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The Zeta Dark UFOs

01/12/2013 Commentaires fermés
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Je vous présente ma petite contribution pour la compétition annuelle la plus décalée, la célèbre  Mutant Breaks « #6 », où les Renoiseurs viennent  rivaliser de savoir faire et d’inspiration. Notez qu’après avoir fait des titres de 02:30mn je passe sans transition sur un titre à rallonge de 11:30mn, qui je vous rassure n’a pas été fait comme les autres en 6 heures, mais en six longues soirées, la semaine dernière.

Le morceau se décompose en plusieurs mouvements, mais garde une unité, une cohérence tant tonales que timbrales. J’ai fourré dans ce titre l’inspiration qui m’habite depuis quelques mois, mélange de mouvements de basses type 303 très nerveux, de beats fusionnant d&b & rock, tout en gardant un son très électro et tech ».

Comme d’habitude, si vous voulez analyser le fichier source .xrns c’est << par ici >>.

Cette fois-ci j’ai un peu mieux maîtrisé la tb 303, et le filtre résonnant ne part plus dans tous les sens ; le son de la basse reste cohérent et j’ai par-contre ajouté une touche de claquement au kick qui fait du bien. J’ai repris les violons hollywoodiens d’Eternal Exodus vu que le son fait très « cinématographique » et j’en avais besoin pour symboliser l’arrivée de la « merkabbah » (le vaisseau mère des objets sombres non identifiables).

Avec ça, je ne peux m’empêcher de songer à l’élaboration d’un court métrage, d’un clip vidéo, ou de quelque chose pour valoriser cette musique. J’ai quelques idées en tête, des flashs, rien de concret. Je vous en dirai plus ultérieurement.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Astronaute

Maxime

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A Basic Native Formant Filter for Renoise [English]

06/04/2013 Commentaires fermés

Bit_Arts initial work gave me high hopes to build a native formant filter in Renoise by myself, and I’m actually on the path  to rebuild another similar one from the start and I’m reading some articles for that.

I’ve read this very interesting webpage :
http://www.soundonsound.com/sos/mar01/articles/synthsec.asp

Theory

It says that formants consist in a set en 3 parallel bandpass filters ; 5 voyels are emulated by defining specific bandpass frequencies in 3 mixed separate (i.e. send) tracks. The input sound should be « pulse-modulated » / distorded (shift model) or (why not) Lofimatized (Bitcrushed), for better sounding results. Vowels morph because parameters are slowly modulated so I guess that we would need some « Inertia » in the formula.

What we’ve got in our hands with Renoise

  1. the DSP *Filter (it has an internal BP mode that could help me to rebuild the setup)
  2. the *multiTap device can be another option : behind the 4 delays mechanism, it has 4 internal Filters with a BP option but it has apparently no inertia so it should probably produce not human vocal results
  3. the *multiband device, that’s able to route the signal in 3 separate channels in which I could put the desired BP *Filters
  4. or the typical *Send routing device, that can be chained with Keep source 2 time, and Mute source for the last routing.
  5. the *Hydra meta-device, that can just control 3 parameters with 1 input, could be usefull to change vovels more easily
  6. and much more… 😉

Back to S.o.S site, the 3 Frequencies are defined in this 3×5 matrix :

  • « ee » sounds like « leap » F1=270 F2=2300 F3=3000
  • « oo » sounds like ‘loop’ F1=300 F2=870 F3=2250
  • « i » sounds like like « lip » F1=400 F2=2000 F3=2550
  • « e » sounds like « let » F1=530 F2=1850 F3=2500
  • « u » sounds like « lug » F1=640 F2=1200 F3=2400
  • « a » sounds like « lap » F1=660 F2=1700 F3=2400

The problem is to « store » somewhere this 3×5 frequencies matrix.

I remeber a nice piece of random tune called Invisible Melodies. In this tune notes are stored in custom LFOs with points and those custom LFOs points are triggered with the modulated « Reset » button (One Shot Mode).

  • So following this example, Renoise can store the 5 specific frequencies (corr. to each vowel) in 3 custom LFOs and the frequency selection has to be made with a Hydra device pointing to the « Reset » of the LFOs. If you link the LFOs to Filters and use the « External Editor » to adjust precisely the point values, you can reproduce exactly the previous 3×5 matrix. The only difference is that the input value has to be shown in a % and not in Hz :

With an amplitude of 50% and an Offset of 42.30% the corresponding LFO Values (% instead of Hz) :

  • « ee » sounds like « leap » F1=0% F2=70.755% F3=81.509%
  • « oo » sounds like « loop » F1=2.222% F2=34.34% F3=70%
  • « i » sounds like « lip »  F1=9.811% F2=65.283% F3=70%
  • « e » sounds like « let » F1=18.113% F2=62.264% F3=74.151%
  • « u » sounds like « lug » F1=23.962% F2=46.038% F3=72.453%
  • « a » sounds like « lap » F2=25.094% F2=59.057% F3=72.45%

Download

This is a FIRST test that uses typical SEND BASED routings. Download HERE the .XRNS demo example.

Usage

It’s based on 3 specific hydra devices, don’t worry I’ve renamed them so that they’re easy to understand. I tried to make it as simple as possible.

First SEND YOUR SOUND to ControlF.

Then MODULATE the 3 parameters there :
(1) Formants – self explicit.
(2) Bandwidth – increase/decrease formant filters
(3) Transitions – human/robotic vocal transitions

Modifying Formants :
0 % ======================================>> 100 %
« ee » =====> « oo » =====> « i » =====> « e » =====> « u » =====> « a »

Credits

* Bit_Arts – showed that doing it in Renoise was possible and pushed me to move my ass to understand the mechanism by myself
* The BellowsInvisible Melodies
* MXBResynth 4 is perfect to build the right pulse wave samples with no time

PROBLEMS & TO DO LIST :

That’s fucking painfull to insert this logic in my new modules ! I need to find something EASIER. I need to find a way to put most of the usefull data into one chain, for example.

Still searching for the best trick…

Thanx for reading
have fun with Renoise !

kurtz/lapiNIC

Nano Réplicateurs

03/04/2013 Commentaires fermés

Vous fatiguez pas ça n’a aucun rapport avec le MakerBot Replicator 2 ; qui n’a pas encore réussi à passer la barre de la nano-impression (on en est loin, faudrait déjà qu’il arrête de chier dans la colle à 0.15mm!). Non, le monde de la réplication a juste fini par s’incruster dans mon inspiration musicale sous Renoise.

J’ai travaillé le morceau en mode « lent » et j’ai ensuite doublé le BPM et même augmenté le LPB. Ca donne un aspect grouillant aux lignes et aussi un aspect électronique. Quand c’est un poil original / technique ou quand j’ajoute des effets de pseudo-formants, je mets un truc devant le nom des titres « zeta ». Ya pas non plus de rapport avec le célèbre plugin VSTi. C’est juste pour parler d’une image d’un langage ou d’une civilisation d’aliens gris – perso j’ai jamais rencontré de gris, ça se trouve ils n’existent pas, mais peu importe.

Comme d’habitude, si vous souhaitez examiner la source musical du morceau et éplucher la technique, c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et à bientôt !

MAXIME LORRAI - Astronaute

Maxime

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Rock your body

20/02/2013 Commentaires fermés

Donc là dans ce message je cumule le remix fait sur Renoise, et l’animation 3D faite sur iClone la retouche sur HitFilm. C’est basé sur l’ultra-célèbre « Rock Your Body » de Justin Timberlake, au niveau du mix, ça commence et ça finit à peu près pareil, mais musicalement, ça part un peu en live au beau milieu, j’ai doublé la vitesse de la basse et greffé un beat de drum & basse au dessus, qui colle bien, j’ai aussi greffé un beat de hip hop, les genres se mélangent correctement, donc pour moi qui aime les cross overs je suis assez content de cette petite expérimentation.

A mes côtés sur la scène le bassiste virtuel c’est Pierre, un collègue de bureau sympa, qui a bien voulu se laisser photographier pour que j’incorpore son avatar dans le clip. Merci à lui !

Allez, en bonus, une extension de vidéo :

Merci pour votre lecture, et @ bientôt !

I Wish I Stayed

03/02/2013 Commentaires fermés

Et comme promis au sein de cet article qui vous présente le projet, voici l’animation 3D.

Une bonne partie de l’animation est assez sombre, car logiquement elle se déroule au pied des buildings où la luminosité manque, mais on se rattrape sur la fin.

Certains effets de « lens flare » et « camera shake » ont été finalisés sous HitFilm bien que l’animation n’en ait pas vraiment et forcément besoin, c’est juste du fignolage.

Merci encore pour votre attention et à bientôt pour de nouveaux projets !

MAXIME LORRAI - Tête de mort

Maxime

J’aurais tant aimé rester (le pitch, le script, diaporama du projet)

03/02/2013 1 commentaire

Est-ce que ça faisait pas un peu trop longtemps, que je ne m’étais pas mis à bosser sur la partie VFX ? Ma kinect était restée rangée dans son coin et iClone aussi. Mais c’est comme un bon vieux jeu auquel vous ne jouez pas pendant plusieurs semaines, en vous y remettant, le fun revient.

Voici donc les photos diaporama du projet « I Wish I stayed ».

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le pitch, globalement, c’est l’histoire d’un monde étrange où kurtz/lapiNIC (moi) suis téléporté, par le biais d’une sorte de portail dimensionnel avec des symboles ésotériques. Ce portail crée un vortex puissant qui m’insère dans une réalité inconnue. J’y arrive avec beaucoup de désorientation, de surprise, et je mets un temps pour me calmer et comprendre ce qui se passe.

Juste avant la téléportation, on voit très brièvement un visage pleine face d’un ange doté d’une couronne luisante, qui se concentre. On ne saurait dire si cet ange cause ou non ma venue dans ce monde, ou bien si c’est moi qui venant par mes propres moyens, attire son attention.

Au sein de ce monde étrange qui ressemble à une ville moderne plein de gratte-ciels ultra high tech, mais désertique, je cherche une issue et au tournant d’une rue je tombe nez à nez avec un alligator géant. dans ma fuite précipitée, on se rend compte que je boitille légèrement, comme si je m’étais fait une sorte d’entorse lors de mon arrivée dans ce monde.

L’alligator géant me poursuit et est presque sur le point de m’avaler cru, quand je découvre que je peux échapper à la pesanteur au sein de cette dimension, et planer seul en fonction de ma volonté.

M’échappant de la dernière attaque du monstre des rues, puis m’élevant et slalomant entre de nombreux buildings aux formes très variées, je m’élève jusqu’aux cieux marqués par la teinte orangée et brillante d’un monde comme illuminé d’un autre soleil, baigné d’une autre atmosphère.

En haut de la tour la plus haute, je me pose et y rencontre l’ange, qui des formes assez féminines. Après quelques secondes d’observation elle semble m’inviter à la rejoindre vers un point d’observation de toute la ville. Le temps suspend son vol.

Après quelques sympathiques secondes passé à ses côtés, un vortex très similaire à celui qui m’a introduit dans cette dimension se crée et tente de m’aspirer. Mon avatar lâche quelques énigmatiques paroles, et se laisse aspirer au loin. Il disparaît à l’horizon et visiblement l’ange en est désolée. Le plan final est à l’identique du plan d’introduction : la caméra se place au lieu de l’horizon où le regard de l’ange se porte, pleine face, avec un air identique à celui qu’elle avait au commencement.

Voilà pour le script.

A l’origine, je me disais que ma rencontre avec l’alligator géant devait être très stressante, et, j’avais songé à être envoyé « à poil » dans cette ville, pour symboliser la fragilité et la vulnérabilité de la situation, mais, finalement, le politiquement correct a pris le dessus – faut dire aussi que, scanner et incorporer mon paillasson pectoral dans iClone c’est pas de la tarte ! lol

Je me suis creusé la tête aussi pour savoir ce que mon avatar torse nu pourrais bien dire à l’ange avant d’être aspiré dans le vortex. Une idée m’est venue, la simple phrase : « j’aurais bien aimé rester plus longtemps« .

Cherchant ensuite dans ma musicothèque dubstep un titre qui pourrait bien illustrer cette phrase, j’ai trouvé un remix dubstep de E. Goulding « Wish I Stayed« , qui en anglais veut dire exactement la même chose que la phrase sus-citée en français.

Donc je me suis dit que je tenais là l’arrière-plan musical du projet.

J’ai bossé beaucoup en fil de fer, pour accélérer la vue, et retrouvé ma manie de faire bouger la caméra très nerveusement en utilisant des angles et vecteurs de mouvement cassés nets (ma marque de fabrique), mais bon, faudra peut-être que je m’arrête de le faire un jour parce qu’on va finir par croire que je ne sais pas automatiser les paramètres selon des courbes et pas des lignes droites !

En ce qui concerne le modèle, j’ai longtemps cherché quelqu’un qui pourrait faire l’ange ; je suis retombé sur une photo d’une femme que j’ai un jour croisé virtuellement, et qui aime beaucoup la comparaison entre son image cet celle de l’ange :

Adeline Lange – image en provenance de son site myspace

Ca m’a donné l’idée de récupérer son très beau regard et de l’injecter dans l’avatar de l’ange virtuel en 3d.

Je posterai sans faute la vidéo finale du projet prochainement.

Pour l’instant vous pouvez déjà regarder le diaporama du projet, presque achevé.

Merci à vous, et @ bientôt !

Maxinou

Les drones de l’espaaaaace : ils arrivent

10/10/2012 Commentaires fermés

Voilà donc pour ceux et celles qui n’étaient pas au courant, j’étais le « Super Rabbit » de la ligue des supatrackas. Dommage, je n’ai pas gagné la compétition, mais il faut dire que dans le genre DnB, je me suis cogné aux ténors, dont le gagnant lui-même. Globalement la musique représente l’arrivée de drones envoyés par la confédération galactique des gris, à l’approche de leur aire d’atterrissage ils détectent des chiens, puis les considérant comme des sources d’agression potentielles, ils les dématérialisent. La suite du morceau est l’audition du rapport technique en langage dronesque retourné à la flotte des gris stationnée quelque part dans un quadrant.

Pour examiner le fichier source, c’est comme d’habitude, c’est gratuit et c’est par ici.

Maxime

Des ombres aux yeux rouge-vif

13/07/2012 Commentaires fermés

Et si au lieu d’utiliser des échantillons d’instruments conventionnels je me servais des bruits de ma maison ? (tondeuse qui démarre, boule de yin-yang, impact de verres, de casseroles, cuillers, douche, interférences de téléphone sans fil, bip de ventilo, pièce de monnaie qui tourne, souffle dans bouteille, tue mouches, pshit de dégivrage, porte de garage automatique…). Ce genre d’exercice promet souvent la venue au monde de pistes très « ambient » et souvent « dark ambient » si les sons enregistrés ne sont pas « naturels » ou « biologiques » ; il est plus facile de créer des fonds lugubres à partir de grincements de portes échoïques, ou de grillages au ralentit. Mais j’avais en tête quelque chose d’un poil plus mélodique qu’un fond ambiant lugubre simple.

J’ai donc passé quelques heures tôt le matin chez moi, pour y enregistrer des sons divers et variés avec le microphone Stéréo de mon JVC camcorder HD. La vidéo dure bien plus de 20 minutes, et une fois convertie en fichier WAV sans vidéo, le tout fait bien 95 mb de sons exploitables. Mais, ce n’est pas le tout d’enregistrer des sons en ((stéréo)), il faut ensuite bien entendu les isoler, un par un, puis les nommer, les classer, les trier, puis aussi, les filtrer, puisqu’au cas où vous ne vous en seriez pas aperçus, les sons sont dès l’origine gâchés par toutes sortes de bruits de fonds blancs, très légers certes mais qui une fois amplifiés et placés au sein d’un arrangement, se feront inéluctablement entendre. Donc bien entendu on utilise des filtres passe haut ou passe bas, en fonction, un device nommé *gater : le genre d’engin coupe les sons dont le volume n’excède pas x dB. La phase d’enregistrement et d’isolation des sons utiles m’a quand même bien pris 12 heures de travail bref : une petite journée.

Cette phase préparatoire est un brin longuette, je vous ai habitué à plus rapide, mais le résultat, c’est qu’une fois les échantillons correctement préparés, j’ai pu faire l’arrangement en un temps record (4 heures). Il s’agit d’une sorte de slow électronique à base de bruits domestiques, d’humeur un peu étrange mais rien de bien terrifiant. La vidéo de l’arrangement définitif qui suit est divisée en deux parties, la première vous présente les sons enregistrés qui ont été sélectionnés, puis donc, leur utilisation directe au sein d’un arrangement complet.

– youtube est trop lent ? essayez dailymotion !

Je ne vous cache pas que si le thème est sympathique et si la piste vous présente quelques effets nouveaux, j’ai eu de la peine à produire un mix « cohésif » ainsi qu’une présence sonore suffisante sur les basses. Normalement, je devrais rajouter une sub-bass pour donner du corps et centrer les graves afin d’éviter toute dispersion stéréophonique du mix. Je ne l’ai cependant pas fait, d’une part sur le coup de l’urgence, car je n’avais que 4 heures devant moi, et d’autre part parce qu’aucun sample maison enregistré n’était assez exploitable en tant que sub-bass. Pour en faire, il faut simplement disposer d’une onde sinusoïdale « parfaite », et rien dans le matériel dont je disposait ne collait, d’une façon ou d’une autre. J’ai donc du à regret m’en passer.

Si votre bande passante vous interdit toute lecture vidéo, vous pouvez écouter le résultat en mP3 128kbits ici :

Et comme toujours, vous pouvez télécharger pour étude le fichier source de la musique au format .xrns ici ou . Merci pour votre lecture, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Jump scare

Maxime

The Zeta Transmissions

14/04/2012 Commentaires fermés

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Aujourd’hui on va aborder un bon exemple d’utilisation du « slice » (ou saucissonnage) sur ce joli tracker qu’est Renoise (attention faut avoir la version 2.8 pour lire l’exemple).

Vous pouvez regarder la védéo du titre sur Youtube, Dailymotion, ou même Facebook (Pour facebook faut avoir un compte).

.Pour introduire le concept du slice on va récapituler sur les méthodes précédemment abordées pour découper et jouer un échantillon à une position donnée, et pas uniquement depuis le début. Comme je vous l’ai assez bien expliqué jadis, Renoise fonctionne donc à base d’échantillons sonores. On va dire que c’est un bon sampleur. Certains échantillons seront courts, certains seront longs, certains seront directement des boucles de rythmes cycliques complètes et pré-arrangées (on les appelle les loops), et tout l’art est de faire cohabiter ces bouts sonores dans un ensemble à peu près harmonieux cohérent et synchronisé. On peut parfois dans ce cadre avoir besoin de démarrer une note pas forcément au début mais après 1 seconde, ou plus. A ce sujet et dans un précédent tutoriel dédié aux techniques de pitch shifting, je vous avais montré qu’avec une commande simple à utiliser dans les cellules (la commande 09xx, aujourd’hui changée en commande 0Sxx), on pouvait saucissonner en 256 parties chaque échantillon et lancer le playback de l’échantillon, précisément à une des 256 positions. Bien. Mais le petit problème avec cette sympathique méthode, c’est qu’elle manque de flexibilité, de caractère intuitif. Par exemple, sur un sample de 1 seconde, le découpage en 256 parts est assez précis. Mais alors, si vous souhaitez définir à la milliseconde près votre démarrage sur un sample qui on va dire prend deux minute, là… le découpage arbitraire en 256 positions manque un peu de précision, primo. Secundo, pour déterminer ladite position faut aller sur l’éditeur de samples, et placer le curseur sur la position souhaitée, regarder la timeline de l’éditeur, noter le code hexadécimal de la position (OO à FF), et l’écrire manuellement dans la commande de pattern au bon endroit…… Disons que si vous voulez travailler avec des loops rythmiques cette méthode est suicidaire. Imaginez, le kick de batterie commence à la position 2F, la cymbale à la position 5A la caisse claire à la position 9C, et le charlet à la position B8… Alors imaginez donc que l’utilisateur qui veut recréer un rythme original, à partir d’une loop, doit noter sur un papier les correspondances entre position hexadécimale, et le son désiré, et doit rentrer manuellement les codes hexadécimaux à chaque fois…. du masochisme.

Mais fort heureusement, depuis la bonne vieille version 2.6.1 sur laquelle j’ai commencé mes tutoriels, Renoise a bien évolué (on est sur la 2.8 à ce jour). L’éditeur de samples, intègre à présent un saucissonneur dernier cri qui renvoie aux oubliettes le calvaire précédemment décrit. En appuyant sur un bouton, l’éditeur se transforme en découpeur. Chaque clique sur une position y place un marqueur numéroté 01, 02, 03… et une fois les marqueurs positionnés précisément, l’appel de la commande de pattern 0S01, … ou 0S03 (la nouvelle version de l’ancienne commande 09xx), lance donc le sample à partir du marqueur, et pas d’une fraction de 256. Sur les longs échantillons, c’est sans bavure. Maintenant, la cerise sur le gâteau, c’est que pour chaque marqueur posé, Renoise génère automatiquement un sous-sample indépendant qu’il assigne à une note du clavier virtuel. Ca signifie qu’on peut même finalement se passer de la commande 0Sxx, on peut directement lancer le slice voulu en choisissant sa note de clavier associée, exemple, le slice de kick est sur la note C-4, le slice de la cymbale est sur la note B-5, donc quand on travaille sur la composition dans le pattern, on ne le quitte plus et on rentre simplement le bon slice, au bon moment en jouant avec le clavier azerty : magique, et finger in the nose.

Je vous invite à regarder la vidéo précédente, car ce titre The Zeta Transmissions utilise à fond la technique des slices. Imaginez, 90% de l’arrangement***, est composée seulement à partir de 3 échantillons de 10 secondes, maximum, lesquels  ont été hyperslicés. Le premier échantillon : est le kit de batterie, le second est une séquence de 64 sons divers et variés assignées à chaque note du clavier et parfaitement pitchés de sorte que que jouer avec l’ensemble puisse constituer une mélodie. Le troisième sample est formée d’une voix robotique vocodée (la mienne) qui dit « renoise dead dog competition force« . Si vous avez un problème de bande passante, et souhaitez juste ré-écouter la piste utilisez mon lecteur intégré :

Enfin, si vous voulez vous-même grappiller le fichier .xrns et jouer avec mes slices, pas de problème, comme d’habitude je vous le fournis gratos : il est téléchargeable sur mon compte dropbox [ici].

Je vous remercie.

Maxime Lorrai écoute de la musique en tâche de fond

Maxime

***Note : vous remarquerez qu’en plus de la technique du slice, j’utilise d’autres astuces de tracking Renoise assez complexes que je ne détaillerai pas ici du moins pour l’instant, comme par exemple, un synthétiseur « natif » qui me permet de créer cette espèce de ligne mélodique passée dans une espèce d’ampli de guitare, ligne douce et aigüe qui accompagne la piste et qui termine clairement le morceau. Si vous cherchez dans le fichier xrns, vous ne trouverez aucun sample de guitare, et pour cause, le son est un son de sinusoïde, directement généré par l’oscillateur du DSP Ringmod que j’ai introduit dans un précédent tutoriel, et la fréquence du ringmod est pilotée par un « key tracker », à savoir un méta-device qui fait correspondre les touches du clavier virtuel avec n’importe quel paramètre (dont ici la fréquence du Ringmod). Je vous détaillerai ça plus tard car ça relève vraiment d’une compréhension avancée des techniques du son et de la théorie musicale en générale.

Time Laaapse

24/01/2012 Commentaires fermés

Je ne vous avais même pas dit que je béta-testais activement la dernière version de Renoise, la 2.8. Pour l’instant, nous en somme à la 2.8.b6, la RC1 s’approche fermement. Cette version ne propose à première vue sur le papier pas grand chose d’extraordinaires ni de renversant, en termes d’effets sonores ou de processeurs digitaux de signal.

Cependant, la version est truffée de myriades d’améliorations, surtout ergonomiques, qui rendent le travail encore plus fluide, encore plus simple, encore plus rapide, bref : l’interface a été repensée pour devenir plus efficace. Font ainsi leurs apparitions des fonctions qui sont restées longtemps dans les rêves des utilisateurs assidus, en particulier ceux dont les compos forment des orchestrations nécessitant en moyenne 60 pistes : la fonction « track grouping », qui permet de disposer les pistes dans un groupe, et de grouper les groupes eux-mêmes dans d’autres groupes, à la façon des poupées russes et sous plus de 6 sous-niveaux imbriqués. En plus de ces fonctions, les pistes une fois abouties peuvent être réduites, elles peuvent de même être colorisées. De la sorte, se repérer rapidement et efficacement au sein d’orchestrations complexes n’est plus un cauchemar, un artiste dote d’un tant soit peu de sens d’organisation structure son plan de travail en logiques de groupes colorés, clairement définis. Améliorations notables aussi niveau mastering, le spectrum anayser se rapproche de quelque chose d’utile. Il s’agrémente d’un mode de comparaison du spectre entre pistes, fort pratique, ainsi que de modes de visualisations du spectre en histogrammes, polychromiques, ou en monochrome. Le phase meter est enfin utilisable,  bref, la qualité de la masterisation va monter d’un cran. L’éditeur de samples intégré gère enfin parfaitement des samples stéreos qu’il édite dans chaque canal séparément. Les fenêtres des enveloppes d’instrument ont été rendues détachables, maximisables, ou même flottantes pour quelques cas extrêmes. Alors que j’ai pu sur certains exemples précédents avouer avoir sué anormalement sur la définition de certaines courbes graphiques,  cette amélioration ergonomique me simplifie énormément le travail. Enfin les commandes de pattern, si ardues à comprendre pour les novices, ont été ré-écrites et utilisent des lettres de l’alphabet au lieu de chiffres, et pour être plus logiques ces lettres ont un rapport avec les actions à effectuer sur le sample.

Le multisend device a été repensé. Produisant quelques problèmes dans sa version initiale, il a été réhaussé de modes de lancement alternatifs, qui ne produisent plus d’inversion de phase dans la bande du milieu. Grosse surprise aussi niveau des DSP natifs, apparition d’un repeater ultra-granulaire mains néanmoins simple à utiliser, idéal au sein de l’arsenal des outils prompts à découper au nanomètre le moindre grain de sample. Malgré l’attrait dudit repeater, c’est un DSP nomme multitap, qui est la grosse sensation de cette release. C’est une sorte de delay mais à 4 niveaux, entièrement paramétrables, dotés d’un filtre pour chaque niveau, et qui m’a totalement séduit. Super nouvelle, l’exciter natif de renoise est aussi une petite bomba. Pour votre information, un exciter a pour vocation d’améliorer la netteté de certains harmoniques. On l’utilise pour revigorer les sons plats, ternes et délavés. Il est d’usage de dire que les exciters digitaux sont souvent peu performants  comparativement à leur pendant matériel analogique. On rentre là d’ailleurs à peu près dans la même rengaine que les compresseurs dont on dit que seuls les compresseurs matériels / analogiques sont capables d’aboutir au son « pro » tant recherché par les producteurs. Eh bien, l’exciter de renoise ferait presque mentir les spécialistes, tant il produit un résultat propre, clair, et sans bavures. Voici un premier exemple posté sur blip.tv (video LD) qui j’espère ne sera pas le dernier, où je présente une compo effectuée rapidement avec certaines des nouvelles fonctionnalités de la 2.8…

La vidéo du titre est dispo sur youtube (video HD) ici ou alors, faut de mieux, écouter le titre depuis mon compte soundcloud là :

A la base je souhaitais faire du dubstep minimal, mais en fait, j’ai opté pour quelque chose d’assez fort, et très peu minimal ; de toutes façons, un mix est un équilibre, et une fois que mon mix a été trouvé, je ne pouvais plus revenir en arrière, au risque de compromettre tout l’équilibre de la compo et de devoir tout recommencer à zéro. Comme d’habitude, je ne garde pas jalousement pour moi cette composition, que vous pouvez observer et analyser en téléchargeant son fichier source .xrns gratos ici.

Je vous remercie pour votre écoute, @ bientôt !

Dream

Maxime