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L’été le plus pourri possible

18/07/2012 Commentaires fermés

Voilà cela faisait longtemps que je n’avais pas évoqué un sujet dont bien des gens se fichent ( chose surprenante, ils s’en fichent généralement moins que moi), je veux parler de ma life. Voilà donc ma life c’est une catégorie de discours. Et donc ça aborde tout ce qui n’a en fait pas suffisamment d’intérêt pour être cité dans des catégories mises en avant au sein de ce blog. Autant vous dire que ma life c’est pour les uns la première chose qu’ils vont montrer, tandis que pour moi c’est une sorte de section poubelle.

Alors pour exemple du genre de truc qui non seulement n’a pas franchement d’intérêt mais pourrait même vous faire fuir, par peur d’une espèce de contagion mentale et informatique, je veux parler de problèmes de santé. Je parle de santé en général. Car on peut commencer par les problèmes des autres, en se disant que c’est général, mais pour aller finalement vers le particulier.

Déjà, les quelques jours précédant mes vacances n’ont pas été consacrés à la préparation desdites vacances mais aux nécessaires allées et venues au sein des divers services d’urgences et divers couloirs hospitaliers plus ou moins infectés de bactéries à la con ; je ne vais pas parler du suivi médical de la pancréatite de mon père agrémentée de problèmes supplémentaires, d’insuffisance rénale, de goutte sur les chevilles, et de panne de vessie imposant le port d’une sonde, l’ensemble donnant in fine l’aspect d’un package maladif, enchevêtrement de problèmes en forme de paquet de nouilles bien compact, à détricoter dans l’ordre, en parallèle, ou en file indienne ; même les médecins s’y sont embrouillés.

Il est vrai que j’avais l’intention de prendre mon véhicule pour me balader & voyager un peu en dehors des sentiers battus ; en fait le programme ça a été des courses habituellement dévolues à mon père, puis la navette incessante de la gare au domicile, du domicile à l’hôpital, de l’hôpital au domicile et du domicile à la gare. Je n’entrerai pas dans le détail du bazar qu’a représenté le retour de mon père au domicile, dans la mesure où ce retour s’est fait alors que la série des internes et des spécialistes expert passés à son chevet n’a pu lui apporter aucune explication ni aucune solution ni pour la pancréatite ni même pour les autres problèmes, restés tels quels… Oui : aucune explication, et aucune solution. D’ailleurs, ils ont fini par se dire qu’il leur revenait bien cher de ne rien comprendre ni réussir, d’où leur idée géniale, de se débarrasser de lui.

Il faut dire que le summum de la compétence médicale locale, a donc accouché d’un miracle d’organisation administrative sous la forme d’une série de consignes et de rendez-vous futurs, disséminés sur des ordonnances vite rédigées à la main dans une espèce de sabir sténographié imbitable, sur une dizaines de feuillets séparés, sur des dates qui ne collent pas, précédés d’examens parfois hasardeux, redondants ou carrément inutiles. Pour exemple de pagaille, on peut noter le régime alimentaire : grand absent de ce retour. Aucune indication sur le régime alimentaire à suivre, de la part des internes, lesquels ont pourtant diagnostiqué la pancréatite aigüe… Donc la gestion miraculeuse du retour de mon père au domicile, s’est accompagnée d’une série de re-consultations au toubib et de re-clarifications en plus des réorganisations internes des taches domestiques courantes, et qui en plus des navettes supplémentaires, m’auront conduit à agrémenter mes trajets d’allers et retours incessants de la pharmacie au domicile et du domicile vers la pharmacie.

Mes vacances, amputées de moitié par ces problèmes, n’étaient cependant pas terminées, et il me restait fort heureusement une autre semaine de secours pour rattraper mon retard, et il faut dire que j’ai excellemment rempli le reste de mon temps libre, en chiant à mon tour bien dans la colle, et ce, d’une façon encore plus merdique.

En effet j’avais plus haut abordé le caractère potentiellement infectieux de mes visites à l’hôpital. Cela n’était pas sans arrière pensée comme vous pouviez vous en douter. J’aborde la question de l’infection, il y a quelques semaines je croyais encore naïvement que l’environnement aseptisé de l’hôpital n’y permettait aucunement d’y chopper quoi que ce soit ; que nenni, le ballet des techniciennes de surfaces n’y peut rien, l’hosto est un vivier de pullulement bactériologique ; posez la main sur une poignée, un bouton d’ascenseur, un rebord de lit, une table pour bouffer ou un bouton d’appel à l’aide rouge : soit vous pensez à passer par un sas de décontamination avant de continuer à vivre, soit vous vous farcissez la suite.

Voilà donc qu’une fois infecté par ce qui sembla être une variante tenace d’ Escherichia coli, je pouvais m’attendre à hériter d’une chiasse habituelle, commune, laquelle m’aurait coupé une bonne fois pour toute de toute perspective de passer un été plus glamour ; d’autant plus que les chaleurs estivales se prêtent bien à la prolifération de cette bactérie et du reste qu’une alerte épidémique nationale faisait état de sa résurgence massive. Mais, c’était sans compter sur l’inventivité avec laquelle cette vacherie a de façon incompréhensible pu remonter jusqu’à ma prostate pour y produire une inflammation détraquant à peu près tout le mécanisme déterminant si oui ou si non la vessie est pleine. Voyant venir de loin le problème j’ai immédiatement consulté, pour tomber sur un docteur qui quelque part me révèle que mes symptômes ne sont finalement pas encore assez catégoriques, pas assez révélateurs, pas assez importants quoi ; j’avais donc simplement à attendre, qu’ils deviennent bien chiants pour qu’on les prenne au sérieux. Nonobstant le caractère obsédant produit par cette perturbation allant crescendo au cours des jours suivants, l’inflammation croissante m’empêcha donc de me reposer, de dormir, puis se développa et gagna : l’urètre, puis la zone inguinale, puis les bourses. Les infections pouvant produire des toxines fragilisant les tendons, j’ai fait une tendinite du talon gauche dans la foulée. Je retournai donc au médecin trois jours plus tard, pour payer une consultation de plus, où enfin la prostatite fut diagnostiquée, les antibiotiques prescrits et les anti-inflammatoires recommandés. C’était sans se douter que j’aurais à y retourner une troisième fois, dans la mesure où l’anti-inflammatoire prescrit a des effets secondaires atroces, dont une violente réaction stomacale, bref : en plus de l’urétrite de la tendinite de la prostatite de la bursite j’ai pu enfin m’offrir une gastrite en bonus.

Voilà donc pour chier dans la colle jusqu’au bout, le docteur re-reconsulté constatant l’arrêt de l’inflammation prostatique, m’invite à arrêter l’anti-inflammatoire, me prescrit un produit soulageant les maux d’estomac, mais, allez savoir, le temps moche gris et pluvieux a du jouer sur le jugement médical, et au final, on m’a certes bien prescrit des séances de torture au kiné pour ma tendinite, mais on a oublié de s’occuper de ma bursite, qui – elle – continuait copieusement à me casser les couilles. C’est donc de ma propre initiative que j’ai décidé de m’auto-administrer des pilules larges, blanches, et finement pelliculées d’ibuprofène 400mg, qui vous le savez peut-être, est un anti-inflammatoire, et selon la notice, utile dans ce genre de cas. Miracle, cet anti-inflammatoire a fonctionné sans pour autant me niquer l’estomac. Or, allez savoir, ça devait être trop beau, et il me restait deux jours de repos, j’ai enfin trouvé de quoi m’occuper. J’ai passer mon dernier jours de repos à tenter d’avaler ce putain d’anti-inflammatoire avec sa couche pelliculée gluante, resté coincé en position horizontale, juste en haut de ma gorge sous la glotte tout en haut de l’œsophage. Mie de pain, boisson chaude, eau chaude, miel, huile, rien n’y fait cette merde est restée scotchée tout en haut et ne descendait pas. Je pouvais certes respirer et avaler, mais juste avec la sensation d’un médicament coincé dans ma gorge : la sensation dura un jour et demie.

Voilà, c’est non sans quelque joie et émotion que je retournai dans l’allégresse au travail, avant hier, car finalement, faut être lucide, je n’ai eu de cesse de cumuler les emmerdes les plus profondes, dès que j’eus l’esprit aux vacances et au repos.

Je vous tiendrai au courant de mes futures aventures,

@ bientôt !

Pôle emploi du coeur

Maxime

Le serial killer était habillé en père Noël

25/12/2011 Commentaires fermés
Rare Exports

Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire…

Le genre saisonnier est très actif aux USA. Il s’agit de sorties artistiques très événementielles et qui correspondent aux grands moments de la vie sociale, par exemple, Noël, mais on a aussi Halloween, par exemple. Donc pensant faire ce genre de piste je suis parti d’une bibliothèque d’échantillons orientés père Noël.

Mais, une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de puiser plus d’inspiration pas seulement sur la base d’une librairie limitée, mais aussi, sur un repère visuel. J’ai téléchargé une photo (cf. celle du dessus)  au hasard des photos qui défilaient dans l’actualité cinématographique. Et, si vous regardez cette photo, vous constaterez que l’enfant a vu quelque chose ou quelqu’un, disons qu’il s’appelle Stan. Mais qui est Stan ? La réponse doit être musicale ou sonore, et bien entendu, si vous lisez le titre de cet article vous comprendrez assez rapidement ma façon de répondre.

Pour effectuer cette piste assez sombre, j’ai utilisé quelques effets spécifiques dont le reverse delay/reverb. Si vous inversez un échantillon et si vous lui appliquez un delay ou une reverb, lorsque vous le remettez à l’endroit une fois l’écho reverb appliqué, un effet assez lugubre se produit. Autre technique simplissime, le ralenti d’un rire, le rend assez glauque. Enfin et c’est le plus notable, j’ai bâti de mes mains, (je dirais plutôt avec mes deux doigts) une étonnante technique de vocoding en natif sous renoise. Et quand je dis natif, c’est natif ! Vous pensiez que ce n’était pas possible ?…

Un vocodeur est un synthé dont les modulations spectrales suivent celles d’une autre forme d’onde que celle du synthé, et la plupart du temps, cette autre forme d’onde contient des parties vocales, ce qui donne l’impression que le synthé « chante » humainement. L’astuce repose sur une série de pistes « send » montées en parallèle, qui analysent des courtes plages de fréquence et renvoient le volume pour chaque plage dans une piste voisine par où passe le signal du synthé. Je fais donc amplement l’usage des DSP *Filter (pour segmenter le spectrum) et du meta device nommé *Signal Follower (pour isoler la valeur du volume pour chaque segment spectral) . Dis comme cela c’est assez difficile à comprendre, déjà voici le résultat audible :

Bon la piste n’est pas très belle à l’écoute, c’est plus une étude qu’un morceau fini ou abouti, mais ça ne peut que vous permettre de comprendre le principe d’un vocodeur. Comme d’habitude, si vous souhaitez télécharger cette musique en format natif .XRNS, elle est disponible gratos ici ; ça peut même vous servir de base pour la constitution de vos propres musiques, il vous suffit de supprimer mes instruments et mes patterns, ne gardez que le setup général et remplissez-le avec vos propres idées musicales.

Merci pour votre lecture ! et @ bientôt !

Maxime

Creepy Old Schmock

 

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