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Any Beat Too Slow

29/06/2013 Commentaires fermés

Alors pour celle-là il s’agit de poursuivre le morceau Zeta Nano Replicators. Ces petites bestioles créent des mini trous de vers cosmiques pour voyager et finissent par conclure qu’à l’intérieur d’un trou de vers la temporalité est comme trop lente. Bon je sais c’est très con comme sujet pour une musique, mais on fait avec ce qu’on a :

Donc c’est fait avec 8 samples seulement, dont les 3 quarts sont des éléments de kits de batterie. Je n’ai finalement utilisé qu’un seul sample pour les tonalités, c’est le « son d’orgue », qui est assez neutre pour être remanié à toutes les sauces et servir in extenso de basse, de ligne mélodique, de ligne acide.La difficulté d’éclater ce son en plusieurs domaines couvrant tout le spectrum est certaine et impose de bien connaître les effets pour le diversifier.

Tout le sample pack est gracieusement fourni par Slow_Li le producteur de mes remixes. Et son drumkit sonne pas mal du tout, en particulier le kick, très lourd, un peu humide en fin de queue, juste assez d’air pour ne pas étouffer non plus. Ca a été un plaisir de donner du kick très binaire sur celle-ci, sans aucun groove, histoire de bien le manger, de façon éhontée et sans complexe.

Vous remarquerez en petite surprise que j’ai développé un vocodeur interne assez flexible à l’instar de ce que j’avais déjà fait dans la compo appelée « Stan Here », à ceci près que la flexibilité du truc est un peu améliorée (j’ai rendu les largeurs de bandes paramétrables et la sensibilité de détection des fréquences paramétrable aussi). De ce fait, j’ai plus aucun problème d’adaptation du vocodeur aux sons qu’il avale, il suffit de régler deux sliders à gauche ou à droite et toute le setup suit.

Vous voulez jeter un oeil sur le fichier source .xrns ? Okay, c’est comme d’habitude, c’est gratuit, et c’est [par ici].

Je vous remercie pour votre écoute, et à bientôt !

Maxime

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J’ai encore mieux compris

21/03/2012 Commentaires fermés

Oui juste un petit post pour vous dire qu’il est inutile d’essayer de me contacter sur mon numéro Free Mobile o6 51 97 69 62 puisque j’ai résilié cet abonnement. Vous risquez de tomber probablement sur quelqu’un d’autre qui capte vraiment le réseau là où il est et pas une fois sur trois, peut-être, en fonction.

Bien à vous.

La chasse aux canards

28/11/2011 Commentaires fermés

Le petit dernier est légèrement barré.

Il utilise des échantillons d’effets spéciaux de cartoons, qui datent des années 60-70, dont The Roadrunner (Beep Beep & le Coyote), et Daffy Duck. A partir de là, pas facile de reproduire l’effet schizophrénique des partitions de cartoons américains. D’autant plus que l’exercice de style impose de posséder d’une part d’un orchestre symphonique, mais d’autre part, un son ultra-rétro, et pour ça, la grande difficulté est que je ne dispose d’aucun setup classique lofi(  de basse qualité ) capable de simuler le comportement particulier des enregistrements d’il y a 50 ans…

J’ai donc du me rabattre sur une stratégie qui consiste à faire du D&B, dont l’espèce de bondissement ludique se prête bien à l’accompagnement de ce genre de production animée. La combine consiste à downgrader un peu le son des instruments de percussions pour faire qu’il soit « homogène » et que les samples de « boink« , « wizz« , « duink« , et « tape-tapo-tape-tapo » ne choquent pas trop à l’audition. Quant à la basse, j’en ai sélectionné une qui dispose d’un son « ducky » (nasillard, aigre, et pincé), mais néanmoins rude et assez puissant, pour soutenir l’exercice de rythme du D&B (drum & bass).

Vous noterez que je ne trahis pas la patte qui fait mon style d’antan, on retrouve même sur la fin l’espèce d’accompagnement de masses ou de foule en liesse que j’utilisais déjà très tôt au sein de mes toutes premières compositions soundtrackées, il y a à peu près 15 ans. Bon, sinon, je l’ai dit par ailleurs, ça ne ressemble finalement pas à grand chose, et j’assume, je prends tout ça comme un exercice de style et un prétexte pour explorer les possibilités offertes par un système de composition qui me permet une mise en œuvre rapide de mes petites idées, si débiles ou improbables soient-elles. Encore une fois, si vous souhaitez pomper les échantillons, ou jeter un oeil sur le détail des techniques de la composition, c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

Maxime

Tout est dans la *formule

21/10/2011 Commentaires fermés

 

Si vous avez jeté un œil sur mes tutoriels, vous aurez remarqué que je n’ai pour l’instant pas encore abordé la notion de meta-devices, à savoir en français, des modules qui contrôlent d’autres modules en particulier les effets sonore (écho, délai, réverb, disto, etc…). Pour la simple et bonne raison qu’on ne peut évoquer ces contrôleurs d’effets, sans avoir fini d’aborder en priorité la totalité des effets proposés par Renoise. Par exemple, au sein des tutoriels, restent non abordés le Mixeur EQ, lequel peut faire officle de pré-ampli (sous réserve), il manque en outre l’effet de simulateurs d’ampli à lampe, il manque le Gater qui coupe les sons indésirables, il manque le DC Offset qui recentre les signaux de sortie, il manque l’étude de certaines fonctions propres au Gainer (inversion de phase), et aussi le « Comb Filter » récemment ajouté dans la liste des filtres…Encore pas mal de pain sur la planche, donc.

A part ça, les meta-devices sont des contrôleurs qui s’additionnent aux racks, comme n’importe lesquels modules d’effets, mais qui – en tant que tels – ne produisent directement aucun son. Ils ne font que contrôler d’autres modules d’effets qui – eux – auront un impact sur le son. Pour exemple d’un contrôleur, vous en trouverez un nommé Signal Follower*, qui modifie les paramètres d’un DSP (situé sur n’importe quelle piste) en fonction du volume d’entrée du son qui passe par ledit Signal Follower. Imaginez contrôler la couleur d’une distorsion de guitare en fonction d’un volume de kick de batterie situé sur une autre piste : c’est ce que ce méta-device permet. A vrai dire, Renoise est le seul soundtracker à permettre aussi facilement ce genre d’acrobatie en deux tours de clics. Je prendrai la peine de vous montrer tout ça en vidéo.

Le contrôleur d’effets, intitulé *Formula Device, rentre donc dans cette catégorie de périphérique gouvernant d’autres périphériques. Il occupe en outre une place à part dans la liste : il est secret. Limite easter egg. En effet, il n’apparait aucunement dans la liste des modules rattachables à une piste, volontairement occulté. Et pour cause : ce contrôleur est en cours de beta-test. Je devrais même dire : pre-alpha test, vu qu’il ne s’agit que d’une première ébauche, assez instable, gracieusement laissée à la communauté par les développeurs de Renoise. L’installation de ce contrôleur en cours de développement est d’ailleurs spéciale, il faut le copier coller dans une barre d’effet Renoise standard, après avoir pris soin de le caser dans le presse papier de Windows dans son format natif XML.

Quel est le principe de ce contrôleur ? Simple mais déroutant : accueillir trois paramètres d’entrée maximum (A, B ou C), et renvoyer en sortie une autre valeur qui contrôlera n’importe quel DSP usuel, et entre les deux, des formules et équations mathématiques à inventer et introduire en langage LUA (langage de script très simple). On entre là dans un mode de programmation musicale et de définition de mixage extrêmement cérébral ce n’est pas peu dire. On est même loin, très loin de la musique instinctive, entrée en instantané et qui répond à une sensibilité développée entre un musicien et son instrument.  Ainsi, la modulation des effets répondait à des enchaînements de calculs, sinus, cosinus, tangentes, utilisation de pi, et autres complexités mathématiques. On me dira pourquoi pas ? En tout cas utiliser un tel  système de pilotage pour les effets, constitue un défi que je me devais de relever.

La difficulté de créer une musique qui contient ce meta-device est élevée, du fait de l’instabilité de ce module, du risque de plantage de Renoise et de perte définitive du travail antérieurement effectué. J’avais commencé par un genre très expérimental, mais mon travail a été rapidement perdu. Après une semaine de tests, d’essais et de plantages et de recommencements, je reconnais que ce défi fut difficile, mais après tout pas insurmontable. En auditionnant le résultat on n’imagine pas la complexité du montage impliqué :

Pour télécharger le fichier .xrns et visionner en avant-première le périphérique Formula* à l’action (testé 100% sans plantage) c’est par ICI. Les échantillons de départ étaient volontiers orientés vers une musique très rasta-jungle ou DnB, mais j’ai volontairement forcé ces samples à rentrer dans les contraintes de ma composition et des mes schémas mathématiques.

En ouvrant ce fichier avec Renoise, vous constaterez qu’il est pour cela truffé de meta-devices dont le Formula*. Ce dernier s’occupe souvent d’un RingMod, et contrôle en particulier la fréquence de son oscillateur intégré. Via le Formula* je me suis donc chargé de ce DSP pour produire selon le BEAT des bruits réguliers (blancs ou des impulsions), ou encore des effets de sirène « laser bubble » (je ne sais pas comment appeler ça autrement). J’ai du produire quelques fonctions utilisateur simples pour venir à bout de ce type d’effets. Bien entendu j’aurais aimé pouvoir bénéficier de plus de documentation (l’exploitation de tableaux dynamiques n’est pas aisée et produit des erreurs d’exécutions obscures, j’ai donc du renoncer pour l’instant à me servir de cette puissante aptitude en LUA). Enfin bon, ce n’est qu’un début, je l’espère. J’ai d’ailleurs pu réaliser un simulateur basique de Vocodeur rien qu’à partir de pistes auxiliaires et du fameux Signal Follower*.Il en résulte une utilisation finale du CPU assez importante, qui sur mon ordi de bureau dépasse parfois les 60%… On n’en est pas encore à une musique benchmark, rassurez vous, mais avec un peu de métier je risque de m’en approcher….

L’aspect jumpy de cette première composition m’a en tout cas fait penser à une grenouille bondissante et j’ai vite pensé à un nom de titre faisant allusion à cet animal. Au bout du compte, « free the frogs » (libérez les grenouilles) m’est apparu comme étant le meilleur choix de nom de titre. Je vous remercie pour votre écoute et à bientôt !

Maxime