu qu’au sein d’étoiles. La propriété du plasma généré est donc de pouvoir servir de « brique » de départ pour la constitution d’atomes spécifiques, c’est à dire au choix, la majeure partie des atomes connus et répertoriés dans la table des éléments. Autre propriété : le plasma non matérialisé dans le laps de temps de 0.1s, se concrétise automatiquement sous forme d’hydrogène et d’hélium (forme gazeuse).

Croyant à tort qu’il s’agissait d’une énième et hasardeuse expérience de fusion à froid, les déclaration initiales de Betruger quant à son expérience ont été rapidement considérées par la presse spécialisée comme un mauvais canular ; or et contre toute attente, les résultats du dispositif expérimental de Betruger se sont avérés hautement reproductibles. Hélas, l’apparition d’atomes au sein du plasma est imprévisible. Elle est de nature quantique, et théoriquement incontrôlable ; jugeant qu’il est impossible de prédire scientifiquement quelle quantité et quel type d’atome en sortira, l’expérimence de Betruger a été considérée comme dispositif aussi intéressant que stérile. Considéré par certains comme le nouveau Tesla du siècle, Betruger s’attire progressivement une réputation sujette à controverses. Expliquant la majeure partie de ses découvertes selon une logique hermétique et des références incompréhensibles, il est lentement mis sur la touche au sein de la communauté scientifique. Cherchant des soutiens financiers, il clame dans la presse pouvoir contrôler l’apparition atomique, et produire en un an de recherche et développement, des atomes d’or à partir de son plasma. Souvent tourné en dérision, cette sortie achève de l’éloigner définitivement des milieux utiles. Il craque en insultant violemment les membres les plus éminents de la communauté scientifique à l’occasion d’un colloque international où il s’est lui-même invité. Lâché par ses financiers, il vend ses services à divers sous-traitants industriels, dont certains œuvrent pour le compte de l’industrie militaire. Sur son temps libre, il élabore deux brevets : le premier met en œuvre une technologie de projection holographique à destination de l’industrie du home video : non retenue par les majors, à son grand désarroi ; le second présente une technologie de scanner magnétique capable d’analyser la structure de la matière avant son transcodage en pure information digitale : un brevet jugé intéressant, mais technologiquement inutile, inexploitable.


On suppose que c’est au cours de cette période que Betruger a probablement été approché par l’UAC (United Aerospace Corporation) et l’Armée. On connaît peu la suite logique par laquelle la « matérialisation contrôlée » s’est mise en œuvre, dans la mesure ou Betruger, lié par des solides clauses de confidentialité, n’a pu délivrer le fond de toutes ses recherches. On peut toutefois isoler quelques composants fondamentaux au sein de ses premières machines, comme des canons à ondes haute intensité, des espaces de stockage digitaux pharaoniques, et un étonnant système de transfert de données par fibre optique très large bande avec cables coaxiaux.

On ne connait pas exactement la date de la première matérialisation réussie. La rumeur explique que le premier objet stable matérialisé aurait été un simple verre pour apéritifs, de taille très petite, précédemment conçu sous forme d’information atomique pure, puis ensuite transcodé, avant d’être projeté « holographiquement » en 3d au sein du fameux plasma de Betruger. Cette fameuse projection holographique 3D, semble être la clé de voute du mécanisme de contrôle d’apparition de la matière dans le Plasma Betruger.

Une fuite provenant d’un gestionnaire de l’UAC mal payé et renvoyé a fait que la presse a pris connaissance de ce dispositif expérimental ; la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, suscitant passions et craintes : car il était possible de matérialiser en série n’importe quel objet ou matériau, même rare, et donc, à terme, de bouleverser quelques valeurs marchandes bien établies. C’est toute l’économie des « matières premières » et métaux rares qui se retrouverait compromise. Les vieux discours de Betruger déterrés pour l’occasion, ont fait vaciller les places de marché internationales, dont le cours de l’Or, bien entendu. La machine de Betruger, corne d’abondance d’objets qui passent du virtuel au réel, suscite tous les fantasmes. Un autre problème posé par l’impression 3D d’objets de plus en plus volumineux, est que l’information nécessaire pour l’agencement d’un objet a un poids proportionnel à la grandeur et à la complexité dudit objet. De ce fait, la première imprimante 3D atomique s’est longtemps cantonnée à produire des éléments utiles au domaine de l’armement et du composant nanotechnologique, ces projets ne nécessitant aucune débauche d’énergie ou de mémoire. Les milieux financiers et économistes se sont retrouvé rassurés par le cout et la faible accessibilité d’une telle technologie, et ont contribué à alourdir ou ralentir le développement du projet afin de préserver les intérêts déjà en place.

On ne saurait dire si c’est l’armée ou non qui a permis la poursuite des travaux de Betruger, mais ceux-ci se sont clairement dirigés sur la dé-matérialisation. Betruger a « inversé » son dispositif pour faire que tout objet situé dans le champ d’action de sa machine se retrouve assez rapidement dé-matérialisé et converti en « plasma primordial ». Comme ce dernier n’a qu’une durée de vie très courte, et qu’il se re-combine automatiquement en gaz standard hydrogène et hélium, on peut dire que la dématérialisation équivaut à une pure et simple transmutation d’un corps complexe en éléments atomiques simples et légers. Notons que cette transmutation a un caractère définitif : tout objet ou créature passant sous la « machine de Betruger inversée », disparait et meurt littéralement en une fraction de seconde, ne laissant derrière lui qu’un mélange gazeux pur. Cependant, ce type de recherche n’a pas satisfait l’Armée, dans la mesure où l’alignement spécifique des canons à ondes n’autorise aucune dé-matérialisation à distance, sur de longues portées. En outre la compacité nécessaire du dispositif ne permet même pas de s’en servir comme « bouclier » capable de protéger un bâtiment contre un bombardement, en dématérialisant une ogive avant son impact, par exemple.

Concernant la matérialisation de clones militaires, autre grand espoir entretenu dans le cœur des états majors, ce fut à l’origine un quasi échec. L’Armée n’a donc pas non plus obtenu satisfaction sur ce point crucia. Si la technique de matérialisation est sans danger pour des objets inanimés, elle pose d’énormes problème pour la création de corps vivants dont l’équilibre métabolique et psychologique est beaucoup plus subtil. D’une part un corps vivant ne tolère aucune lenteur dans sa matérialisation, et il a donc fallu accélérer la puissance du flash holographique 3D. D’autre part, l’analyse d’un côté et la restructuration atomique et moléculaire de l’autre, fait l’objet de petites erreurs ou anomalies, lesquelles sont – lors du transcodage – rectifiées à la volée par un module d’analyse intermédiaire. A cet égard, la recomposition d’un objet solide initialement de mauvaise facture, donne souvent un objet de meilleure qualité (!). Parce que le module de transcodage interprète des bizarreries dans les séries moléculaires comme des erreurs qu’il lisse et corrige au vol. Cependant, les créatures vivantes, plantes, animaux, ou hommes, ne peuvent tolérer aucune correction à la volée, sous peine de voir leur subtil métabolisme entièrement dénaturé. A contrario, ne jamais corriger aucune anomalie produirait un risque de cancer, d’anomalies génétiques graves. Pour les créatures vivantes, il a fallu complètement repenser et affiner le programme de correction à la volée, afin de le rendre plus capable de déterminer ce qui dans le registre du vivant, est à corriger ou pas lors d’une matérialisation.

Après quelques années de recherche, Betruger et ses équipes trouvent une parade à la mauvaise matérialisation d’un objet vivant. Le module de recomposition atomique et moléculaire utilise un « modèle génétique » pour décider ce qui doit ou pas, être rectifié à la volée. Cependant, il comporte un pré-requis troublant, il est basé sur un apport de sang frais, qui doit être constant et qui sert de référentiel lors de la recomposition moléculaire. Le sang comme « tuteur de recomposition biologique », a été la seule méthode jusque là fonctionnelle, les autres pistes ayant abouti à des résultats disons-le horribles. L’analyse parallèle du sang frais, et la détection du risque lors du transcodage, amoindrit sensiblement les effets secondaires de la matérialisation des corps vivants, sans les éliminer définitivement toutefois.

On peut re-matérialiser un individu lui-même matérialisé. Comme on effectue la photocopie d’une photocopie. Mais attention. Un corps vivant matérialisé doit théoriquement « récupérer », pour éliminer les cellules vivantes incorrectes, ou à l’intégrité génétique compromise. La « récupération » nécessaire, couvre tous les domaines : les clonés doivent prendre un certain temps pour « retrouver leurs esprits », avant de procéder à de nouvelles matérialisations d’eux-mêmes à défaut de quoi, des pans entiers de leur psychologie d’origine se retrouvent gommées ou perdus, de façon irrémédiable. Enfin, si l’apport de sang provient en fait d’individus eux-mêmes trop vite re-matérialisés, le phénomène de mutation génétique et de dépersonnalisation augmente exponentiellement, la référence sanguine n’étant plus tout à fait efficace. Il en résulte que les machines de Betruger ont donc besoin pour fonctionner de sang frais, issus de personnes qui ne se matérialisent pas, ou alors très rarement.

L’armée, qui constituait le seul gros client potentiel de l’UAC pour cette technologie, a émis – au regard des risques de dérapage mental des premiers clones produits – de grandes réserves.

Voyant ses investissement colossaux initiaux non amortis, et les contrats avec l’armée s’éloigner ou stagner, l’UAC a au cours d’une réunion de crise, du redéfinir entièrement le programme « matérialisation » ; l’idée fut de refourguer la technologie, sous une forme hautement travestie, comme révolution technologique, beaucoup plus vendeuse : la « téléportation ». Le plan élaboré avec l’aide du service marketing, est est de retravailler complètement l’image du produit, en copyrightant la succession « dé-matérialisation, transfert de données, et rematérialisation » sans jamais la nommer ou présenter comme telle. Le brevet opacifié au possible, s’appuiera sur une ligne théorique supposant que l’émission d’ondes à hyperfréquences croisées crée dans certains cas des failles dimensionnelles. Une fois créées, ces failles se synchronisent, et un voyage d’un point A vers un point B est possible. Notons que la théorie des chocs d’ondes créant des singularités restreintes et passages dimensionnels, suscite un véritable scepticisme dans la communauté scientifique. Mais peu importe : le produit « téléporteur » est né, avec son packaging, son cout, son marché cible (la très haute société, les grandes entreprises, les administrations stratégiques), avec sa notice, son manuel, son bon de livraison, sa garantie, son dépannage sur site, et ses précaution d’usage. Le transport de produits « personnalisés » allait même pouvoir être réalisés d’un bout à l’autre du système solaire, moyennant deux téléporteurs situés sur deux planètes distinctes. La combine d’une telle supercherie ? Une liaison radio haute définition où l’information compressée passe, avant d’être transcodée pour la re-matérialisation. Dans la campagne de pub, seraient présentés des utilisateurs fortunés, arborant un sourire extatique, passant leurs vacances sur des lunes distantes, s’y rendant sans avoir à effectuer le moindre décollage, le moindre voyage, sans transition.

Bien entendu, l’exploitation commerciale de la technologie et disons-le l’idéalisation du procédé a rendu nécessaire et inévitable la disparition du regretté Betruger – le seul qui pouvait dé-mystifier publiquement cette supercherie. Ce dernier testant sur lui-même son dernier module de transcodage, se serait re-composé en poche flasque et visqueuse, suite à une malencontreuse erreur de programmation de l’algorithme d’analyse moléculaire. Un bug regrettable, qui a induit le stockage d’un décalage dans les séquences atomiques ; un décalage impossible à corriger en l’état actuel des connaissances des équipes ayant gardé – par respect pour le chercheur – intacte la mémoire de stockage sur laquelle son corps a été transcodé. Certains se sont donné le défi de le ramener à la vie afin qu’il poursuive son œuvre, mais malgré leur intelligence, ils n’ont pu parvenir à recomposer un homme génétiquement stable.

La mort de Betruger a laissé à l’UAC toute latitude pour accoucher d’une technologie dérivée, assez opaque la connaissance de ces effets secondaires ; les nécessité marketing ont fait que le carburant principal des téléporteurs, a été remanié dans sa forme : le sang frais est traité, pour que sa forme soit différente, mais pour que sa fonction soit néanmoins préservée. Son pigment est changé : il passe du rouge au vert. Ensuite, il est transporté sous forme plus compacte, au sein de cartouches, selon un procédé qui rappelle la lyophilisation, mais qui n’en atténue pas la signature utile. Enfin il est renommé suivant une désignation énigmatique : SX. Afin de développer commercialement la téléportation, l’UAC a donc fait de la fonction ainsi de la méthode de fabrication des « cartouches » un réel secret de fabrication. Officiellement, l’obfuscation est une question de propriété technologique, officieusement, il est impératif que le grand public croit qu’un utilisateur est « déplacé », et qu’il ne comprenne pas d’une part que le constituant le plus précieux de la technologie de téléportation est le sang, et d’autre part, que le sujet qui se téléporte : meurt réellement avant d’être simplement cloné ailleurs.

A la suite d’un remarquable travail d’investigation et malgré le talent des acteurs déterminés à appliquer leur plan, la presse a scandale réussit à éventer une partie du secret en révélant que l’armée teste une nouvelle technologie de téléportation, et que le célèbre Betruger, père de cet invention révolutionnaire, serait mort en la mettant au point. Forcément, la nature initiale des recherches de Betruger laisse planer un doute sur la réalité de cette téléportation, mais l’hermétisme qui a tant desservi l’homme, sert parfaitement les intérêts de l’UAC qui ne craint finalement aucune contre-expertise scientifique dans la mesure où les rares écrits officiels de Betruger ne sont à proprement parler pas scientifiques, ils sont pour la plupart eux-mêmes susceptibles d’interprétations divergentes. Certains se font donc partisans que les corps sont dématérialisés, d’autres croient au vortex dimentionnel, et le doute bénéficie à l’UAC.

Muette pendant un temps, l’armée est contrainte à admettre sa participation dans ce projet, puis entérine son exploitation officiellement à la suite d’un changement dans l’état major et un remaniement politique. Initialement pensé pour les grands comptes internationaux et les grandes fortunes, tout le modèle économique des téléporteurs vacille vite. En effet, une nouvelle économie germe sur l’annonce de cette nouvelle : le tourisme stellaire, puis le « déplacement local », à l’attention des gens encore plus pressés ; cette nouvelle économie, fait littéralement exploser la demande. De nouveaux budgets sont votés pour rendre accessible cette technologie aux grandes entreprises, puis aux petites et moyennes entreprises, puis à terme, aux particuliers aisés. L’UAC est prise au piège : il lui est impossible de faire marche arrière. Elle doit donc systématiser et amplifier une production secrète de sang frais. Complices, l’armée et l’Union Aerospace Corporation mettent au point une convention secrète, où le sang humain nécessaire serait produit loin de l’attention du public, au sein de pénitenciers militaires perdus sur des satellites reculés, et transformés en unités de production intensive de cartouche sx.


LE TAUX DE STATICITE

Le nom de l’épisode « les rivières de sang » fait donc référence à la découverte par le héros des secrets peu ragoutants qui se rattachent à une technologie sulfureuse. Le héros, simplement militaire en route pour le QG, se retrouve téléporté « par erreur » sur un complexe « pénitentiaire » BW2, isolé et situé sur le satellite Phobos, mais ignore initialement qu’il se retrouve au sein d’une véritable machine à produire de la cartouche SX à partir du sang de ce qu’il faut bien appeler : des condamnés.

Il ignore de même la raison de son déplacement au sein de ce complexe fermé sur lui-même, sur lequel officiellement sont déportés les fuyards ou les déserteurs. L’endroit ne comporte aucune prison, c’est un complexe sans cages, ou si peu, ouvert, hyper dangereux, infesté de téléportés livrés à eux-mêmes, et inexplicablement sur-armés. Quand ils ne sont pas pressés dans d’immenses broyeurs industriels dès leur arrivée, afin de servir de jus, les déportés errent, fous, sans nourriture, psychologiquement détruits, et se tirent dessus, pour survivre, jusqu’au point où ils se laissent mourir ou… dévorer par d’autres. En effet, à force de re-matérialisations trop rapides, certains finissent par se transmuter en monstres, difformes, hideux, sans personnalité, ou doté de réflexes bestiaux. Les mutants, quand il ne dévorent pas ceux qu’ils voient, quand ils ne tombent finalement pas dans des broyeurs auxquels ils ont échappé par chance à l’origine, meurent sous les balles de ceux qui portent des armes et savent encore s’en servir. Enfin, quand les uns et les autres sont à bout de forces, ils restent statiques, figés, dans le silence, dans les ombres, sans plus de motivation ni à vivre, ni à mourir.

Normalement, les prisonniers auraient du tous mourir dès leur arrivée, broyés, pressés, et leur jus aurait du être récupéré et converti en cartouche SX à travers un savant procédé automatique empruntant d’ailleurs aux roches locales (vertes) leur composante pour la re-pigmentation du sang. Il arrive que quelques broyeurs se bloquent, pour une raison indéterminée, probablement faute d’entretien, ou parce que les effets personnels des broyés se coincent dans un système… Certains échappent donc à leur sort initial. Et de ce fait, ils essaient de survivre. Mais pour ce faire, ils explorent le site et emploient des téléporteurs locaux. Malheureusement, s’ils mutent, ou s’ils tuent quelques mutants, le sang de ces mutants ou le leur finit par contaminer le produit SX final. Eux-mêmes, échappant aux mutants par les portes, risquent d’amoindrir la qualité du produit. Enfin, l’état de staticité des occupants pose enfin le problème d’une véritable « manque à gagner »… C’est là que l’on peut parler de l’entropie du système de production fermé.

Rivers of Blood, décrit le parcours du héros, appelé Sarge, au sein du complexe pénitentiaire. Ignorant de la réalité technologique des portes, la fonction des broyeurs, armé d’un instinct de survie notable, il découvre l’horreur du site de façon progressive. Après s’être débarrassé d’une véritable escouade de déportés zombifiés ou mutants, il découvre que le site n’a rien d’un centre pénitentiaire. De nombreux espaces de prière jalonnent son parcours : dont une église. Il comprend que quelque chose n’est décidément pas normal. Les occupants sont voués au sacrifice, et l’ambiance tombale de l’endroit contribue à renforcer ce sentiment. Le QG prend contact avec lui et feint de s’étonner de son absence. Le héros effectue un topo détaillé de sa situation. Il est successivement contacté par un ensemble de gradés lui assurant d’un soutien sans faille. Lui promettant de dépêcher au plus vite par voie aéroportée une escouade pour l’extraire, en réalité, l’armée le laisse « nettoyer » seul et à peu de frais la zone remplie de condamnés statiques, fous, ou parvenus à un tel état de mutation que Sarge les prend initialement pour des Aliens. L’armée joue à un double jeu avec Sarge, et contacte en fait la direction de l’UAC pour la moindre décision. Entre temps, Sarge découvre les secrets que la zone recèle : des portes expérimentales baignant dans le sang frais. Des broyeurs, des téléporteurs déréglés, des meutes de mutants dévalant les pentes et le traquant comme un animal. Le héros va d’horreur en horreur, puisqu’il découvre du reste rapidement que les re-matérialisés, ont en parallèle servi comme cobayes pour l’élaboration de programmes de recherche sur des prothèses militaires atroces, des êtres mi-hommes, mi machines, sans cervelle, bref, les clones ont servi de chair à recherche illégale.

L’histoire prend une dimension nouvelle, lorsque la communication avec le QG est interrompue et piratée par un inconnu, qui n’est autre que Betruger lui-même. Alors que l’armée ignore qu’il est en vie, il semble agir pour son propre compte, et distille à chacune de ses interventions énigmatiques et provocantes, un élément de compréhension du système de production sanguin mis au point par l’UAC. Provoqué, piqué au vif, le héros se débat d’autant plus pour sa survie et élimine d’autant plus radicalement ses opposants. Au fil de son périple, il est pris par quelques moments d’absence et de folie meurtrière. Il ne se rend en fait pas immédiatement compte, que l’absence de repos entre deux matérialisations le dépersonnalise progressivement. L’UAC craint que Sarge ne soit « perdu », et, tente de modérer son ardeur : consciente que si le héros perd son humanité, l’escouade initialement venue le sauver se devra non-pas de l’extraire, mais bien de l’éliminer lui-aussi.

WORK IN PROGRESS

On apprendra par la suite dans les épisodes 8 et 9 (en cours de réalisation), que l’erreur d’aiguillage de Sarge, n’est absolument pas accidentelle. C’est l’UAC et l’armée qui l’ont sélectionné sur ses états de service, puis téléporté à son insu sur le complexe pour qu’il effectue premièrement un rapport de situation, et surtout qu’il réduise l’inquiétant « taux de staticité » des occupants, à savoir qu’il nettoie ceux qui ont échappé aux broyeurs.

Le final de l’épisode, révèle que le Betruger retrouvé mort sous forme de poche flasque, n’était en fait qu’un clone bel et bien assassiné par l’UAC. Prudent, avisé, et intuitif, Betruger a vu le coup venir de loin. Il s’est consciemment cloné très tôt, soupçonnant un assassinant imminent, mais ne sachant sous quelle forme il pourrait advenir. Le clone une fois créé, transférait régulièrement le fruit des avancées expérimentales sur un disque distant, que le Betruger original consultait et commentait. Cette situation gémellaire a duré de nombreuses années. Jusqu’au jour où, comme prévu, l’assassinat a bel et bien eu lieu, ce qui a contribué à renforcer et radicaliser l’hérésie scientifique paranoïaque de Betruger.

Le Betruger original a donc poursuivi ses expérimentations alors que le monde le croyait mort : mais décidé à se venger de l’UAC, et devenu misanthrope, il hante les « unités de production de cartouches sx » afin de pourrir la production. C’est lui qui détraque certains broyeurs et empêche qu’il marchent, lui encore qui arme certains prisonniers afin qu’ils se révoltent contre les escouades venues les « nettoyer ». Betruger, le « père du futur », maudit l’humanité, et caresse le doux rêve d’abandonner cette humanité à sa propre dégénérescence folle, et de rejoindre une des colonies les plus reculées, située sur un système solaire habitable, et soustraite au pouvoir et à l’influence de l’UAC.

Le final, présente la longue dérive du héros sur un fleuve de sang. Au bout du fleuve, Sarge trouve un portail de téléportation spécial, monté par Betruger, qui relie le centre pénitentiaire de Phobos à… un lieu que Betruger nomme « le paradis »… mais connaîssant Betruger, qui sait ce qui attend vraiment Sarge s’il franchit ce portail ?


mystère, et fin de l’épisode Rivers of Blood

Je vous montrerai bientôt les premières vidéos des premiers niveaux.
bon j’y retourne @ plus ! 🙂

maxinou

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