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Fouetté avec une chaîne de lames de rasoir

19/11/2011 Commentaires fermés

C’est à peu près la traduction française qu’on pourrait faire du nom du dernier machin musical que je viens de pondre sous Renoise 2.7.2 : The RazorWhip. Mon objectif était de tester mon dernier setup de mixage supposé méga-over-booster la présence sonore. On peut dire que sur ce point mes techniques de « sidechain compression » et « sidechain distorsion » ont fonctionné parfaitement en conjonction avec une compression parallèle multibande aux petits oignons. Il en résulte un son massif, « in your face« , mais en contrepartie assez rêche cependant, cette dureté et cette rugosité forment le seul bémol que je pourrais donner à cette stratégie. En tout cas je sais que je peux compter dessus si je fais un morceau qui demande un son agressif, punchy et une présence maximale.

Je ne sais pas si je compte à l’avenir renouveler l’expérience du style Dubstep (car dans ce morceau le genre musical en présence se dénomme ainsi).  Reste à retenir une astucieuse façon de créer / émuler une basse en natif sous Renoise, avec 3 oscillations subtilement détunées, et de moduler ce son de basse pour qu’il forme dans les sons aigus des sortes de « ewee ewee » vocaux humains. Ca se démarque des basses cycliques type « waw waw » du son Dubstep traditionnel. Comme d’habitude, si vous voulez étudier les combines pour produire et ce gros son, et cette espèce de bass-lead modulé spécialement, c’est gratuit et c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Batglasses

Maxime

Tout est dans la *formule

21/10/2011 Commentaires fermés

 

Si vous avez jeté un œil sur mes tutoriels, vous aurez remarqué que je n’ai pour l’instant pas encore abordé la notion de meta-devices, à savoir en français, des modules qui contrôlent d’autres modules en particulier les effets sonore (écho, délai, réverb, disto, etc…). Pour la simple et bonne raison qu’on ne peut évoquer ces contrôleurs d’effets, sans avoir fini d’aborder en priorité la totalité des effets proposés par Renoise. Par exemple, au sein des tutoriels, restent non abordés le Mixeur EQ, lequel peut faire officle de pré-ampli (sous réserve), il manque en outre l’effet de simulateurs d’ampli à lampe, il manque le Gater qui coupe les sons indésirables, il manque le DC Offset qui recentre les signaux de sortie, il manque l’étude de certaines fonctions propres au Gainer (inversion de phase), et aussi le « Comb Filter » récemment ajouté dans la liste des filtres…Encore pas mal de pain sur la planche, donc.

A part ça, les meta-devices sont des contrôleurs qui s’additionnent aux racks, comme n’importe lesquels modules d’effets, mais qui – en tant que tels – ne produisent directement aucun son. Ils ne font que contrôler d’autres modules d’effets qui – eux – auront un impact sur le son. Pour exemple d’un contrôleur, vous en trouverez un nommé Signal Follower*, qui modifie les paramètres d’un DSP (situé sur n’importe quelle piste) en fonction du volume d’entrée du son qui passe par ledit Signal Follower. Imaginez contrôler la couleur d’une distorsion de guitare en fonction d’un volume de kick de batterie situé sur une autre piste : c’est ce que ce méta-device permet. A vrai dire, Renoise est le seul soundtracker à permettre aussi facilement ce genre d’acrobatie en deux tours de clics. Je prendrai la peine de vous montrer tout ça en vidéo.

Le contrôleur d’effets, intitulé *Formula Device, rentre donc dans cette catégorie de périphérique gouvernant d’autres périphériques. Il occupe en outre une place à part dans la liste : il est secret. Limite easter egg. En effet, il n’apparait aucunement dans la liste des modules rattachables à une piste, volontairement occulté. Et pour cause : ce contrôleur est en cours de beta-test. Je devrais même dire : pre-alpha test, vu qu’il ne s’agit que d’une première ébauche, assez instable, gracieusement laissée à la communauté par les développeurs de Renoise. L’installation de ce contrôleur en cours de développement est d’ailleurs spéciale, il faut le copier coller dans une barre d’effet Renoise standard, après avoir pris soin de le caser dans le presse papier de Windows dans son format natif XML.

Quel est le principe de ce contrôleur ? Simple mais déroutant : accueillir trois paramètres d’entrée maximum (A, B ou C), et renvoyer en sortie une autre valeur qui contrôlera n’importe quel DSP usuel, et entre les deux, des formules et équations mathématiques à inventer et introduire en langage LUA (langage de script très simple). On entre là dans un mode de programmation musicale et de définition de mixage extrêmement cérébral ce n’est pas peu dire. On est même loin, très loin de la musique instinctive, entrée en instantané et qui répond à une sensibilité développée entre un musicien et son instrument.  Ainsi, la modulation des effets répondait à des enchaînements de calculs, sinus, cosinus, tangentes, utilisation de pi, et autres complexités mathématiques. On me dira pourquoi pas ? En tout cas utiliser un tel  système de pilotage pour les effets, constitue un défi que je me devais de relever.

La difficulté de créer une musique qui contient ce meta-device est élevée, du fait de l’instabilité de ce module, du risque de plantage de Renoise et de perte définitive du travail antérieurement effectué. J’avais commencé par un genre très expérimental, mais mon travail a été rapidement perdu. Après une semaine de tests, d’essais et de plantages et de recommencements, je reconnais que ce défi fut difficile, mais après tout pas insurmontable. En auditionnant le résultat on n’imagine pas la complexité du montage impliqué :

Pour télécharger le fichier .xrns et visionner en avant-première le périphérique Formula* à l’action (testé 100% sans plantage) c’est par ICI. Les échantillons de départ étaient volontiers orientés vers une musique très rasta-jungle ou DnB, mais j’ai volontairement forcé ces samples à rentrer dans les contraintes de ma composition et des mes schémas mathématiques.

En ouvrant ce fichier avec Renoise, vous constaterez qu’il est pour cela truffé de meta-devices dont le Formula*. Ce dernier s’occupe souvent d’un RingMod, et contrôle en particulier la fréquence de son oscillateur intégré. Via le Formula* je me suis donc chargé de ce DSP pour produire selon le BEAT des bruits réguliers (blancs ou des impulsions), ou encore des effets de sirène « laser bubble » (je ne sais pas comment appeler ça autrement). J’ai du produire quelques fonctions utilisateur simples pour venir à bout de ce type d’effets. Bien entendu j’aurais aimé pouvoir bénéficier de plus de documentation (l’exploitation de tableaux dynamiques n’est pas aisée et produit des erreurs d’exécutions obscures, j’ai donc du renoncer pour l’instant à me servir de cette puissante aptitude en LUA). Enfin bon, ce n’est qu’un début, je l’espère. J’ai d’ailleurs pu réaliser un simulateur basique de Vocodeur rien qu’à partir de pistes auxiliaires et du fameux Signal Follower*.Il en résulte une utilisation finale du CPU assez importante, qui sur mon ordi de bureau dépasse parfois les 60%… On n’en est pas encore à une musique benchmark, rassurez vous, mais avec un peu de métier je risque de m’en approcher….

L’aspect jumpy de cette première composition m’a en tout cas fait penser à une grenouille bondissante et j’ai vite pensé à un nom de titre faisant allusion à cet animal. Au bout du compte, « free the frogs » (libérez les grenouilles) m’est apparu comme étant le meilleur choix de nom de titre. Je vous remercie pour votre écoute et à bientôt !

Maxime

Vomitory of Existence

12/10/2011 Commentaires fermés

Après avoir remporté avec brio l’ancien challenge des Dead Dog Renoise Competitions, j’ai eu le droit d’en définir un nouveau. Mais vu que les participations se font plutôt maigres ces derniers temps, j’ai pris la décision de simplifier les règles au maximum. J’ai mis à disposition des artistes une sélection d’échantillons dont un composés de samples de cris de cochons et j’ai imposé l’usage du cri de cochon.

The Gruik Is Coming

Les autres instruments proposés ont été volontiers puisés dans ma section : grindcore (genre de métal extrême très underground, et surtout très marrant à écouter), ce qui constituait là une indication forte quant à la solution à apporter à ce défi. Pour une fois je n’ai pas terminé premier mais simplement premier ex aequo ce qui n’est pas somme toute trop déshonorant.

Bien sûr, comme d’habitude, si vous voulez jeter un oeil sur le .xrns, c’est par ici.

Mieux vaut être un Orc qu'un Troll

MAXIME

The Alliance Squadron

30/09/2011 Commentaires fermés

On va continuer aujourd’hui dans le registre de la démonstration technique.

La derniere fois, « PlanC » vous a montré un astucieux usage d’une technique de synthèse sonore, ne nécessitant aucun sample, et me permettant de produire un drumkit honorable dans des pistes auxiliaires. Je ne vous avais d’ailleurs pas annoncé que PlanC avait avec brio remporté l’opus #20 du Dead Dog Renoise Competition. J’ai donc eu l’immense privilège de définir le prochain défi. Et, histoire de me mettre moi-même la barre un peu haut, j’ai songé à un défi consistant à programmer une musique pour « space opéra », avec si possible quelques effets. Le problème : une semaine passe vite, mais après tout, si ce n’était pas difficile, ça ne serait pas non plus très stimulant. Après quelques heures par soir à suer sur le concept et toute une après midi à cravacher en tracking sur Renoise, j’ai fini par pondre in extremis ça :

Pour info, j’ai du grapiller beaucoup d’instruments virtuels pour arriver à produire la dramatisation finale, qui fait très Hollywood. Le package est assez lourd, pour une fois, ça change nettement des modules minimalistes, et pour cause, tous les instruments sont grappillés en 32bits stéréo. Je me suis, pour l’occasion, ouvert un compte megaupload, afin d’y stocker en ligne mes éventuels « gros » modules .xrns (dont celui-ci) et faciliter leur partage. Si vous souhaitez jeter un coup d’oeil dans le cambouis de la compo, c’est sur mon espace public dropbox par là.

La création de ce module répond au visionnage récent de BSG (BattleStar Galactica), lequel suivait du reste le visionnage hivernal en home video de SGU (Stargate Universe – saison 1). Suite à ça, j’ai eu en arrière-plan dans mon cerveau la volonté de produire une forme d’immersion spatiale, mais sans trop savoir dans quel contexte je pourrais me mobiliser sur ce thème. A l’origine la piste devait être bien plus longue. J’avais en effet prévu d’y ajouter des dialogues, dont ceux de deux pilotes de chasse humains, enrobés de blips de cockpits. J’avais aussi prévu d’émailler la partie « marche impériale » de voix assez robotiques que j’avais nommées biozods. Mais le morceau tirait sur les 9 minutes et les parties parlées bien qu’immersives, manquent d’intérêt littéraire et musical… vu l’aspect grotesque de certains dialogues, et vu que le final tirait vers quelque chose d’assez dramatique ou émotionnel, j’ai raboté la piste, pour y éliminer tout ce qui gênait, créait des temps morts, et enfin, pour ne garder que quelques effets utiles (bruits de réacteurs de moteurs d’avions de chasse, drones de l’espace, et blips cosmiques).

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Astronaute

Maxime

* Suite aux récents événements impliquant le site megaupload dans la guerre du/contre le piratage, mon compte dédié (et donc le lien où the alliance squadron est  stocké) reste inaccessible. Merci le FBI, d’avoir fait cesser l’activité des méchants violeurs de copyright, en coupant la branche malade, l’arbre, et toute la forêt autour.

Plan C

24/08/2011 Commentaires fermés

Ce ne sont pas les lourdeurs atmosphériques actuelles qui pourront m’empêcher de participer aux « Dead Dog Renoise Competitions« . Il s’agit d’une compétition appréciée et dédiée aux amateurs de Renoise. Le pack de samples (assez bien équilibré) est défini par les organisateurs et les participants ont deux semaines maxi (parfois une semaine et demie) pour terminer un morceau lequel est ensuite écouté par tous avant d’être soumis à un système de vote collectif intégré dans la technologie des forums.

Le vainqueur de la compétition, a l’illustre privilège de définir les nouvelles règles du jeu pour le prochain round. Il faut admettre que les contraintes sont devenues extrêmement ardues à assumer. Ce qui fait le charme et le stimulant de cette compétition soit dit en passant. La dernière contrainte en date est de limiter les pistes normales à 1 maximum et 1 colonne de notes maximum (!) , on peut cependant créer autant de pistes auxiliaires que l’on souhaite et autant de colonnes d’effets, mais au sein de cette limitation, les compétences de tracking assez poussées seront nécessaires. Un exercice qui n’est pas à la portée des débutants. Voici en tout cas ma participation :

Hé oui : ça commence simplement, mais la richesse de l’ensemble advient progressivement et on doit bien admettre qu’à la fin, l’arrangement est complet. il n’y a donc qu’une seule piste normale là dedans et un paquet de pistes auxiliaires. Si vous souhaitez jeter un coup d’œil sur le fichier .xrns pour éplucher les trucs et techniques secrètes utilisées, c’est par ici.

Merci pour votre écoute et à bientôt.

To be do

Maxime

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Riots

10/08/2011 Commentaires fermés

Voici une petite composition. Elle a été faite dans le cadre d’une compétition musico-sportive entre artistes amateurs du logiciel Renoise. Pour corser l’affaire, le BPM est à 63 maximum et le paramètre LPB est fixé à 1 seulement, afin de forcer les participants à slicer leurs échantillons ou à utiliser des commandes type « retrigger » ou « delay ». Ces limitations et ces contraintes sont si fortes que je n’ai pas pu finalement aller jusqu’au bout de mon concept en 4-4-4 (4 pistes 4 instruments 4 heures). On aura bien 4 instruments et 4 heures de travail mais impossible de créer une seule drumtrack dans de telles conditions sans la fragmenter en plusieurs sous-pistes.

Si vous voulez télécharger la musique en .mp3 HQ et visualiser le fichier .xrns, merci de cliquer ici.

MAXIME LORRAI - Batlatex

MAXIME