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Time Laaapse

24/01/2012 Commentaires fermés

Je ne vous avais même pas dit que je béta-testais activement la dernière version de Renoise, la 2.8. Pour l’instant, nous en somme à la 2.8.b6, la RC1 s’approche fermement. Cette version ne propose à première vue sur le papier pas grand chose d’extraordinaires ni de renversant, en termes d’effets sonores ou de processeurs digitaux de signal.

Cependant, la version est truffée de myriades d’améliorations, surtout ergonomiques, qui rendent le travail encore plus fluide, encore plus simple, encore plus rapide, bref : l’interface a été repensée pour devenir plus efficace. Font ainsi leurs apparitions des fonctions qui sont restées longtemps dans les rêves des utilisateurs assidus, en particulier ceux dont les compos forment des orchestrations nécessitant en moyenne 60 pistes : la fonction « track grouping », qui permet de disposer les pistes dans un groupe, et de grouper les groupes eux-mêmes dans d’autres groupes, à la façon des poupées russes et sous plus de 6 sous-niveaux imbriqués. En plus de ces fonctions, les pistes une fois abouties peuvent être réduites, elles peuvent de même être colorisées. De la sorte, se repérer rapidement et efficacement au sein d’orchestrations complexes n’est plus un cauchemar, un artiste dote d’un tant soit peu de sens d’organisation structure son plan de travail en logiques de groupes colorés, clairement définis. Améliorations notables aussi niveau mastering, le spectrum anayser se rapproche de quelque chose d’utile. Il s’agrémente d’un mode de comparaison du spectre entre pistes, fort pratique, ainsi que de modes de visualisations du spectre en histogrammes, polychromiques, ou en monochrome. Le phase meter est enfin utilisable,  bref, la qualité de la masterisation va monter d’un cran. L’éditeur de samples intégré gère enfin parfaitement des samples stéreos qu’il édite dans chaque canal séparément. Les fenêtres des enveloppes d’instrument ont été rendues détachables, maximisables, ou même flottantes pour quelques cas extrêmes. Alors que j’ai pu sur certains exemples précédents avouer avoir sué anormalement sur la définition de certaines courbes graphiques,  cette amélioration ergonomique me simplifie énormément le travail. Enfin les commandes de pattern, si ardues à comprendre pour les novices, ont été ré-écrites et utilisent des lettres de l’alphabet au lieu de chiffres, et pour être plus logiques ces lettres ont un rapport avec les actions à effectuer sur le sample.

Le multisend device a été repensé. Produisant quelques problèmes dans sa version initiale, il a été réhaussé de modes de lancement alternatifs, qui ne produisent plus d’inversion de phase dans la bande du milieu. Grosse surprise aussi niveau des DSP natifs, apparition d’un repeater ultra-granulaire mains néanmoins simple à utiliser, idéal au sein de l’arsenal des outils prompts à découper au nanomètre le moindre grain de sample. Malgré l’attrait dudit repeater, c’est un DSP nomme multitap, qui est la grosse sensation de cette release. C’est une sorte de delay mais à 4 niveaux, entièrement paramétrables, dotés d’un filtre pour chaque niveau, et qui m’a totalement séduit. Super nouvelle, l’exciter natif de renoise est aussi une petite bomba. Pour votre information, un exciter a pour vocation d’améliorer la netteté de certains harmoniques. On l’utilise pour revigorer les sons plats, ternes et délavés. Il est d’usage de dire que les exciters digitaux sont souvent peu performants  comparativement à leur pendant matériel analogique. On rentre là d’ailleurs à peu près dans la même rengaine que les compresseurs dont on dit que seuls les compresseurs matériels / analogiques sont capables d’aboutir au son « pro » tant recherché par les producteurs. Eh bien, l’exciter de renoise ferait presque mentir les spécialistes, tant il produit un résultat propre, clair, et sans bavures. Voici un premier exemple posté sur blip.tv (video LD) qui j’espère ne sera pas le dernier, où je présente une compo effectuée rapidement avec certaines des nouvelles fonctionnalités de la 2.8…

La vidéo du titre est dispo sur youtube (video HD) ici ou alors, faut de mieux, écouter le titre depuis mon compte soundcloud là :

A la base je souhaitais faire du dubstep minimal, mais en fait, j’ai opté pour quelque chose d’assez fort, et très peu minimal ; de toutes façons, un mix est un équilibre, et une fois que mon mix a été trouvé, je ne pouvais plus revenir en arrière, au risque de compromettre tout l’équilibre de la compo et de devoir tout recommencer à zéro. Comme d’habitude, je ne garde pas jalousement pour moi cette composition, que vous pouvez observer et analyser en téléchargeant son fichier source .xrns gratos ici.

Je vous remercie pour votre écoute, @ bientôt !

Dream

Maxime

Le Diamant Ecarlate

13/12/2011 Commentaires fermés

 

Le précédent tour de chauffe fut un peu bref, un peu vite expédié, sur ReSynth 2.0. Il faut dire que, entre la découverte de SkyRim, la Kinect, et les divers problèmes de santé que je me suis farci, j’ai eu peu de temps pour pondre une super copie. On aura jugé donc de bon ton d’en remettre une petite couche, cette fois-ci avec le temps, le sérieux, et la conscience du devoir accompli.

Allez savoir pourquoi, la mode étant au bon vieux scratch de hip hop j’ai fait de mon mieux pour vous trouver le moyen d’en simuler nativement le fonctionnement dans Renoise, sans même me fatiguer à utiliser le moindre échantillon prédéfini.Pour réaliser cette simulation, je me suis dit que le scratch consistait à jouer plus ou moins vite et de façon syncopée ou rythmée, d’avant en arrière, les sons gravés sur vinyle. Mine de rien, cette accélération de la vitesse de rotation d’avant en arrière, peut être simulée sur un tracker, qui contrôle justement les playbacks d’échantillon en vitesse comme en tonalité, selon une minutie et une précision granulaire. Je suis donc parti d’un sample généré sous ReSynth, à jouer de façon accélérée ou ralentie. Je pouvais tout à fait utiliser les commandes de pitch up, down, de portamento et de reverse playback pour simuler le scratch dans la section des commandes de pattern, au sein d’une colonne dédiée. Mais j’ai choisi une autre option un peu moins attendue :  fabriquer mes séquences de scratch directement dans la section des instruments, niveau enveloppes de volume et de pitch shift. Ma méthode n’a donc pas consisté à utiliser les commandes de pattern, mais une solution 100% graphique. La seule difficulté était que cette méthode ne permet aucun reverse playback. Il allait donc falloir choisir un instrument de base qui fait illusion. Je n’en ai trouvé qu’un seul : le bruit lui-même. Bruit qui peut parfaitement sortir de ReSynth puisque, un de ses 4 oscillateurs permet de pondre du bruit.

Concernant cette solution, et vu la petitesse des espaces d’édition d’enveloppes graphiques alloué dans la version 2.7.2 de Renoise, on pourrait parler d’une technique aussi pratique que la sodomie des coléoptères ou des drosophiles. Elle consiste donc à s’appuyer complètement sur l’accélération et la décélération de vitesse d’échantillon de bruit, produites au sein des courbes graphiques dessinées à la main, qui sont accessibles depuis la tabulation « Instrument setup » au sein de Renoise. Le résultat est tout à fait honorable, et permet d’ailleurs une facile exportation de l’instrument ReSynth, qui une fois converti en fichier .xrni, pourra sur n’importe quel poste, exécuter une figure de groove de scratch prédéfinie sur n’importe quel plateforme lançant Renoise.

Pour le reste des techniques, elles relèvent toujours de ma configuration de compression parallèle multibande, avec une petite nuance sur la première bande de 0Hz à 150Hz, qui passe maintenant systématiquement à travers un convertisseur stréréo->mono, qui positionne automatiquement donc tous les sons de basse ou de kick au centre du champ d’écoute, me facilitant amplement la gestion des niveaux de basses au sein du mix.

Envie de voir de vos yeux les chaînes d’effets et les réglages des DSPs ? Pour télécharger le fichier .xrns de cette piste, et l’écouter en super qualité, pas de problème, c’est gratuit, et c’est par ici.

MAXIME LORRAI - Red Caliber

MAXIME

Fouetté avec une chaîne de lames de rasoir

19/11/2011 Commentaires fermés

C’est à peu près la traduction française qu’on pourrait faire du nom du dernier machin musical que je viens de pondre sous Renoise 2.7.2 : The RazorWhip. Mon objectif était de tester mon dernier setup de mixage supposé méga-over-booster la présence sonore. On peut dire que sur ce point mes techniques de « sidechain compression » et « sidechain distorsion » ont fonctionné parfaitement en conjonction avec une compression parallèle multibande aux petits oignons. Il en résulte un son massif, « in your face« , mais en contrepartie assez rêche cependant, cette dureté et cette rugosité forment le seul bémol que je pourrais donner à cette stratégie. En tout cas je sais que je peux compter dessus si je fais un morceau qui demande un son agressif, punchy et une présence maximale.

Je ne sais pas si je compte à l’avenir renouveler l’expérience du style Dubstep (car dans ce morceau le genre musical en présence se dénomme ainsi).  Reste à retenir une astucieuse façon de créer / émuler une basse en natif sous Renoise, avec 3 oscillations subtilement détunées, et de moduler ce son de basse pour qu’il forme dans les sons aigus des sortes de « ewee ewee » vocaux humains. Ca se démarque des basses cycliques type « waw waw » du son Dubstep traditionnel. Comme d’habitude, si vous voulez étudier les combines pour produire et ce gros son, et cette espèce de bass-lead modulé spécialement, c’est gratuit et c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Batglasses

Maxime