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Puy du Fou

02/07/2009
Coucou,Je viens de rentrer de mon séjour au Puy du Fou (Vendée). Il s’agit d’un parc de 50 hectares environ dédié à produire une immersion dans l’Histoire antique, moyenâgeuse, classique, et moderne , de ce coin de Vendée, à travers des spectacles de plein air à thèmes, réalisés avec des acteurs tout en costumes, des décors et des effets spéciaux live. La multiplicité des attractions proposées au Grand Parc était telle que je n’ai pu faire autrement que d’étaler la visite sur deux jours complets et donc trouver un Hôtel. Ne lésinant pas sur les moyens pour me dépayser j’ai choisi la Villa Gallo-Romaine, un bel effort de reconstitution du style romain, avec un personnel en toge pour vous servir et une ambiance étudiée. J’ai pris le petit déjeuner et diné au restaurant l’Atrium situé dans l’hôtel lui-même. Quant aux repas du midi, j’ai dû me contenter des en-cas Sodebo délivres dans les relais/tavernes situés un peu partout dans le parc. Globalement je suis très satisfait de ce voyage. Je l’ai fait en compagnie de Magali ma petite sœur qui cette année a assuré le voiturage.

J’ai particulièrement apprécié la fraicheur enthousiaste des acteurs, surtout sous une chaleur accablante, la propreté du parc, la sécurité, les efforts de reconstitution, et l’effort d’innovation sur les effets visuels mis dans certains spectacles. Par exemple, je pense aux spectacles des Vikings envahissant le Puy : précédé d’un char tiré par des bovidés aux cornes géantes, un drakkar grandeur nature dévale une colline et plonge dans un cours d’eau aux abords d’un village. Un mage de guerre viking fait sortir un autre drakkar de l’eau à la verticale en utilisant une technique de jedi (cf. yoda). Un acteur jouant le role d’un saint chrétien marche sur une allée, puis, s’évapore (!) et se transforme en hirondelle (tour de magie très réussi). Au sein de l’attraction l’odyssée du Puy du Fou, des systèmes de rétro-projection ingénieux animent des vieilles armures de chevaliers dans une crypte, dont certaines sont habités par des acteurs intervenant par effet de surprise. Une partie du décor tournoie, le sol bouge, le plafond rétro éclairé en rotation s’élève et un ciel artificiel apparait. Enfin, la visite nous laisse sur une scène représentant une militante vendéenne aux heures de la révolution de 1789, entourée d’une fontaine d’eau fine circulaire de toute beauté, dont les gouttes forment des motifs graphiques très beaux et colorés…

Le Puy du Fou est connu pour ses scènes nocturnes, auxquelles je n’ai pu assister dans la mesure où cette année elles commencent plus tard en juillet-aout, cependant, le Grand Parc est déjà très attractif. J’ai beaucoup aimé les zones et spectacles consacrés aux animaux ; en effet, toute une aire est consacrée à la reconstitution d’un vieux village entouré de bâtiments et d’animaux de la ferme. On retrouve les lapins, biquettes, baudets (du Poitou), vaches, cochons, chevaux, oies, poulardes, etc… Ces animaux étaient très propres, bien nourris, gentils, bien braves et doux. Les animaux sont des pièces centrales lors de nombreux spectacles incontournables, des Gladiateurs aux Donjon assiégé, et surtout, au Bal des Oiseaux Fantômes. Le Bal des Oiseaux présente des dizaines d’oiseaux rares de type rapaces, évoluant au sein du public, dans un ballet réglé au millimètre. Mention spéciale pour les aigles géants (envergure 2 mètres) qui piquent sur le public et l’évitent en réalisant des vols planés à moins de 5 centimètres des têtes. Lors du spectacle du Donjon, les cavaliers réalisent des acrobaties sur des chevaux parfaitement synchrones lancés à toute allure. D’autres dansent ou piaffent avec élégance sur les rythmes d’un fond sonore permanent. Enfin, lors du spectacle des Mousquetaires de Richelieu, des chevaux dansent sur une scène de théâtre entièrement inondable ; les reflets et effets de miroir formés par l’eau sur le sol de la scène étaient magnifiques. J’ai de même apprécié les moyens mis dans la reconstitution d’une arène, dans laquelle se rejoue une scène de péplum à mi-chemin entre gladiator et ben hur. J’ai enfin apprécié les interludes comiques du spectacle du Donjon, entre un bouffon et un garde ridicule, leurs pitreries constantes et quelques gags visuels réussis m’ont fait oublier la chaleur et un soleil de plomb que je n’avais pas subi depuis belle lurette.

Non rien à dire, un petit bémol sur la cohérence du script de certains spectacles, les histoires courtes sont racontées souvent par paroles au début, mais sur la fin sont conclues par toutes sortes d’effets visuels plus ou moins poétiques, qui résument un peu vite un élément de compréhension logique du script ou même un élément émotionnel. L’effet visuel ou l’image si forte soit-elle finit parfois par produire une « dilution du sens » de l’histoire contée. Les Vikings illustrent bien le problème, les paroles échangées au début s’effacent derrière l’action, puis au sein de l’action, rien pour expliquer qu’un viking est un mage de guerre, qu’un type en tenue de pape qui sort d’un reliquaire est l’âme d’un saint homme capable de stopper l’invasion viking, de faire qu’un viking lâche odin, thor, ou même baldur, pour se vouer au christ. Rien pour expliquer même en deux phrases pourquoi un fier guerrier du village décide de monter sur le drakkar sorti des eaux, lequel y retourne pour couler, et se noie…. Pourquoi un suicide ? Beau à voir mais c’est à la limite du non-sens.

Moyen bémol sur la restauration sur le Parc. En effet, le dimanche 28, toutes les tavernes étaient ouvertes. Le lundi, une seule était disponible en plus d’un resto art-deco dans la section vieux bourg vieille France vers l’entrée. Quand il fait si chaud et qu’on a envie de boire à l’ombre, un seul point pour boire et manger sur 50 hectares, c’est limite. En plus, faut dire ce qui est, ce ne sont pas des restos, mais des comptoirs de distribution de produits Sodebo. J’aime bien cette marque en général, cependant, le prix des boissons est cher, et les casse croutes sont chers pour la quantité réellement distribuée.

Gros bémol enfin sur les gradins en plein air, les sièges souvent constitués de bouts de bois et de troncs sciés en deux, font simplement mal au cul au bout de deux jours, et les gradins en général ne sont pas couverts pour éviter de cramer. Bien que des vendeurs songent à nous fournir des casquettes pour éviter l’insolation, la majorité des spectateurs était en mode peau-rouges. En vérité, même dans un stade d’athlétisme ou de foot, ou dans une arène quelconque, de l’antiquité au moyen âge en passant par la post modernité, les gradins dignes de ce nom se doivent d’être protégés des rayons solaires par des tentes amovibles étirables avec un système de câbles et de poulies ; là, au Puy, on n’est protégés que par nos crèmes indice 150. N’en ayant qu’en indice 10 trop faible pour moi), ou pas sous la main, ou n’ayant pas eu la présence d’esprit d’en mettre au bon moment, je me suis vite mis à rosir autour du cou, puis à rougir directement sur les avant bras. Certes, les allées centrales du parc sont parfois bordées de points de brumisateurs d’eau. On peut venir se rafraichir sous cette brume. Mais ce n’est visiblement pas toujours suffisant. Après une heure en plein air au sortir du spectacle Vikings, le mal était fait. Pire qu’un vulgaire coup de soleil, c’est directement d’énormes brulures qui se formaient sur les avant bras qui se sont mis à enfler par réaction. Une fois rendu à l’infirmerie du parc on m’a refilé un tube de Biafine, en m’annonçant que j’en avait pour deux semaines au moins de tartinage, avec obligation de rester à l’ombre, et de porter chemises à manches longues… De retour chez moi, on a du me refiler des corticoïdes pour arrêter d’enfler. Bref si vous allez au Puy, par un jour de beau temps, si vous n’avez pas de crème solaire adaptée, faites comme la chanteuse Rihanna, planquez-vous au moins sous une ombrelle.

@ plus !

Maxime 🙂
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