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Reconfiguration de mon Home Studio Renoise

19/08/2012

Un petit mot pour vous dire que je suis en train de reconfigurer mon home studio Renoise, en particulier  mon système de monitoring.

Pour remplacer mes enceintes actuelles devenues inopérantes, j’avais initialement pensé à m’offrir une paire d’enceintes Focal CMS 40, assez chères pour mon budget de base, mais au moins garantissant un mix valide d’une plateforme à l’autre, pour travailler autant avec mon Desktop Dell qu’avec mon Laptop ASUS dans un environnement confiné,  mais l’analyse des qualités acoustiques de mon espace de travail révèle que, même des enceintes de proximité risquent de ne pas le faire ; seuls des travaux d’insonorisation en bonne et due forme (rehausser le plancher, couvrir les murs, calfeutrer ici et là…),pourraient proprement viabiliser cet investissement, mais sont eux-mêmes impossibles car hors de prix.

Donc sur les conseils de certains membres éminents de la communauté des utilisateurs de Renoise, je me suis retourné sur des solutions plus discrètes, en partant à la recherche d’une improbable stratégie de mixage et masterisation au casque de monitoring qualité pro. Je dis improbable car je n’y crois pas trop, même si cette croyance repose sur des expérimentations peu concluantes par le passé et basées sur l’usage de casques fermés à la définition basse, étouffant le son et le dénaturant tellement que je ne pouvais m’y fier.

J’avais initialement songé à obtenir un nouveau casque fermé Hifi Sennheiser, vu que je bosse au boulot avec un casque de cette marque. Mais je suis plus soucieux de la « neutralité » du rendu. Je préfère à la limite bosser sur du matériel « utile » plus que sur du matériel qui sur le coup me semble agréable, surtout niveau basses, mais qui ne me permettra pas d’écouter sur des bases plus sûres.

Parmi tous les modèles proposés on part de casques à 30 € aux descriptifs aussi ronflants que creux, pour arriver sur des solutions 10 foix plus chères. La différence résidant dans la technologie de reproduction sonore, qui pour les modèles les plus chers, produit un résultat en sortie le plus fidèle possible au signal d’entrée, quelque soit la plage de fréquence testée. Aussi le prix s’explique-t-il dans l’habillage plus ou moins luxueux dont honnêtement on peut se balancer copieusement à notre niveau. Dans la liste des casques haute fidélité pro utiles (qui ne sont pas habillés en titane plaqués en bois et tannés de cuir), on a à nouveau des Sennheiser HD650 ou des Beyerdynamics DT880 Pro. Si le Sennheiser remporte à nouveau bien des suffrages chez les discophiles, je m’intéresse plus à l’avis des ingénieurs du son et c’est plutôt le Beyerdynamics DT880 qui fait surface dans ce cas, visiblement parce que son rendu est réputé pour être plus neutre – justement ce qui m’intéresse. Il dispose d’une bonne précision et d’une marge de fréquences allant jusqu’à 35KHz. En outre il n’est pas fermé mais semi-ouvert, en cela il n’a pas les inconvénients d’un casque étouffant le son sous prétexte d’isoler l’auditeur du bruit extérieur. En ce qui concerne les 35Khz, de toutes façons je bosse de façon digitalisée, avec des échantillons souvent effectués en 44KHz 16 bits dans le meilleur des cas ;  si encore je bossais en 96Khz 24 bits avec des échantillonnages « maison » fait avec des micros de studio Shure de luxe, mais non ; je collection les samples low fi et donc il me semble inutile de m’exciter sur un hardware inadapté au matériau brut qui fait ma musique.

Le DT880 est pondu en 3 versions, une version 32Ohms, une version 250Ohms, et une version 600Ohms comme son rival le Sennheiser HD650. On peut dire qu’il y a une différence entre les casques avec faible impédance et les casques avec forte impédance : la reproduction des subtilités est potentiellement meilleure sur les casques à forte impédance, en effet le câble de la bobine de l’électro-aimant est plus fin et ce câble effectue bien plus de tours nécessaires pour la magnétisation. Il en résulte plus de subtilité sur les variations électromagnétiques, et donc le rendu final y est plus fin et autorise plus de discriminations. Si je me trouve parfois imprudent déjà de bosser en 48KHz, au lieu de 94KHz comme mes amis les pros, je n’ai donc pas trop d’autre solution pour compenser ce choix, et il faut m’orienter sur au pire du 250Ohms ou au mieux du 600Ohms.

Le seul problème, c’est que l’augmentation de l’impédance du produit induit à l’écoute un son proportionnellement plus faible et donc la nécessité d’un amplificateur additionnel pour ré-hausser le volume de sortie. Donc l’obtention d’un casque pro de ce bois ne suffit pas, il ne faut pas oublié l’ampli casque qui va avec.

Et là, c’est exactement le même problème, on tombe sur des solutions cheap à 50€, et d’autres à 1500€ ! L’ampli Beyerdynamics A1 faisant plus de 850€ en discount et 1300€ en boutique,  je regarde à deux fois ce qui sur le papier le rend si cher. Car la grande difficulté est de choisir le bon ampli casque en fonction de ses caractéristiques. Et là c’est clair le bas de gamme s’arrête en fréquence de sortie à 20 ou 22Khz tandis que le haut de gamme va jusqu’à 100Khz dont le Beyerdynamics A1 ; ce dernier en outre dispose d’un module DAC c’est à dire Digital to Analogic Converter – lequel en gros, accepte une entrée numérique et la convertit parfaitement en sortie analogique. Donc si je reconnais travailler à partir d’un ensemble de softwares dont le rendu audio moyen est souvent basé sur des échantillonnages entre 24Khz 16 bits et 48KHz 24 bits, et si je n’utilise pas une définition d’enregistrement initiale de 96KHz 24 bits – bien que tous les ingénieurs du son en studio considèrent cette base comme nécessaire, je n’ai donc pas besoin d’un ampli casque Beyerdynamic A1 à 100KHz ; mon hypothèse de travail consistant à travailler en sortie sur les mêmes paramètres qu’en entrée , une marge de fréquence pas supérieure à 35KHz est un choix réaliste,  et l’ampli casque choisi doit donc tourner lui-même autour de cette fréquence de 35Khz max.

En plus de cette limitation à 20Khz, les modèles les moins chers ont des petites qualités qui pour moi deviennent vite des défauts, comme la « portabilité » qui me pose divers problèmes, comme par exemple, celui de l’alimentation, soit à base de piles, soit à base de batteries rechargeables ion Lithium qui comme tout système rechargeable, ne pourra fonctionner trop en continu ou générera du « clipping » en cas de fin de cycle d’usage. Donc il est hors de question que je m’exténue à surveiller la charge de mon ampli et m’inquiéter d’un éventuel clipping en pleine phase de mixage.

J’ai donc du chercher des amplis casque avec une alimentation « fixe » ou via USB.  J’ai beau chercher, le seul modèle intéressant en terme de rapport qualité prix est le modèle d’ampli Matrix M-Stage, avec un DAC USB, les composants sont sur le papier d’excellente facture, il est simple d’usage, le type d’amplification est compatible avec le type de casque, la marge de fréquence monte à 35Khz, et le bruit de fond est quasi nul. Donc là on est sur un budget de 300€ quand même, mais il s’agit d’un ampli de classe A qui – normalement, en terme de performance, coute trois fois plus cher normalement; en plus, quand on jette un œil sur le panneau arrière, on se rend compte que a peut aussi servir de pré-ampli indépendant, qu’il est toujours utile d’avoir.

Après maintes analyses, j’ai donc commandé ces deux joujoux en VPC, le DT 880 600Ohms, et le M-Stage USB DAC ; à livrer en début de semaine prochaine en express ; après un peu de rodage, je vous dirai ce que je pense au final de ces choix.

@ Bientôt !

Maxime

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