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Les drones de l’espaaaaace : ils arrivent

10/10/2012 Commentaires fermés

Voilà donc pour ceux et celles qui n’étaient pas au courant, j’étais le « Super Rabbit » de la ligue des supatrackas. Dommage, je n’ai pas gagné la compétition, mais il faut dire que dans le genre DnB, je me suis cogné aux ténors, dont le gagnant lui-même. Globalement la musique représente l’arrivée de drones envoyés par la confédération galactique des gris, à l’approche de leur aire d’atterrissage ils détectent des chiens, puis les considérant comme des sources d’agression potentielles, ils les dématérialisent. La suite du morceau est l’audition du rapport technique en langage dronesque retourné à la flotte des gris stationnée quelque part dans un quadrant.

Pour examiner le fichier source, c’est comme d’habitude, c’est gratuit et c’est par ici.

Maxime

Time Laaapse

24/01/2012 Commentaires fermés

Je ne vous avais même pas dit que je béta-testais activement la dernière version de Renoise, la 2.8. Pour l’instant, nous en somme à la 2.8.b6, la RC1 s’approche fermement. Cette version ne propose à première vue sur le papier pas grand chose d’extraordinaires ni de renversant, en termes d’effets sonores ou de processeurs digitaux de signal.

Cependant, la version est truffée de myriades d’améliorations, surtout ergonomiques, qui rendent le travail encore plus fluide, encore plus simple, encore plus rapide, bref : l’interface a été repensée pour devenir plus efficace. Font ainsi leurs apparitions des fonctions qui sont restées longtemps dans les rêves des utilisateurs assidus, en particulier ceux dont les compos forment des orchestrations nécessitant en moyenne 60 pistes : la fonction « track grouping », qui permet de disposer les pistes dans un groupe, et de grouper les groupes eux-mêmes dans d’autres groupes, à la façon des poupées russes et sous plus de 6 sous-niveaux imbriqués. En plus de ces fonctions, les pistes une fois abouties peuvent être réduites, elles peuvent de même être colorisées. De la sorte, se repérer rapidement et efficacement au sein d’orchestrations complexes n’est plus un cauchemar, un artiste dote d’un tant soit peu de sens d’organisation structure son plan de travail en logiques de groupes colorés, clairement définis. Améliorations notables aussi niveau mastering, le spectrum anayser se rapproche de quelque chose d’utile. Il s’agrémente d’un mode de comparaison du spectre entre pistes, fort pratique, ainsi que de modes de visualisations du spectre en histogrammes, polychromiques, ou en monochrome. Le phase meter est enfin utilisable,  bref, la qualité de la masterisation va monter d’un cran. L’éditeur de samples intégré gère enfin parfaitement des samples stéreos qu’il édite dans chaque canal séparément. Les fenêtres des enveloppes d’instrument ont été rendues détachables, maximisables, ou même flottantes pour quelques cas extrêmes. Alors que j’ai pu sur certains exemples précédents avouer avoir sué anormalement sur la définition de certaines courbes graphiques,  cette amélioration ergonomique me simplifie énormément le travail. Enfin les commandes de pattern, si ardues à comprendre pour les novices, ont été ré-écrites et utilisent des lettres de l’alphabet au lieu de chiffres, et pour être plus logiques ces lettres ont un rapport avec les actions à effectuer sur le sample.

Le multisend device a été repensé. Produisant quelques problèmes dans sa version initiale, il a été réhaussé de modes de lancement alternatifs, qui ne produisent plus d’inversion de phase dans la bande du milieu. Grosse surprise aussi niveau des DSP natifs, apparition d’un repeater ultra-granulaire mains néanmoins simple à utiliser, idéal au sein de l’arsenal des outils prompts à découper au nanomètre le moindre grain de sample. Malgré l’attrait dudit repeater, c’est un DSP nomme multitap, qui est la grosse sensation de cette release. C’est une sorte de delay mais à 4 niveaux, entièrement paramétrables, dotés d’un filtre pour chaque niveau, et qui m’a totalement séduit. Super nouvelle, l’exciter natif de renoise est aussi une petite bomba. Pour votre information, un exciter a pour vocation d’améliorer la netteté de certains harmoniques. On l’utilise pour revigorer les sons plats, ternes et délavés. Il est d’usage de dire que les exciters digitaux sont souvent peu performants  comparativement à leur pendant matériel analogique. On rentre là d’ailleurs à peu près dans la même rengaine que les compresseurs dont on dit que seuls les compresseurs matériels / analogiques sont capables d’aboutir au son « pro » tant recherché par les producteurs. Eh bien, l’exciter de renoise ferait presque mentir les spécialistes, tant il produit un résultat propre, clair, et sans bavures. Voici un premier exemple posté sur blip.tv (video LD) qui j’espère ne sera pas le dernier, où je présente une compo effectuée rapidement avec certaines des nouvelles fonctionnalités de la 2.8…

La vidéo du titre est dispo sur youtube (video HD) ici ou alors, faut de mieux, écouter le titre depuis mon compte soundcloud là :

A la base je souhaitais faire du dubstep minimal, mais en fait, j’ai opté pour quelque chose d’assez fort, et très peu minimal ; de toutes façons, un mix est un équilibre, et une fois que mon mix a été trouvé, je ne pouvais plus revenir en arrière, au risque de compromettre tout l’équilibre de la compo et de devoir tout recommencer à zéro. Comme d’habitude, je ne garde pas jalousement pour moi cette composition, que vous pouvez observer et analyser en téléchargeant son fichier source .xrns gratos ici.

Je vous remercie pour votre écoute, @ bientôt !

Dream

Maxime

Le serial killer était habillé en père Noël

25/12/2011 Commentaires fermés

Rare Exports

Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire…

Le genre saisonnier est très actif aux USA. Il s’agit de sorties artistiques très événementielles et qui correspondent aux grands moments de la vie sociale, par exemple, Noël, mais on a aussi Halloween, par exemple. Donc pensant faire ce genre de piste je suis parti d’une bibliothèque d’échantillons orientés père Noël.

Mais, une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de puiser plus d’inspiration pas seulement sur la base d’une librairie limitée, mais aussi, sur un repère visuel. J’ai téléchargé une photo (cf. celle du dessus)  au hasard des photos qui défilaient dans l’actualité cinématographique. Et, si vous regardez cette photo, vous constaterez que l’enfant a vu quelque chose ou quelqu’un, disons qu’il s’appelle Stan. Mais qui est Stan ? La réponse doit être musicale ou sonore, et bien entendu, si vous lisez le titre de cet article vous comprendrez assez rapidement ma façon de répondre.

Pour effectuer cette piste assez sombre, j’ai utilisé quelques effets spécifiques dont le reverse delay/reverb. Si vous inversez un échantillon et si vous lui appliquez un delay ou une reverb, lorsque vous le remettez à l’endroit une fois l’écho reverb appliqué, un effet assez lugubre se produit. Autre technique simplissime, le ralenti d’un rire, le rend assez glauque. Enfin et c’est le plus notable, j’ai bâti de mes mains, (je dirais plutôt avec mes deux doigts) une étonnante technique de vocoding en natif sous renoise. Et quand je dis natif, c’est natif ! Vous pensiez que ce n’était pas possible ?…

Un vocodeur est un synthé dont les modulations spectrales suivent celles d’une autre forme d’onde que celle du synthé, et la plupart du temps, cette autre forme d’onde contient des parties vocales, ce qui donne l’impression que le synthé « chante » humainement. L’astuce repose sur une série de pistes « send » montées en parallèle, qui analysent des courtes plages de fréquence et renvoient le volume pour chaque plage dans une piste voisine par où passe le signal du synthé. Je fais donc amplement l’usage des DSP *Filter (pour segmenter le spectrum) et du meta device nommé *Signal Follower (pour isoler la valeur du volume pour chaque segment spectral) . Dis comme cela c’est assez difficile à comprendre, déjà voici le résultat audible :

Bon la piste n’est pas très belle à l’écoute, c’est plus une étude qu’un morceau fini ou abouti, mais ça ne peut que vous permettre de comprendre le principe d’un vocodeur. Comme d’habitude, si vous souhaitez télécharger cette musique en format natif .XRNS, elle est disponible gratos ici ; ça peut même vous servir de base pour la constitution de vos propres musiques, il vous suffit de supprimer mes instruments et mes patterns, ne gardez que le setup général et remplissez-le avec vos propres idées musicales.

Merci pour votre lecture ! et @ bientôt !

Maxime

Creepy Old Schmock

 

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Le Diamant Ecarlate

13/12/2011 Commentaires fermés

 

Le précédent tour de chauffe fut un peu bref, un peu vite expédié, sur ReSynth 2.0. Il faut dire que, entre la découverte de SkyRim, la Kinect, et les divers problèmes de santé que je me suis farci, j’ai eu peu de temps pour pondre une super copie. On aura jugé donc de bon ton d’en remettre une petite couche, cette fois-ci avec le temps, le sérieux, et la conscience du devoir accompli.

Allez savoir pourquoi, la mode étant au bon vieux scratch de hip hop j’ai fait de mon mieux pour vous trouver le moyen d’en simuler nativement le fonctionnement dans Renoise, sans même me fatiguer à utiliser le moindre échantillon prédéfini.Pour réaliser cette simulation, je me suis dit que le scratch consistait à jouer plus ou moins vite et de façon syncopée ou rythmée, d’avant en arrière, les sons gravés sur vinyle. Mine de rien, cette accélération de la vitesse de rotation d’avant en arrière, peut être simulée sur un tracker, qui contrôle justement les playbacks d’échantillon en vitesse comme en tonalité, selon une minutie et une précision granulaire. Je suis donc parti d’un sample généré sous ReSynth, à jouer de façon accélérée ou ralentie. Je pouvais tout à fait utiliser les commandes de pitch up, down, de portamento et de reverse playback pour simuler le scratch dans la section des commandes de pattern, au sein d’une colonne dédiée. Mais j’ai choisi une autre option un peu moins attendue :  fabriquer mes séquences de scratch directement dans la section des instruments, niveau enveloppes de volume et de pitch shift. Ma méthode n’a donc pas consisté à utiliser les commandes de pattern, mais une solution 100% graphique. La seule difficulté était que cette méthode ne permet aucun reverse playback. Il allait donc falloir choisir un instrument de base qui fait illusion. Je n’en ai trouvé qu’un seul : le bruit lui-même. Bruit qui peut parfaitement sortir de ReSynth puisque, un de ses 4 oscillateurs permet de pondre du bruit.

Concernant cette solution, et vu la petitesse des espaces d’édition d’enveloppes graphiques alloué dans la version 2.7.2 de Renoise, on pourrait parler d’une technique aussi pratique que la sodomie des coléoptères ou des drosophiles. Elle consiste donc à s’appuyer complètement sur l’accélération et la décélération de vitesse d’échantillon de bruit, produites au sein des courbes graphiques dessinées à la main, qui sont accessibles depuis la tabulation « Instrument setup » au sein de Renoise. Le résultat est tout à fait honorable, et permet d’ailleurs une facile exportation de l’instrument ReSynth, qui une fois converti en fichier .xrni, pourra sur n’importe quel poste, exécuter une figure de groove de scratch prédéfinie sur n’importe quel plateforme lançant Renoise.

Pour le reste des techniques, elles relèvent toujours de ma configuration de compression parallèle multibande, avec une petite nuance sur la première bande de 0Hz à 150Hz, qui passe maintenant systématiquement à travers un convertisseur stréréo->mono, qui positionne automatiquement donc tous les sons de basse ou de kick au centre du champ d’écoute, me facilitant amplement la gestion des niveaux de basses au sein du mix.

Envie de voir de vos yeux les chaînes d’effets et les réglages des DSPs ? Pour télécharger le fichier .xrns de cette piste, et l’écouter en super qualité, pas de problème, c’est gratuit, et c’est par ici.

MAXIME LORRAI - Red Caliber

MAXIME

Quix Done, test de ReSynth 2 (utilitaire pour Renoise 2.7.2)

29/11/2011 Commentaires fermés

Le problème avec Renoise 2.7.2, c’est qu’il est nécessaire d’avoir des échantillons pour s’en servir, si l’on a aucun instrument virtuel sous la main. Et la plupart du temps, les sons d’échantillons proviennent de synthétiseurs capables de partir de formes d’ondes sonores simples qui passent une fois produites dans une série de filtres et de processus les transformant, et leur donnant plus de personnalité. Vu qu’on sait que Renoise est particulièrement capable en matière de chaines d’effets et de filtres divers et variés, on se dit qu’il ne lui restait plus qu’à intégrer un simple générateur d’ondes basiques (sinusoïdes, triangulaires, carrées, dents de scie, aléatoires). Mine de rien, avec ces quelques formes, et un peu de science des effets, on peut produire une grande variété de possibilités sonores. Voici l’interface du générateur.

Voici l’interface de ReSynth 2, parfaitement intégrée dans celle de Renoise

Ce module n’est pas un instrument virtuel VSTi, c’est un utilitaire programmé en LUA qui se greffe au logiciel, comme les plugins de Firefox se greffent à Firefox. Cela ressemble finalement en grande partie à l’allure d’une grande majorité de synthés à ceci prêt que ce module n’intègre pas du tout les enveloppes ADSR, les filtres, etc… mais peu importe, tout peut être introduit à posteriori, puisque Renoise sait si bien le faire. Voici pour exemple une petite démo vite faite, en à peine 2h30, pas plus, et à partir de là on obtient facilement sous Renoise 2.7.2 un kit de percussions, très numérique, rien de bien réaliste, des nappes analogiques, du vibraphone frétillant, mais aussi, en rajoutant un module de simulateur d’ampli à lampes, un son de guitare électrique. (Notez, le son est un peu naze au début, c’est normal ça vient de la compression audio, mais on n’a pas ces problèmes quand on joue le morceau sans compression directement depuis Renoise). Sinon, le résultat produit par ce synthé est pas mal du tout, au final. Curieux de jeter un œil sur tout ça ? Pas de problème, pour télécharger la piste en format .xrns, c’est par ici. Et pour installer l’utilitaire Resynth sous Renoise, c’est par là.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

Maxime

La chasse aux canards

28/11/2011 Commentaires fermés

Le petit dernier est légèrement barré.

Il utilise des échantillons d’effets spéciaux de cartoons, qui datent des années 60-70, dont The Roadrunner (Beep Beep & le Coyote), et Daffy Duck. A partir de là, pas facile de reproduire l’effet schizophrénique des partitions de cartoons américains. D’autant plus que l’exercice de style impose de posséder d’une part d’un orchestre symphonique, mais d’autre part, un son ultra-rétro, et pour ça, la grande difficulté est que je ne dispose d’aucun setup classique lofi(  de basse qualité ) capable de simuler le comportement particulier des enregistrements d’il y a 50 ans…

J’ai donc du me rabattre sur une stratégie qui consiste à faire du D&B, dont l’espèce de bondissement ludique se prête bien à l’accompagnement de ce genre de production animée. La combine consiste à downgrader un peu le son des instruments de percussions pour faire qu’il soit « homogène » et que les samples de « boink« , « wizz« , « duink« , et « tape-tapo-tape-tapo » ne choquent pas trop à l’audition. Quant à la basse, j’en ai sélectionné une qui dispose d’un son « ducky » (nasillard, aigre, et pincé), mais néanmoins rude et assez puissant, pour soutenir l’exercice de rythme du D&B (drum & bass).

Vous noterez que je ne trahis pas la patte qui fait mon style d’antan, on retrouve même sur la fin l’espèce d’accompagnement de masses ou de foule en liesse que j’utilisais déjà très tôt au sein de mes toutes premières compositions soundtrackées, il y a à peu près 15 ans. Bon, sinon, je l’ai dit par ailleurs, ça ne ressemble finalement pas à grand chose, et j’assume, je prends tout ça comme un exercice de style et un prétexte pour explorer les possibilités offertes par un système de composition qui me permet une mise en œuvre rapide de mes petites idées, si débiles ou improbables soient-elles. Encore une fois, si vous souhaitez pomper les échantillons, ou jeter un oeil sur le détail des techniques de la composition, c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

Maxime

Fouetté avec une chaîne de lames de rasoir

19/11/2011 Commentaires fermés

C’est à peu près la traduction française qu’on pourrait faire du nom du dernier machin musical que je viens de pondre sous Renoise 2.7.2 : The RazorWhip. Mon objectif était de tester mon dernier setup de mixage supposé méga-over-booster la présence sonore. On peut dire que sur ce point mes techniques de « sidechain compression » et « sidechain distorsion » ont fonctionné parfaitement en conjonction avec une compression parallèle multibande aux petits oignons. Il en résulte un son massif, « in your face« , mais en contrepartie assez rêche cependant, cette dureté et cette rugosité forment le seul bémol que je pourrais donner à cette stratégie. En tout cas je sais que je peux compter dessus si je fais un morceau qui demande un son agressif, punchy et une présence maximale.

Je ne sais pas si je compte à l’avenir renouveler l’expérience du style Dubstep (car dans ce morceau le genre musical en présence se dénomme ainsi).  Reste à retenir une astucieuse façon de créer / émuler une basse en natif sous Renoise, avec 3 oscillations subtilement détunées, et de moduler ce son de basse pour qu’il forme dans les sons aigus des sortes de « ewee ewee » vocaux humains. Ca se démarque des basses cycliques type « waw waw » du son Dubstep traditionnel. Comme d’habitude, si vous voulez étudier les combines pour produire et ce gros son, et cette espèce de bass-lead modulé spécialement, c’est gratuit et c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Batglasses

Maxime