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Des zombis au super-marché, ou le manifeste du célibat choisi

09/03/2016

 

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La même origine

T’es tu jamais demandé(e) pourquoi tu ne supportes pas d’être seul(e) avec toi-même ?

On te dira, « c’est parce que tu n’es pas fait(e) pour être seul(e)« . C’est peut-être vrai. Mais, ça pourrait tout autant être faux. Car au fond, considère la quantité statistique énorme de séparations qui affectent les vies humaines, séparations auxquelles tu assistes tous les jours, et tu sauras alors, que les gens ne supportent finalement pas mieux d’être longtemps seuls, que d’être longtemps en couple.

Ce simple fait statistique, devrait te mettre la puce à l’oreille.

Les gens au fond, s’ignorent eux-mêmes, et ne jouent que des rôles. Acteurs de séries A, B, ou Z, ils espèrent jouer un beau rôle, et déclarent aspirer à vivre « une belle histoire ». Car au fond, le beau script, qu’il soit celui du célibat libérateur, ou celui du couple, doit suffisamment plaire.

Et pourtant même si tu sais au fond déjà tout cela, tu ne peux pas t’empêcher d’écouter les voies de la raison sociale et, dans un moment de faiblesse et de fatigue, de te mettre ou remettre à croire, sur parole, aux mirages de ta société de consommation, qui te vend quoi : le joli rôle de l’amoureux, de l’amoureuse.

Car oui, tu vis dans une société de consommation. Et non ça n’est pas sans conséquences sur les histoires qu’il va falloir te raconter, ou raconter aux autres, dans ce contexte.

Et plus précisément, tu vis dans un monde humain où la densité de population au mètre carré va crescendo, et est vouée d’ailleurs, à augmenter inéluctablement. Et à moins d’être en état de réclusion perpétuelle, dans un coin paumé au beau milieu de nulle part, la compagnie des autres n’est pas forcément choisie mais souvent subie. Tu te retrouves systématiquement observé(e) par quelqu’un, et ton comportement, volontairement ou même involontairement observé, devient de fait, un spectacle obligatoire, qui en dénature l’authenticité inaugurale.

Dans cette espèce de « scène » qu’est devenue ta vie sociale, l’eldorado, c’est soit un rôle agréable à jouer qui passe bien, devant un « bon » public plus ou moins dupe, soit, au contraire, un moment de solitude, lui-même socialement médiatisé, où l’authenticité et la sincérité d’un script plus personnel, deviennent enfin possibles (même si l’on peut pour autant dire que rien n’est garanti et même s’il ne faut pas y regarder de trop près non plus).

Mais, t’es tu jamais demandé(e) si, le fait de ne pas supporter d’être seul avec toi-même était la conclusion d’un raisonnement personnel, ou si ce sentiment pesant, ne venait pas plus directement du poids de ta culture ?

Car parlons de ce poids. Comme trace. Comme signature. La signature d’une contrainte.

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On a évoqué plus haut, le poids du couple qui d’un côté, produit la réalité statistique des « désunions » spontanées.

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Il est de même coutume de parler du poids du célibat, quand il est subi et pas choisi, qui pousse les gens à s’engouffrer dans le marché des rencontres actives, réelles ou plus récemment, virtuelles.

Mais, je te demande : ces deux poids, ne proviendraient-ils pas exactement de la même origine ?

Le poids du célibat subi

Puisque tu sais que tu vies bel et bien dans une « société de consommation », tu n’a pas pu manquer le fait que ta culture est possédée par un programme particulièrement rigide, qui ressasse, infatigable, son grand « amour de super-marché »… le tout, pour en faire, non pas un trouble rare et improbable dans ton existence, mais bien un fait presque « normatif ». Qui implique une démarche de promotion répétitive et obsédante. L’amour récurrent dont tu entends parler, dans les médias, dans les chansons populaires, dans les slogans publicitaires, dans les réclames pour la viande hachée bovine ou le camembert, cet amour, qu’on fait avec une majuscule ou une minuscule, ne fait de toutes façons jamais « effraction » dans le réel social, mais en est – au contraire – un pur produit, dont la quantité doit sortir suivant des perspectives prévues.

Et si tu te donnes la peine de regarder à l’horizon, le point de visée de ce produit sentimental, son but, c’est la reproduction par l’activité sexuelle, « en l’état », des classes sociales, qui seraient elles-mêmes déterminées non pas par quelque valeur que ce soit, mais par leur capacité (plus ou moins grande) à consommer des biens, qui sont produits pour elles. En premier lieu, au vu de ce précédent constat on peut se dire : la boucle est bouclée.

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Et, si cette société te parle de « faire l’amour », avec majuscule ou pas, peu importe, ça n’est pas pour autre chose que pour augmenter au final, le nombre de ses propres consommateurs et assurer ses perspectives de croissance, quand elle le souhaite – de ce fait, si tu fais une analyse systémique de ta place dans ton monde, ton sentiment que tu croies être intime, se révèle en fait comme étant une variable d’ajustement elle-même produite de l’extérieur.

Ce programme idéologique (car c’en est un) peut paraître similaire au surgissement d’un bug, mais il ne s’agit pas du tout de cela, car ce programme est prévu et il conduira logiquement tout célibataire qui reste sous sa zone d’influence, à subir premièrement une « pression sociale conformiste », dont l’objectif est de le pousser à « jouer un rôle » amoureux, d’apparence agréable à regarder, et même, agréable à jouer tout court.

Mais, remarquons (et c’est fondamental) que jouer ce rôle, même agréable sur le coup, ne suffit jamais assez aux personnes concernées. Elles ne peuvent s’empêcher de vouloir se montrer et se remontrer plus, et convoquer vainement la société des témoins de fortune, à devoir effectuer la validation de leur rencontre, de leur amour, de leur bonheur qui doit, absolument, s’afficher pour être vrai.

Pourquoi devoir sans cesse immortaliser en clichés un sentiment partagé ? Pourquoi tendre ces clichés à tous et en particulier même à ceux qui n’y voient rien et qui ne peuvent du reste rien vérifier ?

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Pourquoi demander aval, confirmation, autorisation, reconnaissance, et inlassablement, réitérer cette demande au même public ? Pourquoi porter cette demande de reconnaissance, inquiète, au devant des illustres experts, alter égos, scientifiques, et autres critiques savants, qui servent de public dupe, ou semi-dupe, dans le maintient fragile de ces « scènes » ?

As-tu pu jamais te demander, si au fond, ton besoin de reconnaissance des amours que tu vies à la chaîne, ne trahissait pas l’insuffisance essentielle de ce type de rôle, si beau soit-il, si agréable soit-il, si bien joué soit-il ?

Une société qui valorise des « rencontres », puis des « vies de couples », et enfin, tous les clichés qui vont avec, te conduira tôt ou tard à t’imposer la mise en scène de « son » propre script, et au delà : à imposer « ses » propres valeurs, lesquelles, aboutissent à la procréation planifiée, selon des mécaniques complexes, visant en bout de course, à transformer ton existence en paramètre variable dans un algorithme ajustant la capacité de production à la perspective de consommation.

Et les moyens sont variés. L’invasion médiatique est déjà un fait social total. L’arsenal des arguments va du chantage, de l’ultimatum, des jugements de valeur, de l’opprobre, du mépris, en passant aussi par des promesses de bonheur, de santé biologique, de longévité, de rajeunissement, de rémission du cancer, d’épanouissement de soi béat : la société « moderne », (c’est à dire aveugle et sourde  à la conception « antique » de l’amour qui, elle, faisait plutôt de ce sentiment une vraie maladie), utilise toutes les ficelles possibles et imaginables pour faire que toute ta motivation à vivre en couple, aboutisse à « plus » de consommation.

Car tu le sais : se marier et fonder une famille, se traduit par quoi : s’engager sur 20 ans ? Faire des crédits à la consommation ? Acheter une cuisine équipée ? Augmenter les carnets de commande des industries de l’électro-ménager ? Vendre d’occase ta bagnole et racheter une familiale neuve avec toutes les options ? Réserver une suite dans une résidence de vacances familiale pension complète ? Faire tourner les agences de voyages ? Faire tourner les prestataires et fournisseurs des compagnies automobiles ? Garantir les revenus pétroliers ? Alimenter un plan épargne logement ? Louer un appartement doté d’une surface plus grande qu’on n’aurait pu louer avec ses seuls revenus ? Acheter et devenir propriétaire d’un bien immobilier dont on n’aurait pas eu les moyens avec ses seuls revenus ? Faire tourner l’industrie de l’ameublement, et du bâtiment ?

Même ton ambition ultime, secrète, celle que tu ne révèles quasiment jamais, qui veut que tu améliores ta « position sociale », ne pourra se traduire dans cette société, que par l’amélioration de ton « pouvoir d’achat ». Et le couple, n’est qu’un moyen comme un autre de manifester cette aspiration à vivre cette augmentation. Au fin fond de l’idéologie qui habite ton ambition sociale dis-toi bien que celui ou celle qui dispose d’un grand « pouvoir d’achat » mérite même d’avantage de se reproduire, que celui ou celle qui en dispose moins, ou qui n’en dispose pas du tout. En haut de l’affiche, le riche homme d’affaires, qu’on veut rencontrer ou élire président même si c’est un gros connard menteur et vaniteux pour peu qu’il brasse du milliard même s’il est endetté : c’est lui, qu’on poursuit de ses assiduités, et pas l’autre, en bas de l’escalier au fond derrière la porte de sortie, le clodo, au chiffre d’affaire zéro, voire négatif, qui ne peut rien acheter, même pas des vêtements neufs, rejeté entièrement, d’un seul regard, d’une fraction de secondes.

Et si encore cette magnifique idéologie avait quelque fondement « naturel » : mais non. N’étant pas fondée naturellement, ni même, économiquement, ni encore, écologiquement, et encore moins moralement, l’idéologie de la société de consommation échoue dans le chômage de masse, dans le cas social, dans le quart monde, qui survit sur des montagnes de détritus qui représentent une surconsommation qui tourne à vide. Échec du bonheur social, qui transporte statistiquement, comme on l’a dit plus haut, plus de la moitié du monde, sur la voie de la désillusion, et enfin, sur une nécessaire séparation. Mais, alors qu’on pourrait croire que cette nécessité (comparable au bol d’air qu’il faut pouvoir prendre lorsqu’on a trop longtemps gardé la tête sous l’eau) nous pousserait à refonder complètement notre rapport au social, c’est là qu’en pleine transition, on se ré-expose exactement aux mêmes logiques.

Je veux dire, qu’on passe du couple programmé, scripté, intéressé, au célibat lui-même pareillement programmé.

Oui, sache que la vie est longue et que l’espérance de vie moyenne d’un individu, dépasse nettement la durée de vie du « modèle économique du couple ». Pour la société, le ou la célibataire, de toutes façons, c’est un consommateur, une consommatrice, qui agit comme une « alternative », une fois le modèle économique du couple arrivé en « fin d’exploitation ».

 

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Interroge-toi sur ta séparation. Lorsqu’elle intervient, comment verbaliser cette séparation, d’une façon crédible, c’est à dire authentique ? As-tu pu remarquer comment tes mots, tes phrases, s’inspiraient de quelque-chose que tu avais déjà entendu ailleurs, et comment ces mots sont faiblement personnalisés ? As-tu pu jamais remarquer que les propres termes de ta séparation, sont atrocement scriptés, par quoi, parce que tu as lu un jour, dans un livre, par des formules toutes faites, entendues dans la bouche d’un spécialiste, par des bouts de paroles d’un autre acteur, qui viennent d’ailleurs, copiées-collées, plaquées sur les circonstances, et rapportées telles quelles, peu importe qu’elles collent vraiment ou pas au contexte ? Au regard de cette réalité que tu n’as pas pu manquer : ta vie de consommateur ou consommatrice célibataire, s’inaugure sous les mêmes auspices, que ta vie de couple de consommateurs.

Ces vies se parent de scripts et s’exécutent presque de la même façon, et suivent des objectifs quasi similaires. Elles sont des programmes extérieurs à ta volonté issus d’une pulsion sociale plus forte que toi, elle-même, motivée par des logiques articulant des masses de consommateurs et des capacités de production.

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Compte bien, au fond, le nombre de jours où cette jolie société aura souhaité te laisser juste libre, face à la mer, authentique, sans avoir à composer un rôle plaqué, surjoué, faux, au service de logiques sans aucun rapport avec ce qui compte, et qui, en plus, sont dysfonctionnelles…

Tu es jeune, plein(e) d’avenir, rempli(e) d’espoirs, tu rêves d’une vie qui t’emporte et sorte du cadre ; et tout ce qu’on te propose, c’est de rentrer dans ce rang, de passer un casting pénible, pour finir par faire quoi, slalomer entre le rayon des surgelés et le rayon des produits d’entretien ménagers, avec ton pouvoir d’achat, avec la compagnie que tu mérites au vu dudit pouvoir, et reproduire du déjà-vu, de répéter du déjà entendu, de te conformer à un discours de réclame télévisé, dans lequel tu as finalement de moins en moins l’occasion de développer ta parole propre.

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Et au delà, une fois atteinte la limite économique du procédé, te vois-tu, poussé par ce même public, à effectuer ta « séparation de biens » acquis à deux, pour racheter à titre individuel, la télé qui te manque, qui te rappelle un peu cette télé haut de gamme que tu avais pu acheter à deux, et que l’autre a gardé ? Acheter à titre individuel, cette cafetière perdue, ce canapé resté là-bas, ce matelas, ce frigo, ces placards en contreplaqué, cette radio FM, ce magnétoscope, ces balais, cet aspirateur sans sac, et autres brosses à chiottes, qui soudain, ré-augmentent les carnets de commande de ceux qui t’auront vendu le haut de gamme du bon vieux temps où ton couple en avait les moyens ? Les termes et objectifs de ton « célibat » ne se traduisent pas mieux dans la réalité, finalement, que ceux de ta vie de couple : tu finis par arpenter les mêmes rayons de super-marchés.

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Comment te sortir de ce cauchemar économique et social qui veut , absolument, perdurer, de générations en génération, d’union en séparations, en traduisant pour toi tout ce que tu vis en achat et en vente, en gain et en perte, en pouvoir d’achat plus haut ou plus bas ? Comment te réveiller pour de bon, de ce lavage de cerveau qui plus est illusoire et finalement, inopérant ?

La solution, serait-ce écouter sa petite voie intérieure, celle qui te révèle que ce n’est pas être « l’acteur » ou « l’actrice » de ta vie, qui compte, mais bien, en être «l’auteur(e)», et de façon exclusive ?

Au sein d’un couple inconscient de ses motivations, le système agit, et tel qu’il est conçu, il veut que 99% du script verbalisé, et des actions entreprises, ne provienne en fait finalement jamais vraiment du couple lui-même. Le script vient d’ailleurs, il vient d’un film, d’une scène dans un film, d’un fantasme filmique, fugitivement évoqué, et la modernité en offre un paquet, avec tous ses poncifs, son prêt à penser, prêt à paraître, prêt à ré-employer.

Les acteurs de leurs vies, ne deviendront même plus des acteurs vedettes, mais des second rôles, puis des doublures de scènes avant de se révéler comme étant : des figurants et figurantes, qui, de photos en photos, font bonne figure.

Quant aux célibataires ramollis, font-ils digne concurrence avec leurs selfies ? Non, car si c’était suffisant, ils n’éprouveraient pas le besoin d’en faire 150 à la semaine.

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Des bonnes pratiques du célibat

Comment croire à la valeur d’une vie de couple qui se fonde sur l’inaptitude à la solitude ? J’aime à croire que je choisis le couple pour lui-même et pas pour fuir ou refuser une solitude que je ne surmonte pas. J’aime aussi à croire qu’on m’aime pour m’aimer, et pas « par peur » de rester seul(e).

Je ne suis pas en train de faire l’apologie du célibat, mais je suis en train de parler de la façon dont nous donnons de la valeur à nos choix de vie, en nous assurant qu’ils viennent bien de nous, et en nous assurant qu’ils soient respectés une fois décidés.

Disons que le choix de la vie de couple respectueuse de la relation, forme un exercice de volonté certain, mais, la volonté nécessaire pour accomplir ce choix, reste assez « suspecte » : car l’idéologie sociale ambiante est plus « incitative » sur la question des unions que sur celle des séparations.

Tout choix d’union est, de ce fait, un peu plus « facile » qu’un choix de solitude assumée. Est-ce en voulant vivre à deux, dans une société qui – selon les termes d’un artiste célèbre – « beugle la couleur de l’amour », que tu vas vraiment éprouver la force de ta volonté d’être une personne authentique, et ta capacité à faire respecter cette aspiration à accoucher de ton propre style ?

Reconnaissons que, le choix du célibat implique une indéniable motivation, un indéniable courage, quand il s’opère en véritable conscience.

Et, si tu veux pouvoir être, et surtout, rester célibataire, consciemment, sur le long terme, et résister aux pressions sociales, pour te donner l’opportunité d’être enfin auteur(e) de ta vraie vie, en évitant tous les pièges et toutes les ruses qui te conduisent à gâcher ton temps, pour suivre le caprice d’un marché de dupes sans créativité, alors, il vaut mieux commencer par maîtriser les bonnes pratiques du célibat.

Bien sûr, cet article ne se destine pas aux experts déjà avancés dans le domaine, mais surtout, à ceux qui se sentent désarmés en la matière et sont tentés de se précipiter sur une nouvelle union qui viendrait avant même que ne soit faite le deuil de l’ancienne, la remplacer à plus ou moins court terme, pour la répéter, pour la reproduire encore plus profondément.

Suis donc, s’il te plait, les conseils secrets qui vont suivre et t’aider à surmonter un cap.

Si tu vies en couple, et que ton ou ta partenaire te dicte lentement mais surement tout ce que tu dois faire, ou être, c’est à dire, qui t’impose un paraître, où tu ne t’exprimes pas, et si tu ressens l’envie d’une autre vie, mais que, tu n’arrives pourtant pas à franchir le cap, alors lis la suite de cet article, qui peut te donner les clés pratiques, pour changer ta vie.

Une chose que tu dois savoir, c’est que la méthode que je vais décrire – contrairement à toutes les autres méthodes que tu as pu essayer pour « garder ton couple » de peur qu’il ne t’échappe, ou « retrouver une nouvelle personne » par peur de rester seul(e), et qui se révèlent vite inefficaces – marche concrètement. Et pourquoi ça marche : parce cette technique est basée sur des faits observables, scientifiquement prouvés et validés par l’expérience.

Les résultats scientifiques, obtenus par cette méthode, sont si rapides et si bluffants que tu vas t’étonner de leur foudroyante efficacité. La recette est aussi tellement simple, tellement évidente, que tu regarderas toutes les autres techniques comme pauvres, malaisées, désuètes, et inadaptées. Mieux, tu verras que toutes les méthodes pour « séduire » et te « recaser » ne sont que des arnaques d’une part, profondément cyniques d’autre part.

Cependant, cette technique va te demander un seul petit effort : de la rigueur dans son exécution. Et de garder bien à l’esprit ce que tu y gagnes à l’arrivée à savoir, l’opportunité d’écrire TON script, et à l’avenir, TES futurs scripts personnalisés.

Attention, je ne garantis pas que ces scripts te seront agréables, ou qu’ils seront très intéressants ; mais, au moins, je garantie que tu auras l’opportunité de les écrire « de toi-même ».

Les recommandations qui suivent, doivent être observées scrupuleusement, étape par étape : et le moindre faux pas peut te faire rechuter !

Si tu appliques donc cette méthode secrète, ce n’est même pas toi, qui décidera de la fin de ton couple moribond, mais bien ton ou ta partenaire, qui ira même au devant de tes attentes, en simplifiant et en accélérant la séparation, pour toi. Et ceci, sans complexité, sans violence, d’une façon presque « naturelle ».

Cette technique permet donc aux personnes en couple de se retrouver tranquillement enfin seules. Une fois cette solitude gagnée, un sentiment de « vacances » devrait psychologiquement émerger, à terme. Cette méthode permet en outre aux personnes enfin seules, de pouvoir le rester : durablement.

Elle est déjà activement mise en pratique avec succès, en tant qu’élément indispensable d’une bonne hygiène de vie, par des millions de personnes.

Ne sautons pas les étapes

Étape 1 : tirer parti d’internet pour se débarrasser efficacement du poids de son couple, et en même temps, de la pression sociale.

Ne t’as-ton jamais dit que «les informaticiens n’ont pas d’amis» ?

Sache qu’ils n’ont souvent, pas de vie du tout.

Et du coup, de victimes, les informaticiens deviendront vite des sauveurs.

Et il faut accepter ce fait pour comprendre comment la pratique de l’informatique, peut rapidement conduire qui que ce soit homme ou femme, sur la route du célibat, et ceci, même si jusque-là, une union pourtant paraissant solide comme le roc, a pu « sembler » tolérer la présence de l’ordinateur.

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Le premier exercice consistera donc à augmenter drastiquement ton quota d’heures de pratique informatique offline, et de surf sur internet d’un facteur de 200%, afin que plus particulièrement, tes plages d’usage informatique coïncident avec le temps de disponibilité à deux, ou de disponibilité avec des amis éventuels.

Ensuite, déclare officiellement à la société de consommation vouloir «chercher l’amour»… par internet, sur des sites « pour célibataires ».

Si tu es en couple, annonce ton inscription à ton ou ta partenaire. Laisse passer les reproches, inévitables, n’y fait pas attention, concentre-toi sur ton écran en faisant défiler un catalogue de profils potentiels pendant des heures, avec la molette de ta souris, peu importe que tu soies seul(e) ou accompagné(e).

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Ton ou ta partenaire potentielle ou officielle, ne va pas tarder à te quitter spontanément, alors qu’il ou elle aurait farouchement refusé de le faire sans cela.

 

Et, tu le sais, Internet c’est la voie royale, pour maintenir la distance et éviter le vrai rapprochement. Il te suffit donc de déplacer l’amour, sur le terrain sur lequel il a le moins de probabilité d’éclore et de s’épanouir : Internet.

Avec un profil bien apparent sur les réseaux sociaux de célibataires, tu renforces ton identité de célibataire, tout en leurrant efficacement la société de consommation sur ton objectif : rester célibataire sans subir la pression qu’on réserve aux célibataires.

Je te conseille de t’inscrire sur à peu près toutes les plateformes connues : nombre d’entre elles te propose la création d’un un profil gratuit qui suffit amplement pour maintenir ton statut de célibataire tel quel.

Tu peux bien sûr mettre au monde des profils similaires, sur toutes les plateformes de réseaux sociaux, car, plus tu en auras à gérer, plus de temps tu passeras sur internet, et plus la distance entre toi et les autres, va se créer.

Étape 2 : saboter ton portrait pour neutraliser le « casting social » sur les réseaux sociaux

La société de consommation emballe tous ses produits. Et il faut soigner l’emballage et afficher une marque de confiance. Donc, l’idéal pour saper la confiance, c’est de pouvoir créer un profil vide, sans photo, et puis, sans annonce ; un profil qui aurait très bien pu être celui automatiquement généré par un robot informatique, et qui réduit quasiment à zéro le risque d’être casté(e).

Cependant, cette méthode ne marche pas bien : en effet, dans ce cas de figure, l’interface des sites pour célibataires ne te laisse pas tranquille, elle te relance même, jusqu’à ce que « tu complètes ton profil ».

Alors, si tu dois absolument prendre le risque de mettre une photo, je te conseille primo une photo d’intérieur, pas d’extérieur. L’intérieur d’une pièce comporte des avantages indéniables : tu peux exploiter toute la platitude d’un mur terne en tache de fond, baigné d’un éclairage électrique bien blafard et froid, qui laisse toujours une ombre planer en arrière tout en bouchant complètement la perspective.

Surtout, si tu réalises une photo d’intérieur, je t’invite à porter des lunettes de soleil, ou alors, à cacher aux trois quarts ton visage, d’une façon ou d’une autre, par exemple, en laissant pendouiller une abondante mèche de cheveu devant une grande partie de ton visage.

Un bon truc, pour te montrer mais sans avoir rien à dire de particulier qui suscite la moindre inspiration profonde, c’est d’effectuer un « duck face« , sorte de bouche en cul de poule ou en forme de canard, ou alors, de faire une grimace (volontairement, ou même involontairement, si tu veux ça produit le même résultat).

Une méthode discrète mais qui marche : montrer que personne n’a voulu te prendre en photo, et faire un selfie, devant un miroir, en regardant plutôt ton smartphone.

Autre technique, choisir une luminosité générale sur-exposée ou à l’inverse, sous-exposée.

Le cadrage c’est important : pour le rater, sélectionne une photo de ta tête bien tronquée et centrée sur un point imaginaire situé à 30cm au dessus du crâne, ce qui donne de très bons résultats.

Encore mieux, te photographier du dessous, en centrant bien sous le menton, peut-être pour donner à l’arrondi du visage une vraie forme de poire. En combinaison avec un éclairage vif, qui lui-même vient du dessous, les traits du visage deviennent plus étranges et même inquiétants.

Aussi, essaie de ne pas sécher tes cheveux après la douche, afin qu’ils restent bien plats et mouillés en forme d’asperges sucées, avant d’en faire un cliché mis en photo principale.

Étape 3 : une annonce et un quiz, adaptés à la photo

Si malheureusement, avec tout ceci tu ne parviens pas à faire fuir les 10% de forcené(e)s qui veulent encore te contacter, alors je te conseille d’ajouter à ta photo, une annonce comportant une description originale, basée sur la beauté intérieure, comme par exemple : « je suis moi », ou alors, sur une démonstration de maturité, qui emploie par exemple le style « lettre au Père Noël » : « moi, je veux… (remplir les pointillés par n’importe quel contenu ça reviendra au même effet et ça fonctionne) ».

Si vraiment, par on ne sait quelle malchance, il en reste un(e) ou deux pour vouloir absolument dialoguer, alors, n’oublie surtout pas de leur faire passer un « test » préliminaire interminable, sous forme d’interrogatoire, avec bien sûr, des critiques, et des jugements, si les réponses ne sont pas les bonnes.

Étape 4 : éradiquer les points communs

Dans l’univers quantique, tout est question de probabilités. Et il existe une règle en amour, similaire aux phénomènes quantiques, et dont la génétique s’inspire, c’est à dire, que le « candidat à la reproduction », a une probabilité sur un million, d’atteindre son objectif.

Mais si faible cette probabilité soit-elle, il n’en reste pas moins qu’elle doit paraître – lorsqu’elle se manifeste concrètement- comme presque miraculeuse. Et si malheureusement c’est ce qui se produit, alors il faut mettre en œuvre un « plan d’action ».

Pour juguler la moindre probabilité d’un miracle, il faut d’abord bien comprendre le sens du script de la société de consommation.

La société de consommation ne souhaite pas seulement reproduire les consommateurs qui la composent, elle souhaite plus précisément, se reproduire « en l’état », c’est à dire, qu’elle souhaite que les pauvres rencontrent les pauvres, que les riches rencontrent les riches, que les jeunes rencontrent les jeunes, bref, que toutes les classes sociales restent « préservées » dans le temps, telles quelles. D’où l’obsession des points communs.

La société de consommation, souhaite que l’ordre social, soit donc non pas variable, mais identique et préservé, dans le temps. Par conséquent, tout ce qui pourrait, de près ou de loin, mettre un grain de sable dans ce système bien rôdé, va « magiquement » diminuer ou réduire le nombre composant ton « cercle d’amis » virtuels potentiels.

Éradiquer les points communs, ça veut dire, concrètement se rendre activement moins sympathique aux yeux des « cercles potentiels », et même, peut-on dire, gentiment antipathique : et c’est un concept générique, qu’il faut pouvoir appliquer au cas par cas de façon spécifique.

Maintenir la différence en cultivant les incompatibilités d’humeurs, te protège efficacement contre le phénomène de « rencontre par affinité ». Pour comprendre ce concept, et réussir à se rendre peu aimable malgré la diversité des profils qui pourraient coller grâce à l’usage d’un moteur de recherche sélectif, voici quelques exemples de « bonnes pratiques » d’où tu pourras tirer une substantielle inspiration.

Si tu es sans emploi, indique que tu cherches exclusivement un homme ou une femme qui a la « valeur travail » chevillée au corps, en avouant que ta petite imperfection c’est d’avoir du mal à te lever le matin.

Ou inversement, affiche un statut socio-professionnel et un niveau de vie très élevé, sélectionne exclusivement des profils de revenus modestes voire nuls, et avoue que ta petite imperfection, c’est d’être profondément : radin.

Si tu as plus de 40 ans, sélectionne alors exclusivement des profils de jeunes de 20 ans. Ou inversement, si tu es jeune, filtre les profils de sorte que tu ne soies en contact qu’avec des personnes presque âgées, qui pourraient être de la génération de tes propres parents. Dans ce cas, suivant ce fait, tu peux compter sur l’efficacité du « refoulement œdipien », qui produira, en réaction, le refoulement de ton profil.

Si tu rencontres une personne qui dit « savoir ce qu’elle veut », montre toi immédiatement hésitant(e), méfiant(e), manquant d’initiative et de directivité.

Si tu rencontres qui que ce soit qui aime les voyages et les échanges culturels…, propose-lui directement, de voyager au rayon des conserves et autres aliments sous vide, au Monoprix d’à côté, et de faire une excursion culturelle, dans le tabac presse de la galerie marchande, au rayon des journaux à scandale.

Si tu rencontres une personne impatiente, n’hésite pas à répondre à ses messages avec un délai de 3 à 4 jours par réponse, un peu comme si tu habitais sur la planète la plus lointaine du système solaire et comme si, la communication avait besoin d’un délai de ce type pour s’effectuer techniquement.

Si tu rencontres qui que ce soit qui dit aimer « profiter de la vie et rire », parle lui sérieusement, très sérieusement et de façon doctorale : d’inflation galopante, de drame humanitaire, de géo-politique internationale, de catastrophes environnementales, de maladies sexuellement transmissibles etc tu as l’embarras du choix, récite par cœur le dernier J.T., ça peut aider en cas de manque d’inspiration…

On te parle mariage religieux ? Parle du dernier enterrement auquel tu as assisté, et de la cérémonie associée.

On te parle de brassage génétique, de métissage ? Évoque la théorie scientifique qui veut que « la pureté de la race » et la « compartimentation des races » a pu garantir des évolutions du génome sur le globe terrestre bien plus rapides par le passé qu’aujourd’hui, où le métissage humain généralisé par le système mondialiste, ralentit historiquement ce type de possibilité d’évolution rapide du génome.

On te déclare un besoin d’intimité amoureuse ? Répond directement par la formule suivante : « je suis ici pour élargir le cercle de mes amis« .

On te parle d’aller au restaurant, répond que tu aimes les pizzas réchauffées, livrées à domicile.

On te dit aimer les petits plats originaux, mitonnés avec amour, cite en une phrase toutes les marques de surgelés, de produits lyophilisés et toutes les boites de conserve que tu achètes systématiquement au rayon adapté pour les gober sans aucun plaisir, de façons frustre, pour « survivre ».

On habite à plus de 100 kilomètres ? Annonce n’accorder d’attention qu’aux profils de « proximité », aux girls « next door » ou aux gentils voisins de pallier. On habite à côté ? Tu en as marre de ton bled, tu serais prêt ou prête à tout plaquer pour qui t’emmène dans un tour du monde en croisière loin très loin, et les autres profils statiques, et sans horizons, passez votre chemin.

On souhaite que tu fasses la cour selon des codes, et des attitudes, inspirées par le style courtois de l’âge classique usité dans une certaine société aristocratique ? Parle comme un supporter d’une certaine équipe de football, et va « droit au but » en évoquant entre deux jurons spontanés, l’élégance avec laquelle tu surmontes, pour une femme, les obstacles formés par ses cycles menstruels, ou pour un homme, l’éjaculation précoce.

La question se pose de la rencontre avec d’autres « authentiques célibataires », conscients (comme toi) de l’être, et qui emploient les mêmes méthodes que toi, pour le rester le plus longtemps possible. Dans ce cas, le vrai risque est une « reconnaissance mutuelle ». Et ô horreur, l’émergence d’une forme redoutable de complicité. Pour éviter cette catastrophe, la meilleure stratégie consiste bel et bien à éviter, à fuir, même, les authentiques célibataires, pour te rabattre, au grand maximum, sur des célibataires « virtuels », c’est à dire non pas endurcis, mais ramollis, et qui au fond, espèrent encore « croire » au couple (dans la mesure où le seul fait d’y « penser » au lieu d’y « croire » devrait logiquement les endurcir). Un ou une célibataire ramolli(e), en s’ignorant, saura prolonger ton célibat en étant, fort heureusement, incapable de transformer l’échange en une vraie reconnaissance mutuelle débouchant sur un risque de complicité.

Une bonne façon tout à fait remarquable avec laquelle les authentiques célibataires éradiquent avec succès le risque de tomber sur une relation amoureuse, c’est en exigeant des rencontres qu’elles soient précédées de « grands sentiments »…, et qui surtout excluent de façon ferme et définitive toute perspective d’acte sexuel. Il n’y a pas de meilleure façon d’éliminer efficacement 99.99% ses chances de finir par « rencontrer » une personne avec qui former un couple qu’en usant de ce type d’exigence préliminaire.

Ainsi : célibataires déterminés, n’oubliez donc jamais de conclure systématiquement, sur tous vos profils, votre ultime présentation, par l’épitaphe suivante « moi je veux des vrais sentiments sincères : et les profils qui veulent des histoires de sexe, passez votre chemin »

En effet, comment pourrait-on déjà éprouver et partager du vrai sentiment (même faible) en communiquant avec une photo, et en s’exprimant dans une case de 5 centimètres de large, ou sur une ligne de tchat en langage SMS ?

Aussi, en plus, éradiquer la composante sexuelle d’une rencontre amoureuse, composante qui est la seule qui permette à la société de distinguer cette relation de n’importe quelle autre relation, brouille clairement l’image-même de la rencontre amoureuse, qui perd toute substance scénique. La substance scénique, est de plus indispensable, car sans elle, le minimum syndical en terme de romantisme fait défaut.

Cette exigence bien particulière, fait efficacement basculer cette relation potentiellement sexuelle, dans un registre « exclusivement textuel ». Mais, somme toute, ce mode de communication tombe « hors champ », dans le domaine de la voix off, du sous-titrage d’un fondu au noir, d’un contact désincarné, et fait déchoir cette rencontre au rang d’un produit, qui n’ayant pas d’étiquette claire et de contenu en phase avec les attentes sensibles du client, ne trouverait pas son rayon ou même son étagère.

N’étant pas assez identifiable en tant que produit, ni « jouable » car étriquée dans le carcan d’une interface moche et sans espace, la relation textuelle, « hors sexe », quitte le « champ amoureux » au sein de la représentation sociale. Et la société de consommation considère alors cet objet sentimental non pas « sexuel » mais « textuel », comme finalement, invendable, et donc, bon pour le rejet.

sexting

Je ne suis pas en train de dire que les utilisateurs de sites de rencontre qui ont pu rencontrer quelqu’un en se servant des possibilités offertes par leurs interfaces ont menti sur leur témoignages de satisfaction. Je suis juste en train de dire que ces utilisateurs font partie de la probabilité la plus faible (qui existe toujours) en matière de rencontre effective.

Dans un système, par exemple, de machine à sous, prévu pour perdre plus souvent et gagner moins souvent, il existe toujours une faible marge de chances de succès : les gains des rares chanceux sont possibles, mais ne disent rien de la fréquence extrême des pertes des autres joueurs, pertes calculées pour être plus fréquentes que les gains.

Il en va de même pour le modèle économique des sites de rencontre dont l’intérêt est évidemment de retarder ou neutraliser les chances de conclure les rencontres, pour inciter les utilisateurs à prolonger la durée de l’abonnement, plus qu’à trouver le chemin de la conclusion.

Savoir conclure

Conclure, c’est effectivement ce qu’il faut savoir faire. Une bonne conclusion, c’est tout aussi important que l’introduction, et à vrai dire, quand on réussit l’une et l’autre ce qu’il y a au milieu n’est pas si important, c’est juste du remplissage.

Après tout, si l’on s’est introduit sur le marché, mais, sur la base d’un malentendu, lui-même résultant du quiproquo quant à l’interprétation d’un script étranger, il faut – et c’est la moindre des choses-, savoir se retirer, en sachant au moins pour une fois, correctement s’exprimer.

Pour changer de vie, il faut éprouver à un moment donné un déclic. Et je crois que c’est ça le plus difficile, de se laisser porter par ce déclic, que nous espérons, que nous voulons ressentir, mais qui n’est jamais en nous assez bruyant pour qu’on ne doute pas l’avoir jamais entendu un jour. Et à peine croyons nous l’avoir entendu que la motivation qui le sous-tendait disparaît dans le flot des souvenirs flous et superficiels.

Il ne revient pas aux autres de faire l’effort de vivre dans l’écho de ce déclic qui n’appartient qu’à celui qui l’entend vraiment.

Je voulais dire qu’à partir du moment où l’on en a assez de paraître soi-même, à partir du moment où l’on sait déjà ce qu’on vivra, d’avance, à force de répétition des mêmes schémas et propos inopérants, rien ne peut plus nous de empêcher de persévérer sur une voie différente.

Car rappelons nous, que la bêtise qui nous pousse à user de vies empruntées, ne fait pas mal ; elle est même, agréable en premier lieu.

Savoir accoucher de son propre texte, pour qualifier un cœur amoureux, ou un cœur en hiver, n’est pas une pratique désuète, optionnelle, ou même, un savoir-faire inutile.

C’est en fait, la seule dignité accordée aux hommes et aux femmes, hantant indéfiniment les rayons des supermarchés.

Supermarche

Catégories :My Life
  1. 10/03/2016 à 11 h 55 min

    Très drôle de te lire ! Quelle analyse ! Tu es impressionnant !

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