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Toulouse : Hors Saison

04/04/2015

Bien que mes sœurs aient déjà visité Toulouse, et m’en avaient montré quelques photos, j’ai pris l’initiative de m’y rendre par moi-même.  Cela faisait un certain temps que je n’avais pas fait de tourisme et à vrai dire, je me tape depuis un bon mois une espèce de petite toux dont je ne sais si elle est d’origine allergique ou pas, elle me gêne, me démange, et m’empêche de me concentrer pendant une durée suffisante. Je me suis dit que  » changer d’air  » et être plus souvent à l’extérieur pouvait peut-être me faire du bien. Donc je me suis pris un gros week end prolongé de 3 jours en me disant que ça serait suffisant pour m’oxygéner autrement et voir les principaux monuments. Pour ça j’ai prix un appart’ hôtel « le Saint Exupéry » dont voici les photos de ma chambre : 11102692_10153272131909905_9048933226069224777_n

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… et comme vous pourrez le constater sur la dernière photo, oui : le temps était maussade, froid, pluvieux, et assez venteux je précise. La pierre de la ville entre rouge et rosé a un certain charme, visiblement elle n’est pas couverte de suie ou de moisissures. Le centre ville est très  bien aménagé, propre, soigné, l’architecture est élégante, et les rues du centres sont presque entièrement en mode « espace piéton ». La place du capitole est effectivement très majestueuse. J’ai été assez impressionné par le faste et l’aspect culturel de ce centre ville. Cependant, drapée de bourrasques humides, et d’une grisaille impitoyable, la ville avait pendant ce week end un air peu avenant et j’ai franchement du me rabattre sur un « tourisme d’intérieur », en me concentrant sur les visites de musées, et des églises ou basiliques, en profitant d’une éclaircie ou d’une accalmie pour visiter les jardins des plantes & jardin royal… Cependant, il faut le dire, « hors saison », ces jardins sont presque « dépouillés » de leur fleurs les plus belles. Quelques photos du jardin royal et du jardin des plantes :

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17193_10153273886414905_7503378792136451698_n Au vu de la situation je me suis donc concentré sur l’architecture et la sculpture. Prenons par exemple, la Basilique St Sernin : 11102795_10153272167624905_2794009160722145450_n

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En rentrant dans l’église on trouve un décorum assez similaire à celui que je vous présenterai plus tard dans la cathédrale Saint Étienne, avec sur un mur situé plus au fond, la préservation des peintures d’origine (un peu délavées par le temps mais qui donnent une idée des pigments et de l’extrême coloration du monument à l’origine) :

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Ce sanctuaire abrite les reliques de Saint Saturnin. Et en ce qui concerne les reliques, je n’ai jamais vu en allant vers la crypte autant de coffres aussi rutilants et aussi bien fichus. 11091552_10153272147624905_1070322032117460618_n

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Le travail du métal, l’ornementation, la précision, font de ces niches des joyaux indépendants, on dirait des coffres renfermant des trésors mystiques. Un moment magique. Précédant cette vision : un autre chef d’œuvre : 11061246_10153272167329905_1007759509968986165_n

Tout en marbre, ce Jésus secondé de séraphins m’a initialement fait penser pendant une fraction de seconde à un bas relief du Boudha en marbre, levant sa paume, mais la posture caractéristique et les deux doigts levés vers le ciel m’auront convaincu de ma ridicule erreur. Plus à droite en levant la tête, un ex voto magnifique suspendu et visible uniquement une fois par an lors des célébrations consacrées : 11084294_10153272164829905_5655675232578575715_n

Quel dommage que je n’ai pu partager dans l’instant avec qui que ce soit, l’émerveillement subit de cette vision d’une « salle aux trésors » vierge, intacte, préservée. Un autre lieu tout à fait intéressant, fut le musée des augustins. On s’y introduit par une grande porte menant sur un cloitre intérieur lequel donne sur des sous-sections qui globalement forment des mini musées et mini visites indépendants : 11081255_10153268832554905_4134522679060664322_n

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On découvre par exemple, derrière une porte, un « musée des arts gothiques ». je me suis intéressé bien sûr aux nervures spécifiques sur les voutes recouvrant ce musée, effectivement très gothiques dans leur conception : 11088629_10153268849479905_7233945832974403126_n

…avec au sol une série de bas reliefs, et de réalisations sculptées étonnantes. Je ne montre ici pas tout, je vous invite à vous y rendre. Vous trouverez au fond une réalisation encore plus étonnante. 10427252_10153268863259905_9144072832137664351_n

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Je suis ta mère

Le musée des augustins est un lieu idéal pour badiner ou vivre des sentiments naissants ou des émois naissants. Le cadre de départ, souvent peu éclairé, fournit toutes sortes de visions estompées. Les allées bordant les cloitres sont peu fréquentées, du moins hors saison, on peut s’asseoir à deux sur les grands rebords de pierre. Le lieu est à la fois public, et à la fois assez intime, l’aspect naturel / floral de l’intérieur du cloitre y est probablement pour quelque chose.Aussi, cette exposition est souvent désertée par le public et même pratiquement pas surveillée : c’est le lieu idéal pour que quelque chose advienne : 11079522_10153272167759905_3405356836979891070_n

Je retiens ce lieu pour l’exploitation romantique qui peut en être faite. Et dans le cas où l’esprit aurait besoin d’une certaine imagination, le musée débouche au niveau des étages supérieurs, sur une collection de peintures et de sculptures parfois d’une sensualité remarquables. 11094688_10153272140759905_1832976177686745318_n

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Enfin, vivantes, elle ne l’étaient pas. Mais, n’est-il pas étonnant de penser que spontanément, je les ai perçues comme étant vivantes ? Si j’étais un romancier de l’antiquité gréco-latine je dirais que ces statues sont des personnes qui, jetant un regard malheureux sur la Gorgone, se sont retrouvées pétrifiées devant elle. D’ailleurs, c’est peut-être ceci qu’on peut dire quant à la laideur de la Gorgone, c’est qu’elle pétrifie les personnes qui la regardent tout comme seraient pétrifiés des héros, devant la beauté d’une déesse. Remarquons que l’orgue de cette église est d’ailleurs remarquablement beau. Il est tout à fait bien éclairé. La symétrie de sa structure est parfaite. Je suis resté quelques minutes sans bouger, immobile, parmi les autres statues, attendant on ne sait quoi, peut-être avais-je la prescience de ce que l’orgue pouvait jouer pour moi. La beauté au fond, ne produit-elle pas exactement la même fascination que la laideur ? 11076174_10153268849039905_1205973266250608363_n

D’ailleurs, faisant retour vers St Sernin, on peut y trouver un autre musée lui-aussi blindé de statues plutôt romaines pour le coup, dont certaines semblent très apaisées malgré des yeux sans pupilles. D’autres plus inquiétantes, avec une fixité dans l’œil qui m’interpelle. Regardez avec votre œil fixe : soit un regard vide, soit la fixité de l’œil piégée sur certains modèles : 11084256_10153272151919905_6354518053029468738_n

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Au fond : la fixité de l’œil, c’est celle d’un modèle qui veut savoir si la pose qu’il prend ou l’air qu’il a produit bien l’effet recherché. Cela m’est arrivé d’observer une fixité partielle dans mes yeux, lorsque je m’entrainais à me prendre en vidéo. Tout en voulant savoir si je passais bien ou si j’exprimais bien l’attitude adéquate, je ne pouvais m’empêcher de contrôler du regard l’impression que je faisais dans le retour vidéo. Mais disons que, ne pas pouvoir se détacher de ce rétro-contrôle, souligne bien l’obsession qui peut-être la nôtre, de ne pas laisser les autres nous voir tels que nous ne voulons pas qu’ils nous voient. Pouvons-nous nous révéler à ce point dans le regard d’autrui qu’à la limite nous choisissons alors de ne pas les regarder dans les yeux plus de deux secondes ? La visite de l’église « Saint Etienne » – pardon, la cathédrale – située toujours au centre, fut un moment particulièrement introspectif. J’y suis allé juste pour observer comment la lumière traversait les vitraux de la rosace. 10363609_10153272165069905_4588157895738693681_n

Mais la luminosité n’était pas suffisante pour créer cet effet de blocs de rayons de couleurs transperçant l’espace. Je me suis alors concentré sur autre chose, je me suis aperçu que cette cathédrale était dotée d’une allée centrale bordée d’un travail boisé magnifique. On retrouve d’ailleurs un genre d’artisanat similaire au cœur de la basilique de Saint Sernin. 10940985_10153272165209905_4720394105480182024_n

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Par contre,  je n’ai pas trop compris en quoi la chapelle Saint Étienne, située presque « au fond à gauche » n’avait pas été mieux mise en valeur. J’éprouve une certaine incompréhension vis à vis de ce traitement particulièrement injuste du saint ayant donné son nom à cette cathédrale. La chapelle est comme emprisonnée par des barreaux si hauts, si épais, et si peu espacés les uns des autres, que le face à face donne à peu près ceci : 11082509_10153272165679905_2715701701434585437_n

Imaginez-vous essayer de franchir par le haut ces barreaux pour vous retrouver empalés sur les pics suivants : 11078171_10153272165599905_5580118844915944591_n

Jésus, à la limite, n’est pratiquement jamais coupé des fidèles comme certains saints dans certaines chapelles. 11096507_10153272163389905_5775629933996507442_n

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J’ai essayé plusieurs types d’exposition et plusieurs modes de rendus. 11102710_10153272164934905_4809086372434927607_n

Pour revenir à la cathédrale, elle est dotée d’un orgue située dans le fond opposé, magnifique, posé contre le mur, d’ailleurs, il en impose surtout lorsqu’on est situé dessous. Il semble comme en équilibre sur la pierre centrale qui le supporte. Il donne le sentiment de pouvoir tomber facilement (mais ce n’est qu’une impression). 11100235_10153272164079905_1446715168997423097_n

Le travail au bois est franchement exceptionnel. Je me demande si ce n’est pas finalement,le véritable joyau de cette église que cette allée centrale boisée couverte de sièges avec ces accoudoirs uniques pour chaque siège. 11102793_10153272165304905_8005927431504490100_n

Un rare rayon de soleil plus direct, dont j’ai pu profiter in extremis. 11081179_10153272163999905_2542924024536361718_n

Ce qui suscitait mon introspection, c’est le contraste entre l’amour sacrificiel, rebelle à la loi impérialiste, absolu, intemporel, promu par l’édifice, et la réalité sociale : où l’amour est devenu une rencontre formatée. Une rencontre prudente, qui suit un sentier balisé, à caser dans le créneau d’un emploi du temps social, une rencontre avec un début un milieu et une fin… face à l’éternité d’une bonne parole qui émerge, qui se dégage de la chair qui souffre et s’abandonne pour l’autre, au point de ne plus former qu’un symbole. Face à ces figures du grand amour transcendant, qui lâchent tout, qui souffrent tout, qui vont jusqu’au bout, nos égos pleins de peurs qui veulent aimer dans le confort, la bonne humeur, et avec le sourire, font pâle figure. La nature des relations sentimentales est pourtant toujours hantée par la certitude d’un absolu qui dépasse les limites. Et comment peut-il même s’exprimer jamais, au dehors, dans ces rues bardées d’affiches publicitaires souriantes, qui vendent un bien-être inquiet ? Je me suis dit qu’une relation ne pouvait pas être « profonde » à ne pas être « assez » spirituelle. Qu’on ne pouvait pas juste espérer « partager des moments de bonheur » en se contentant d’une vie épousant les préceptes de la société de consommation, qui n’a pas d’histoire humaine, et qui n’en raconte aucune.

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Sommes nous aujourd’hui assez forts pour concevoir en nous et entre nous une « vie éternelle » ? 22195_10153272163864905_9045809189939455144_n

Qu’est-ce qui est éternel ? Qu’est-ce qui peut et va mourir ? 1535011_10153272165829905_1414107284764754814_n

Nos petits cœurs battent toujours au présent. Après tout, l’instant présent, c’est la seule chose qui existe. Le passé est déjà mort. L’avenir n’est qu’une suite de probabilités qu’on n’aura pas toutes choisies. Et le petit cœur qui bat, il bat avec un rythme qui n’a pas de rapport avec le rythme de l’horloge sociale. Comment faire pour que le temps du cœur libre qui n’est pas un « employé », cesse de courir après l’emploi du temps social ? Laissons un cierge allumé pour que le battement des petits cœurs soit plus fort que celui des horloges qui courent après le temps social, le temps qui s’emploie à faire de l’argent. 10400770_10153272164214905_3162774261590139313_n

Pour finir mon voyage, je suis remonté dans le temps, au fin fond des âges de la terre, avant la séparation des continents. Dans les temps dits géologiques. Où le minéral supplantait le végétal, et l’animal fossilisé en lui, puis du temps où le végétal dominait tant sur l’animal que l’animal n’avait qu’à chercher l’abondance à ses pieds. 11119822_10153273905559905_3857451677871163975_n

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Les formes géométriques comme triangles, pyramides, losanges, le cube par exemple, sont déjà présentes dans les cristaux. Les « idées pures » de Platon ? Les mathématiques ? Déjà produites et disponibles à l’état naturel. 11127815_10153273916739905_1831102303026391032_n  11091344_10153273917169905_7216981296734669815_n

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Ma visite du muséum d’histoire naturelle s’achève avec l’observation d’une étonnante collection de peluches très réalistes classées par catégories, espèces, taille, couleur, un formidable travail d’organisation dont le muséum nous donne un aperçu dont voici quelques exemples : 11102937_10153273926194905_5211495481788611102_n

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Devant une telle profusion et une telle diversité dont on n’a d’ailleurs qu’un aperçu limité, je me suis demandé si un jour, une espèce plus évoluée aurait l’audace de nous empailler pour nous caser à côté des peluches. 11102925_10153273925919905_8643149876949337889_n

J’avais tellement de peine pour toutes ces bêtes à poil que je suis parti m’aérer dans le jardin où j’ai pu trouver enfin ce que je cherchais dans l’histoire naturelle : non pas la photographie – si réaliste soit-elle – d’une nature morte, mais les tribulations d’un couple vivant. Ce fut un couple de paons, habitant les jardins adjacents au muséum, qui fut le seul laissé vivant de cette histoire naturelle offerte à mes yeux : 1908156_10153273928129905_8873385944386903436_n

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Ouf, mieux vaut tard que jamais, j’ai bien eu peur qu’aucun couple vivant naturellement, n’existât dans cette ville. Je me suis mis à les poursuivre, ils tournaient autour de la statue blanche du « baiser ». J’eus un moment la crainte qu’ils ne me fuient. Ce qui ne fut pas le cas. Probablement habitués à la présence humaine, ils ne s’éloignaient presque pas.  Je me suis dit qu’il fallait que je quitte cette ville en restant sur cette dernière impression positive.

Ma toux ne s’est pas perdue à Toulouse. Provoquer une rémission en utilisant un petit jeu de mot, fut une technique médicale probablement un peu trop naïve. J’ai ramassé mes affaires et en saluant le réceptionniste de l’hôtel, je me suis promis de dégoter un rencart pour un tête à tête avec mon ORL.

Je ne connaissais Toulouse que par la chanson de Claude Nougarro, enfant du pays. Cette ville est assez fidèle à ce qu’on en dit, finalement. Elle a un potentiel. Mais, il ne faut probablement pas en attendre des miracles, surtout hors saison. J’ai repris le TGV de la Gare Matabiau vers Bordeau puis de Bordeau vers Poitiers en me laissant bercer sur mon siège par la playlist du chanteur, que j’ai redécouverte à l’occasion. D’ailleurs, ce n’est pas tant la chanson « Toulouse » qui m’est resté en tête, c’est plutôt :

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