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Invasion Biomécanique

09/11/2013 Commentaires fermés

Allez on va laisser tomber les modules à base de samples pour une fois, pour utiliser un plugin BASIQUE de chez BASIQUE. Simple : il n’a même pas d’interface définie, juste des paramètres. Résultat : un petit module de 66ko ; très minimaliste, pondu vite-fait pour la dernière sdcompo ; j’y ai participé à cause de The bellows qui a décidé d’y venir, attiré par le titre de la compo basée sur la synthèse fm.

L’unique plugin vsti autorisé : mda dx10. wacko

Si vous connaissez ce plugin vous savez qu’on n’en tire pas grand chose de très fulgurant. Et qu’en particulier aucune percussion n’en sort nativement. J’ai contourné le problème en créant une succession de filtres et de DSPs sur chaque piste afin de « re-créer » quelques sons manquants.

Le résultat est certes audible, mais reste néanmoins très très « brut ». C’est de la sinewav et de la saw wave distordue pour la grande majorité.

Quant à l’arrangement proprement dit, j’utilise toujours mes bonnes vieilles ficelles, je travaille en slow BPM, puis je multiplie le BPM par deux, ou inversement, vous allez finir par vous y habituer ; comme j’avais pas le temps de pondre une mélodie j’ai carrément branché mon clavier MIDI M-Audio Oxygen et tapoté sur les touches un truc improvisé en temps réel et hop : vite pondu, vite rendu !

Pour écouter le morceau c’est là :

Ou alors, si soundcloud déconne c’est [ par ici ].

Et pour analyser le module de plus pret : c’est [ par là ].

La piste a quand même fini 2eme de la compétition, pas mal pour une première fois. J’essaierai de peaufiner plus mon job la fois prochaine.

Merci pour votre écoute et @ bientôt !

Maxime Lorrai écoute de la musique en tâche de fond

Maxime

Les drones de l’espaaaaace : ils arrivent

10/10/2012 Commentaires fermés

Voilà donc pour ceux et celles qui n’étaient pas au courant, j’étais le « Super Rabbit » de la ligue des supatrackas. Dommage, je n’ai pas gagné la compétition, mais il faut dire que dans le genre DnB, je me suis cogné aux ténors, dont le gagnant lui-même. Globalement la musique représente l’arrivée de drones envoyés par la confédération galactique des gris, à l’approche de leur aire d’atterrissage ils détectent des chiens, puis les considérant comme des sources d’agression potentielles, ils les dématérialisent. La suite du morceau est l’audition du rapport technique en langage dronesque retourné à la flotte des gris stationnée quelque part dans un quadrant.


Pour examiner le fichier source, c’est comme d’habitude, c’est gratuit et c’est par ici.

Bunny Max

Maxime

Pourquoi pas

14/06/2012 Commentaires fermés

Je ne vous avais pas dit que lorsque j’étais petit j’étais persuadé qu’un jour je serais une star internationale ? Le problème, c’est qu’arrivé à la moitié de ma vie, je ne crois pas être connu même par les voisins du fond de ma rue, c’est dire si ça semble compromis. On va dire que l’avantage de cette situation, c’est qu’on est soumis à aucune forme de pression publique pour créer un truc à la mode. Dans le genre : artiste indépendant du système, on peut aller loin, comme par exemple dans cette piste, appelée Biohazard, composée à 95% à base de bruits de pets réels :

Quand je dis réels, je dis qu’ils ont été échantillonnés en stéréo dans les toilettes par des américains consciencieux. Bien que l’idée m’ait traversé l’esprit plus d’une fois de les échantillonner moi-même dans ma propre cuvette, j’ai vite rencontré quelques problèmes du fait que je ne détenais pas de field recorder (un enregistreur compact), mais juste une caméra vidéo HD assez large et difficile à manier, celle justement utilisée dans la section VFX, et je ne voulais pas lui faire courir le risque de tomber dans le rond ou de subir quelques éclaboussures.

Donc du kick de batterie au clac des percussions, tout provient de pets divers et variés, bien entendu la ligne mélodique n’est pas faite à base de cuivres, mais de pets passés au sampleur. La seule chose que je n’ai pu convenablement faire à base de pets étant la douce forme d’onde sinusoïdale, qui m’aura juste servi pour faire une subtile infra-basse. J’ai aussi utilisé quelques interjections classiques issues du monde techno, pour donner une illusion de backgrounbd rap/hip hop, en abusant un peu des multitap delays, mais ça rend bien.

Voilà donc même si je ne serai jamais célèbre, je n’aimerais pas trop le devenir par hasard, grâce à ce gag, donc ce post va probablement être lu par 10 personnes, si ces dernières pouvaient ne pas trop ébruiter, partager, ça serait l’idéal. Si par contre vous avez besoin d’utiliser les samples de pets en stéréo soigneusement sélectionnés, je vous refile le lien vers le fichier source de la musique, comme d’habitude, c’est par ici.

Bien à vous

Maxime

Reconstruction Cérébrale

15/05/2012 Commentaires fermés

Si les « Zeta Transmissions’ ne vous avaient pas suffi, comme exemple de saucissonnage, j’en ai un autre pour vous qui s’appelle Brain Rebuilt (trad. reconstruction du cerveau) :

Le concept est était peu évident, puisqu’il imposait d’utiliser d’une part des breakbeats prédéfinis, et d’autre part un synthétiseur émulant des « pads » à savoir des gros échantillons qui forment des fonds lents et évolutifs : PadSynth pour Renoise (un plugin gratuit). A la base, avec un cadre pareil, on fait de la musique de relaxation cosmique. Le problème c’est que j’ai commencé la piste à cent à l’heure, en utilisant les breakbeats au double de leur vitesse initiale, donc j’ai du carrément revoir mes options sur les autres instruments, et transformer l’expérience Padsynth initialement conçue comme quelque chose de très relaxant, en quelque chose de très fragmenté, rapide et saucissonné.La ligne mélodique, passe dans un hachoir étrange et lui donne un style pointilliste nouveau.

J’avais aussi permis si la situation l’exigeait de rajouter un échantillon « maison » mais pas supérieur à 10 secondes. Grâce à ce complément de règle de travail, j’ai pu créer un échantillon utile, contenant deux choses, primo une basse au son plus sec et varié, et secundo une punch line type « Lyrics : « People who’re surgically rebuilding their faces forget all the time to rebuild their brains« . Pour produire le son de cette punch line j’ai simplement utilisé un système en ligne appelé ATT Natural Voice TTS technology. Histoire de conclure, j’ai décidé de faire l’inverse sur les dernières mesure, à savoir ralentir les breakbeats au double, ce qui m’a permis de faire un final plus planant, tout en étirant la ligne mélodique découpée en pointillée avec des reverbs cumulées.

Enfin il m’a fallu tout juste quatre heures pour mettre l’ensemble en place, vous pouvez comme d’habitude jeter un oeil sur le setup du mix en téléchargeant le fichier .xrns ici.

Merci pour votre écoute, et à bientôt !

Maxime LORRAI - Expérimentations

Maxime

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Time Laaapse

24/01/2012 Commentaires fermés

Je ne vous avais même pas dit que je béta-testais activement la dernière version de Renoise, la 2.8. Pour l’instant, nous en somme à la 2.8.b6, la RC1 s’approche fermement. Cette version ne propose à première vue sur le papier pas grand chose d’extraordinaires ni de renversant, en termes d’effets sonores ou de processeurs digitaux de signal.

Cependant, la version est truffée de myriades d’améliorations, surtout ergonomiques, qui rendent le travail encore plus fluide, encore plus simple, encore plus rapide, bref : l’interface a été repensée pour devenir plus efficace. Font ainsi leurs apparitions des fonctions qui sont restées longtemps dans les rêves des utilisateurs assidus, en particulier ceux dont les compos forment des orchestrations nécessitant en moyenne 60 pistes : la fonction « track grouping », qui permet de disposer les pistes dans un groupe, et de grouper les groupes eux-mêmes dans d’autres groupes, à la façon des poupées russes et sous plus de 6 sous-niveaux imbriqués. En plus de ces fonctions, les pistes une fois abouties peuvent être réduites, elles peuvent de même être colorisées. De la sorte, se repérer rapidement et efficacement au sein d’orchestrations complexes n’est plus un cauchemar, un artiste dote d’un tant soit peu de sens d’organisation structure son plan de travail en logiques de groupes colorés, clairement définis. Améliorations notables aussi niveau mastering, le spectrum anayser se rapproche de quelque chose d’utile. Il s’agrémente d’un mode de comparaison du spectre entre pistes, fort pratique, ainsi que de modes de visualisations du spectre en histogrammes, polychromiques, ou en monochrome. Le phase meter est enfin utilisable,  bref, la qualité de la masterisation va monter d’un cran. L’éditeur de samples intégré gère enfin parfaitement des samples stéreos qu’il édite dans chaque canal séparément. Les fenêtres des enveloppes d’instrument ont été rendues détachables, maximisables, ou même flottantes pour quelques cas extrêmes. Alors que j’ai pu sur certains exemples précédents avouer avoir sué anormalement sur la définition de certaines courbes graphiques,  cette amélioration ergonomique me simplifie énormément le travail. Enfin les commandes de pattern, si ardues à comprendre pour les novices, ont été ré-écrites et utilisent des lettres de l’alphabet au lieu de chiffres, et pour être plus logiques ces lettres ont un rapport avec les actions à effectuer sur le sample.

Le multisend device a été repensé. Produisant quelques problèmes dans sa version initiale, il a été réhaussé de modes de lancement alternatifs, qui ne produisent plus d’inversion de phase dans la bande du milieu. Grosse surprise aussi niveau des DSP natifs, apparition d’un repeater ultra-granulaire mains néanmoins simple à utiliser, idéal au sein de l’arsenal des outils prompts à découper au nanomètre le moindre grain de sample. Malgré l’attrait dudit repeater, c’est un DSP nomme multitap, qui est la grosse sensation de cette release. C’est une sorte de delay mais à 4 niveaux, entièrement paramétrables, dotés d’un filtre pour chaque niveau, et qui m’a totalement séduit. Super nouvelle, l’exciter natif de renoise est aussi une petite bomba. Pour votre information, un exciter a pour vocation d’améliorer la netteté de certains harmoniques. On l’utilise pour revigorer les sons plats, ternes et délavés. Il est d’usage de dire que les exciters digitaux sont souvent peu performants  comparativement à leur pendant matériel analogique. On rentre là d’ailleurs à peu près dans la même rengaine que les compresseurs dont on dit que seuls les compresseurs matériels / analogiques sont capables d’aboutir au son « pro » tant recherché par les producteurs. Eh bien, l’exciter de renoise ferait presque mentir les spécialistes, tant il produit un résultat propre, clair, et sans bavures. Voici un premier exemple posté sur blip.tv (video LD) qui j’espère ne sera pas le dernier, où je présente une compo effectuée rapidement avec certaines des nouvelles fonctionnalités de la 2.8…

La vidéo du titre est dispo sur youtube (video HD) ici ou alors, faut de mieux, écouter le titre depuis mon compte soundcloud là :

A la base je souhaitais faire du dubstep minimal, mais en fait, j’ai opté pour quelque chose d’assez fort, et très peu minimal ; de toutes façons, un mix est un équilibre, et une fois que mon mix a été trouvé, je ne pouvais plus revenir en arrière, au risque de compromettre tout l’équilibre de la compo et de devoir tout recommencer à zéro. Comme d’habitude, je ne garde pas jalousement pour moi cette composition, que vous pouvez observer et analyser en téléchargeant son fichier source .xrns gratos ici.

Je vous remercie pour votre écoute, @ bientôt !

Dream

Maxime

Le serial killer était habillé en père Noël

25/12/2011 Commentaires fermés
Rare Exports

Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire…

Le genre saisonnier est très actif aux USA. Il s’agit de sorties artistiques très événementielles et qui correspondent aux grands moments de la vie sociale, par exemple, Noël, mais on a aussi Halloween, par exemple. Donc pensant faire ce genre de piste je suis parti d’une bibliothèque d’échantillons orientés père Noël.

Mais, une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de puiser plus d’inspiration pas seulement sur la base d’une librairie limitée, mais aussi, sur un repère visuel. J’ai téléchargé une photo (cf. celle du dessus)  au hasard des photos qui défilaient dans l’actualité cinématographique. Et, si vous regardez cette photo, vous constaterez que l’enfant a vu quelque chose ou quelqu’un, disons qu’il s’appelle Stan. Mais qui est Stan ? La réponse doit être musicale ou sonore, et bien entendu, si vous lisez le titre de cet article vous comprendrez assez rapidement ma façon de répondre.

Pour effectuer cette piste assez sombre, j’ai utilisé quelques effets spécifiques dont le reverse delay/reverb. Si vous inversez un échantillon et si vous lui appliquez un delay ou une reverb, lorsque vous le remettez à l’endroit une fois l’écho reverb appliqué, un effet assez lugubre se produit. Autre technique simplissime, le ralenti d’un rire, le rend assez glauque. Enfin et c’est le plus notable, j’ai bâti de mes mains, (je dirais plutôt avec mes deux doigts) une étonnante technique de vocoding en natif sous renoise. Et quand je dis natif, c’est natif ! Vous pensiez que ce n’était pas possible ?…

Un vocodeur est un synthé dont les modulations spectrales suivent celles d’une autre forme d’onde que celle du synthé, et la plupart du temps, cette autre forme d’onde contient des parties vocales, ce qui donne l’impression que le synthé « chante » humainement. L’astuce repose sur une série de pistes « send » montées en parallèle, qui analysent des courtes plages de fréquence et renvoient le volume pour chaque plage dans une piste voisine par où passe le signal du synthé. Je fais donc amplement l’usage des DSP *Filter (pour segmenter le spectrum) et du meta device nommé *Signal Follower (pour isoler la valeur du volume pour chaque segment spectral) . Dis comme cela c’est assez difficile à comprendre, déjà voici le résultat audible :

Bon la piste n’est pas très belle à l’écoute, c’est plus une étude qu’un morceau fini ou abouti, mais ça ne peut que vous permettre de comprendre le principe d’un vocodeur. Comme d’habitude, si vous souhaitez télécharger cette musique en format natif .XRNS, elle est disponible gratos ici ; ça peut même vous servir de base pour la constitution de vos propres musiques, il vous suffit de supprimer mes instruments et mes patterns, ne gardez que le setup général et remplissez-le avec vos propres idées musicales.

Merci pour votre lecture ! et @ bientôt !

Maxime

Creepy Old Schmock

 

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Le Diamant Ecarlate

13/12/2011 Commentaires fermés

 

Le précédent tour de chauffe fut un peu bref, un peu vite expédié, sur ReSynth 2.0. Il faut dire que, entre la découverte de SkyRim, la Kinect, et les divers problèmes de santé que je me suis farci, j’ai eu peu de temps pour pondre une super copie. On aura jugé donc de bon ton d’en remettre une petite couche, cette fois-ci avec le temps, le sérieux, et la conscience du devoir accompli.

Allez savoir pourquoi, la mode étant au bon vieux scratch de hip hop j’ai fait de mon mieux pour vous trouver le moyen d’en simuler nativement le fonctionnement dans Renoise, sans même me fatiguer à utiliser le moindre échantillon prédéfini.Pour réaliser cette simulation, je me suis dit que le scratch consistait à jouer plus ou moins vite et de façon syncopée ou rythmée, d’avant en arrière, les sons gravés sur vinyle. Mine de rien, cette accélération de la vitesse de rotation d’avant en arrière, peut être simulée sur un tracker, qui contrôle justement les playbacks d’échantillon en vitesse comme en tonalité, selon une minutie et une précision granulaire. Je suis donc parti d’un sample généré sous ReSynth, à jouer de façon accélérée ou ralentie. Je pouvais tout à fait utiliser les commandes de pitch up, down, de portamento et de reverse playback pour simuler le scratch dans la section des commandes de pattern, au sein d’une colonne dédiée. Mais j’ai choisi une autre option un peu moins attendue :  fabriquer mes séquences de scratch directement dans la section des instruments, niveau enveloppes de volume et de pitch shift. Ma méthode n’a donc pas consisté à utiliser les commandes de pattern, mais une solution 100% graphique. La seule difficulté était que cette méthode ne permet aucun reverse playback. Il allait donc falloir choisir un instrument de base qui fait illusion. Je n’en ai trouvé qu’un seul : le bruit lui-même. Bruit qui peut parfaitement sortir de ReSynth puisque, un de ses 4 oscillateurs permet de pondre du bruit.

Concernant cette solution, et vu la petitesse des espaces d’édition d’enveloppes graphiques alloué dans la version 2.7.2 de Renoise, on pourrait parler d’une technique aussi pratique que la sodomie des coléoptères ou des drosophiles. Elle consiste donc à s’appuyer complètement sur l’accélération et la décélération de vitesse d’échantillon de bruit, produites au sein des courbes graphiques dessinées à la main, qui sont accessibles depuis la tabulation « Instrument setup » au sein de Renoise. Le résultat est tout à fait honorable, et permet d’ailleurs une facile exportation de l’instrument ReSynth, qui une fois converti en fichier .xrni, pourra sur n’importe quel poste, exécuter une figure de groove de scratch prédéfinie sur n’importe quel plateforme lançant Renoise.

Pour le reste des techniques, elles relèvent toujours de ma configuration de compression parallèle multibande, avec une petite nuance sur la première bande de 0Hz à 150Hz, qui passe maintenant systématiquement à travers un convertisseur stréréo->mono, qui positionne automatiquement donc tous les sons de basse ou de kick au centre du champ d’écoute, me facilitant amplement la gestion des niveaux de basses au sein du mix.

Envie de voir de vos yeux les chaînes d’effets et les réglages des DSPs ? Pour télécharger le fichier .xrns de cette piste, et l’écouter en super qualité, pas de problème, c’est gratuit, et c’est par ici.

MAXIME LORRAI - Red Caliber

MAXIME