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Les Yeux Noirs du Prêtre

31/03/2014 Commentaires fermés

Donc on continue sur le même thème des créatures grises/blanches avec des gros yeux noirs (cf, les zétas).

Mais cette fois-ci le challenge était particulièrement difficile, en matière de sample pack, pour la RRF du mois de mars, j’avais un son d’orgue, à l’attaque trop spécifique pour être employé pour autre chose que souligner une ligne mélodique, un son 8bitUnsigned émettant un buzz nasillard, et 3 sons de percussions type low toms quasi similaires (!) dont aucun n’est à priori exploitable pour faire un kick correct ni même un hit hat… oups. Premièrement j’ai eu à l’esprit de me faire une mélodie de type fugue à la J.S. Bach. Ce n’est pas que c’est trop ambitieux, mais le son d’orgue de toutes façons n’était pas assez réaliste pour ça…. même avec l’ensemble des réverbs, et tout, rien n’y a fait.

J’avais quand même dans la tête une idée de musique d’église, alors j’ai changé de fusil d’épaule et j’ai opté pour une transformation du son de l’orgue, via le ring modulateur. En fait, on peut rajouter des fréquences dures et métalliques sur le son en mixant le produit multiplicateur du ring modulateur, à 45% avec le son d’origine et en lui adjoignant une onde sinusoïdale dont la fréquence est linéairement proportionnelle à la hauteur des notes sur le clavier virtuel. Avec une bonne série de reverbs ont peut donc simuler un son à mi-chemin entre le glockenspiel et un carillon gentillet. Une fois que ça a été fait, j’ai renoncé à composer une fugue, de par la la nature très métallique et réverbérée du son, en espaçant les notes et en ralentissant le LPB, puis j’ai premièrement structuré le morceau comme une séquence mélodique assez mécanique et sans écarts, pour créer de la pulsation plus tard en instaurant des latences choisies entre les impacts des tonalités.

Au final j’ai pondu 2 minutes, à partir de 3 lignes mélodiques basées sur la même dominante. Puis, histoire de faire un morceau de 4 minutes, je les ai agencées de façon à ce que la dernière fasse office de « chorus ». Reprise des deux couplets, variation, puis chorus + chorus. J’ai pu rajouter quelques simulation de background vocaux synthétiques, en contre chant d’abord, mais cela n’était pas bon, donc en mode « pads », en utilisant à fond un technique de tremolo et un phaser à ondulation très lente, technique très proche de ce que JMJ avait fait pour Oxygen il y a… pfiou, une éternité.

Ça donne à l’ensemble un côté limite ambient-relaxation. Mais j’aime assez le chorus, plus cold wave. Et j’ai tenu à bidouiller un kick quand même pour le faire un peu plus pulser, même si le son de ce kick ne me plait pas vraiment car trop étouffé par rapport à la clarté et à la brillance du carillonet.

Finalement, la compos m’aura pris 2 heures, inutile de chercher à faire plus, le sample pack limité à 4 samples ne m’a pas permis d’envisager des arrangements plus complexes, il aurait fallu repasser par l’usage de techniques de synthèse native que de toutes façons je n’ai pas eu envie de redévelopper (je l’avais déjà fait pour les zeta computers, faut pas que ça devienne systématique).

Voilà, donc comme d’habitude, pour le téléchargement de la source, c’est toujours gratuit et encore pour l’instant en mode renoise 2.8 (probablement un de mes derniers modules, les futurs seront en mode renoise 3 à moins que la rc1 traine encore trop longtemps) et c’est >>par ici<<.

Merci pour votre écoute, à plus !

PaleWizard

maxime

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Invasion Biomécanique

09/11/2013 Commentaires fermés

Allez on va laisser tomber les modules à base de samples pour une fois, pour utiliser un plugin BASIQUE de chez BASIQUE. Simple : il n’a même pas d’interface définie, juste des paramètres. Résultat : un petit module de 66ko ; très minimaliste, pondu vite-fait pour la dernière sdcompo ; j’y ai participé à cause de The bellows qui a décidé d’y venir, attiré par le titre de la compo basée sur la synthèse fm.

wacko

L’unique plugin vsti autorisé : mda dx10.

Si vous connaissez ce plugin vous savez qu’on n’en tire pas grand chose de très fulgurant. Et qu’en particulier aucune percussion n’en sort nativement. J’ai contourné le problème en créant une succession de filtres et de DSPs sur chaque piste afin de « re-créer » quelques sons manquants.

Le résultat est certes audible, mais reste néanmoins très très « brut ». C’est de la sinewav et de la saw wave distordue pour la grande majorité.

Quant à l’arrangement proprement dit, j’utilise toujours mes bonnes vieilles ficelles, je travaille en slow BPM, puis je multiplie le BPM par deux, ou inversement, vous allez finir par vous y habituer ; comme j’avais pas le temps de pondre une mélodie j’ai carrément branché mon clavier MIDI M-Audio Oxygen et tapoté sur les touches un truc improvisé en temps réel et hop : vite pondu, vite rendu !

Pour écouter le morceau c’est là :

Et pour analyser le module de plus prêt : c’est [ par là ].

La piste a quand même fini 2eme de la compétition, pas mal pour une première fois. J’essaierai de peaufiner plus mon job la fois prochaine.

Merci pour votre écoute et @ bientôt !

Maxime Lorrai écoute de la musique en tâche de fond

Maxime

Eternal Exodus

03/10/2013 Commentaires fermés

Un peu comme pour le précédent morceau Ghost Love, celui-ci traine en fond sur mon disque dur depuis des lustres, sous la forme d’une boucle obsédante de tb303  un peu mélancolique, et d’un beat de ballade distordu. Le problème c’est que je ne parvenais pas à renforcer l’aspect dramatique/filmique du morceau. J’ai tenté de remédier au problème en renforçant le trait avec l’appui de strings cristallins très hollywoodiens et appuyés.

Notez que rien ne vaut une onde sinusoïdale pour la sub-basse. Vous me croirez ou pas j’ai cherché des plombes dans ma liste de 1200 VSTis un qui puisse produire un son de sub-basse aussi net et exploitable, et … rien, que dalle. Finalement, j’ai pris une simple onde de chipsound et si vous filtrez les quelques 40 premiers Hz sur le Master en sortie ça déchire.

Je voulais initialement présenter ce morceau à l’occasion du programme RRF (Radio Renoise France) mais les règles spéciales imposant l’usage d’un sample de tondeuse à gazon imbitable, j’ai fini par renoncer et publier la piste de façon indépendante.

Si vous analysez le .xrns (toujours disponible en téléchargement gratis ici), vous constaterez que certains arpèges ont été grapillés sur des plugins VSTis, en particuliers l’arpège de tb 303 (qui vient d’un preset du plugin Nexus 2, de reFX), et un arpège très éclaté (qui vient d’un preset de Rapture de Cakewalk). Ce morceau démontre si ce n’était pas encore fait que le grapilleur de plugins de renoise est une tuerie. Le son d’origine est fichtrement bien préservé, et le poids du morceau est inférieur à 30Mo ; quand on sait que Nexus 2 à lui-seul pèse plusieurs Gigas… L’ensemble de strings cristallin est lui-aussi issu de Nexus et franchement dites vous que je me suis retenu de grapiller plus au sein de ce plugin : si vous avez quelques euros de trop à claquer je vous recommande au plus haut point reFX Nexus, au son très présent, et d’excellente facture, un incontournable.

Je vous remercie pour votre écoute,

@ bientôt !

MAXIME LORRAI - Exode éternel

Maxime

Va te faire remixer

12/05/2013 Commentaires fermés

Je crois qu’on a du remixer une fois un de mes vieux modules, et j’avais trouvé ça assez gratifiant à l’époque, et je confirme que – même si je n’ai pas immédiatement compris pourquoi  le module Mindjack.xrns l’a été, l’expérience est encore intéressante à vivre.

D’où le message : allez vous faire remixer !

Ici, c’est Slow_Li, utilisateur du portail francophone http://www.refra.fr, qui s’est livré à cet exercice, très réussi, puisqu’en une demi-heure seulement, il a transformé ce morceau de drum & bass très classique dans sa forme en une espèce de glitch / expérimental qui sonne très bien. Excellente maîtrise des filtres de disto et bon résultat en sortie, pas chiant en plus, rien à redire.

Merci pour votre écoute !

@ bientôt !

Maxime

 

Nano Réplicateurs

03/04/2013 Commentaires fermés

Vous fatiguez pas ça n’a aucun rapport avec le MakerBot Replicator 2 ; qui n’a pas encore réussi à passer la barre de la nano-impression (on en est loin, faudrait déjà qu’il arrête de chier dans la colle à 0.15mm!). Non, le monde de la réplication a juste fini par s’incruster dans mon inspiration musicale sous Renoise.

J’ai travaillé le morceau en mode « lent » et j’ai ensuite doublé le BPM et même augmenté le LPB. Ca donne un aspect grouillant aux lignes et aussi un aspect électronique. Quand c’est un poil original / technique ou quand j’ajoute des effets de pseudo-formants, je mets un truc devant le nom des titres « zeta ». Ya pas non plus de rapport avec le célèbre plugin VSTi. C’est juste pour parler d’une image d’un langage ou d’une civilisation d’aliens gris – perso j’ai jamais rencontré de gris, ça se trouve ils n’existent pas, mais peu importe.

Comme d’habitude, si vous souhaitez examiner la source musical du morceau et éplucher la technique, c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et à bientôt !

MAXIME LORRAI - Astronaute

Maxime

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Poupée de son (2)

20/02/2013 Commentaires fermés

Donc là, c’est pas pour les n’enfants, renvoyez-les lire babar et regarder les télétubbies. Donc, après les images du précédent billet  (teasing), voici enfin la vidéo .

tease strip

Ça reprend toujours le regard de Adeline L. que j’avais déjà emprunté dans cette animation précédente, qui est très beau et aussi étrange. Et en gros le concept c’est pas très clair (lol), mais c’est une sorte de fantasme visuel où Adeline effectue une danse et comme on est dans une espèce de dimension parallèle la pesanteur ne s’exerce pas de la même façon, la pesanteur peut être modulée par la volonté.

Un peu comme dans vidéo précédente où j’étais aspiré par un vortex rouge, il y a encore un phénomène équivalent, de vortex qui aspire Adeline et contre lequel elle lutte en essayant de s’accrocher et de lutter, mais … sans succès, le vortex l’aspire et zou ça finit comme ça.

Je ne cherche pas vraiment à produire quelque chose de cohérent ou même d’intelligible, c’est juste une série d’images et de plans, qui dans ma tête semblent sympas, et pour lesquels je veux voir comment ça rend une fois en animation.

Merci @ bientôt !

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Des ombres aux yeux rouge-vif

13/07/2012 Commentaires fermés

Et si au lieu d’utiliser des échantillons d’instruments conventionnels je me servais des bruits de ma maison ? (tondeuse qui démarre, boule de yin-yang, impact de verres, de casseroles, cuillers, douche, interférences de téléphone sans fil, bip de ventilo, pièce de monnaie qui tourne, souffle dans bouteille, tue mouches, pshit de dégivrage, porte de garage automatique…). Ce genre d’exercice promet souvent la venue au monde de pistes très « ambient » et souvent « dark ambient » si les sons enregistrés ne sont pas « naturels » ou « biologiques » ; il est plus facile de créer des fonds lugubres à partir de grincements de portes échoïques, ou de grillages au ralentit. Mais j’avais en tête quelque chose d’un poil plus mélodique qu’un fond ambiant lugubre simple.

J’ai donc passé quelques heures tôt le matin chez moi, pour y enregistrer des sons divers et variés avec le microphone Stéréo de mon JVC camcorder HD. La vidéo dure bien plus de 20 minutes, et une fois convertie en fichier WAV sans vidéo, le tout fait bien 95 mb de sons exploitables. Mais, ce n’est pas le tout d’enregistrer des sons en ((stéréo)), il faut ensuite bien entendu les isoler, un par un, puis les nommer, les classer, les trier, puis aussi, les filtrer, puisqu’au cas où vous ne vous en seriez pas aperçus, les sons sont dès l’origine gâchés par toutes sortes de bruits de fonds blancs, très légers certes mais qui une fois amplifiés et placés au sein d’un arrangement, se feront inéluctablement entendre. Donc bien entendu on utilise des filtres passe haut ou passe bas, en fonction, un device nommé *gater : le genre d’engin coupe les sons dont le volume n’excède pas x dB. La phase d’enregistrement et d’isolation des sons utiles m’a quand même bien pris 12 heures de travail bref : une petite journée.

Cette phase préparatoire est un brin longuette, je vous ai habitué à plus rapide, mais le résultat, c’est qu’une fois les échantillons correctement préparés, j’ai pu faire l’arrangement en un temps record (4 heures). Il s’agit d’une sorte de slow électronique à base de bruits domestiques, d’humeur un peu étrange mais rien de bien terrifiant. La vidéo de l’arrangement définitif qui suit est divisée en deux parties, la première vous présente les sons enregistrés qui ont été sélectionnés, puis donc, leur utilisation directe au sein d’un arrangement complet.

– youtube est trop lent ? essayez dailymotion !

Je ne vous cache pas que si le thème est sympathique et si la piste vous présente quelques effets nouveaux, j’ai eu de la peine à produire un mix « cohésif » ainsi qu’une présence sonore suffisante sur les basses. Normalement, je devrais rajouter une sub-bass pour donner du corps et centrer les graves afin d’éviter toute dispersion stéréophonique du mix. Je ne l’ai cependant pas fait, d’une part sur le coup de l’urgence, car je n’avais que 4 heures devant moi, et d’autre part parce qu’aucun sample maison enregistré n’était assez exploitable en tant que sub-bass. Pour en faire, il faut simplement disposer d’une onde sinusoïdale « parfaite », et rien dans le matériel dont je disposait ne collait, d’une façon ou d’une autre. J’ai donc du à regret m’en passer.

Si votre bande passante vous interdit toute lecture vidéo, vous pouvez écouter le résultat en mP3 128kbits ici :

Et comme toujours, vous pouvez télécharger pour étude le fichier source de la musique au format .xrns ici ou . Merci pour votre lecture, et @ bientôt !

MAXIME LORRAI - Jump scare

Maxime

The Zeta Transmissions

14/04/2012 Commentaires fermés

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Aujourd’hui on va aborder un bon exemple d’utilisation du « slice » (ou saucissonnage) sur ce joli tracker qu’est Renoise (attention faut avoir la version 2.8 pour lire l’exemple).

Vous pouvez regarder la védéo du titre sur Youtube, Dailymotion, ou même Facebook (Pour facebook faut avoir un compte).

.Pour introduire le concept du slice on va récapituler sur les méthodes précédemment abordées pour découper et jouer un échantillon à une position donnée, et pas uniquement depuis le début. Comme je vous l’ai assez bien expliqué jadis, Renoise fonctionne donc à base d’échantillons sonores. On va dire que c’est un bon sampleur. Certains échantillons seront courts, certains seront longs, certains seront directement des boucles de rythmes cycliques complètes et pré-arrangées (on les appelle les loops), et tout l’art est de faire cohabiter ces bouts sonores dans un ensemble à peu près harmonieux cohérent et synchronisé. On peut parfois dans ce cadre avoir besoin de démarrer une note pas forcément au début mais après 1 seconde, ou plus. A ce sujet et dans un précédent tutoriel dédié aux techniques de pitch shifting, je vous avais montré qu’avec une commande simple à utiliser dans les cellules (la commande 09xx, aujourd’hui changée en commande 0Sxx), on pouvait saucissonner en 256 parties chaque échantillon et lancer le playback de l’échantillon, précisément à une des 256 positions. Bien. Mais le petit problème avec cette sympathique méthode, c’est qu’elle manque de flexibilité, de caractère intuitif. Par exemple, sur un sample de 1 seconde, le découpage en 256 parts est assez précis. Mais alors, si vous souhaitez définir à la milliseconde près votre démarrage sur un sample qui on va dire prend deux minute, là… le découpage arbitraire en 256 positions manque un peu de précision, primo. Secundo, pour déterminer ladite position faut aller sur l’éditeur de samples, et placer le curseur sur la position souhaitée, regarder la timeline de l’éditeur, noter le code hexadécimal de la position (OO à FF), et l’écrire manuellement dans la commande de pattern au bon endroit…… Disons que si vous voulez travailler avec des loops rythmiques cette méthode est suicidaire. Imaginez, le kick de batterie commence à la position 2F, la cymbale à la position 5A la caisse claire à la position 9C, et le charlet à la position B8… Alors imaginez donc que l’utilisateur qui veut recréer un rythme original, à partir d’une loop, doit noter sur un papier les correspondances entre position hexadécimale, et le son désiré, et doit rentrer manuellement les codes hexadécimaux à chaque fois…. du masochisme.

Mais fort heureusement, depuis la bonne vieille version 2.6.1 sur laquelle j’ai commencé mes tutoriels, Renoise a bien évolué (on est sur la 2.8 à ce jour). L’éditeur de samples, intègre à présent un saucissonneur dernier cri qui renvoie aux oubliettes le calvaire précédemment décrit. En appuyant sur un bouton, l’éditeur se transforme en découpeur. Chaque clique sur une position y place un marqueur numéroté 01, 02, 03… et une fois les marqueurs positionnés précisément, l’appel de la commande de pattern 0S01, … ou 0S03 (la nouvelle version de l’ancienne commande 09xx), lance donc le sample à partir du marqueur, et pas d’une fraction de 256. Sur les longs échantillons, c’est sans bavure. Maintenant, la cerise sur le gâteau, c’est que pour chaque marqueur posé, Renoise génère automatiquement un sous-sample indépendant qu’il assigne à une note du clavier virtuel. Ca signifie qu’on peut même finalement se passer de la commande 0Sxx, on peut directement lancer le slice voulu en choisissant sa note de clavier associée, exemple, le slice de kick est sur la note C-4, le slice de la cymbale est sur la note B-5, donc quand on travaille sur la composition dans le pattern, on ne le quitte plus et on rentre simplement le bon slice, au bon moment en jouant avec le clavier azerty : magique, et finger in the nose.

Je vous invite à regarder la vidéo précédente, car ce titre The Zeta Transmissions utilise à fond la technique des slices. Imaginez, 90% de l’arrangement***, est composée seulement à partir de 3 échantillons de 10 secondes, maximum, lesquels  ont été hyperslicés. Le premier échantillon : est le kit de batterie, le second est une séquence de 64 sons divers et variés assignées à chaque note du clavier et parfaitement pitchés de sorte que que jouer avec l’ensemble puisse constituer une mélodie. Le troisième sample est formée d’une voix robotique vocodée (la mienne) qui dit « renoise dead dog competition force« . Si vous avez un problème de bande passante, et souhaitez juste ré-écouter la piste utilisez mon lecteur intégré :

Enfin, si vous voulez vous-même grappiller le fichier .xrns et jouer avec mes slices, pas de problème, comme d’habitude je vous le fournis gratos : il est téléchargeable sur mon compte dropbox [ici].

Je vous remercie.

Maxime Lorrai écoute de la musique en tâche de fond

Maxime

***Note : vous remarquerez qu’en plus de la technique du slice, j’utilise d’autres astuces de tracking Renoise assez complexes que je ne détaillerai pas ici du moins pour l’instant, comme par exemple, un synthétiseur « natif » qui me permet de créer cette espèce de ligne mélodique passée dans une espèce d’ampli de guitare, ligne douce et aigüe qui accompagne la piste et qui termine clairement le morceau. Si vous cherchez dans le fichier xrns, vous ne trouverez aucun sample de guitare, et pour cause, le son est un son de sinusoïde, directement généré par l’oscillateur du DSP Ringmod que j’ai introduit dans un précédent tutoriel, et la fréquence du ringmod est pilotée par un « key tracker », à savoir un méta-device qui fait correspondre les touches du clavier virtuel avec n’importe quel paramètre (dont ici la fréquence du Ringmod). Je vous détaillerai ça plus tard car ça relève vraiment d’une compréhension avancée des techniques du son et de la théorie musicale en générale.

Time Laaapse

24/01/2012 Commentaires fermés

Je ne vous avais même pas dit que je béta-testais activement la dernière version de Renoise, la 2.8. Pour l’instant, nous en somme à la 2.8.b6, la RC1 s’approche fermement. Cette version ne propose à première vue sur le papier pas grand chose d’extraordinaires ni de renversant, en termes d’effets sonores ou de processeurs digitaux de signal.

Cependant, la version est truffée de myriades d’améliorations, surtout ergonomiques, qui rendent le travail encore plus fluide, encore plus simple, encore plus rapide, bref : l’interface a été repensée pour devenir plus efficace. Font ainsi leurs apparitions des fonctions qui sont restées longtemps dans les rêves des utilisateurs assidus, en particulier ceux dont les compos forment des orchestrations nécessitant en moyenne 60 pistes : la fonction « track grouping », qui permet de disposer les pistes dans un groupe, et de grouper les groupes eux-mêmes dans d’autres groupes, à la façon des poupées russes et sous plus de 6 sous-niveaux imbriqués. En plus de ces fonctions, les pistes une fois abouties peuvent être réduites, elles peuvent de même être colorisées. De la sorte, se repérer rapidement et efficacement au sein d’orchestrations complexes n’est plus un cauchemar, un artiste dote d’un tant soit peu de sens d’organisation structure son plan de travail en logiques de groupes colorés, clairement définis. Améliorations notables aussi niveau mastering, le spectrum anayser se rapproche de quelque chose d’utile. Il s’agrémente d’un mode de comparaison du spectre entre pistes, fort pratique, ainsi que de modes de visualisations du spectre en histogrammes, polychromiques, ou en monochrome. Le phase meter est enfin utilisable,  bref, la qualité de la masterisation va monter d’un cran. L’éditeur de samples intégré gère enfin parfaitement des samples stéreos qu’il édite dans chaque canal séparément. Les fenêtres des enveloppes d’instrument ont été rendues détachables, maximisables, ou même flottantes pour quelques cas extrêmes. Alors que j’ai pu sur certains exemples précédents avouer avoir sué anormalement sur la définition de certaines courbes graphiques,  cette amélioration ergonomique me simplifie énormément le travail. Enfin les commandes de pattern, si ardues à comprendre pour les novices, ont été ré-écrites et utilisent des lettres de l’alphabet au lieu de chiffres, et pour être plus logiques ces lettres ont un rapport avec les actions à effectuer sur le sample.

Le multisend device a été repensé. Produisant quelques problèmes dans sa version initiale, il a été réhaussé de modes de lancement alternatifs, qui ne produisent plus d’inversion de phase dans la bande du milieu. Grosse surprise aussi niveau des DSP natifs, apparition d’un repeater ultra-granulaire mains néanmoins simple à utiliser, idéal au sein de l’arsenal des outils prompts à découper au nanomètre le moindre grain de sample. Malgré l’attrait dudit repeater, c’est un DSP nomme multitap, qui est la grosse sensation de cette release. C’est une sorte de delay mais à 4 niveaux, entièrement paramétrables, dotés d’un filtre pour chaque niveau, et qui m’a totalement séduit. Super nouvelle, l’exciter natif de renoise est aussi une petite bomba. Pour votre information, un exciter a pour vocation d’améliorer la netteté de certains harmoniques. On l’utilise pour revigorer les sons plats, ternes et délavés. Il est d’usage de dire que les exciters digitaux sont souvent peu performants  comparativement à leur pendant matériel analogique. On rentre là d’ailleurs à peu près dans la même rengaine que les compresseurs dont on dit que seuls les compresseurs matériels / analogiques sont capables d’aboutir au son « pro » tant recherché par les producteurs. Eh bien, l’exciter de renoise ferait presque mentir les spécialistes, tant il produit un résultat propre, clair, et sans bavures. Voici un premier exemple posté sur blip.tv (video LD) qui j’espère ne sera pas le dernier, où je présente une compo effectuée rapidement avec certaines des nouvelles fonctionnalités de la 2.8…

La vidéo du titre est dispo sur youtube (video HD) ici ou alors, faut de mieux, écouter le titre depuis mon compte soundcloud là :

A la base je souhaitais faire du dubstep minimal, mais en fait, j’ai opté pour quelque chose d’assez fort, et très peu minimal ; de toutes façons, un mix est un équilibre, et une fois que mon mix a été trouvé, je ne pouvais plus revenir en arrière, au risque de compromettre tout l’équilibre de la compo et de devoir tout recommencer à zéro. Comme d’habitude, je ne garde pas jalousement pour moi cette composition, que vous pouvez observer et analyser en téléchargeant son fichier source .xrns gratos ici.

Je vous remercie pour votre écoute, @ bientôt !

Dream

Maxime

Le Diamant Ecarlate

13/12/2011 Commentaires fermés

 

Le précédent tour de chauffe fut un peu bref, un peu vite expédié, sur ReSynth 2.0. Il faut dire que, entre la découverte de SkyRim, la Kinect, et les divers problèmes de santé que je me suis farci, j’ai eu peu de temps pour pondre une super copie. On aura jugé donc de bon ton d’en remettre une petite couche, cette fois-ci avec le temps, le sérieux, et la conscience du devoir accompli.

Allez savoir pourquoi, la mode étant au bon vieux scratch de hip hop j’ai fait de mon mieux pour vous trouver le moyen d’en simuler nativement le fonctionnement dans Renoise, sans même me fatiguer à utiliser le moindre échantillon prédéfini.Pour réaliser cette simulation, je me suis dit que le scratch consistait à jouer plus ou moins vite et de façon syncopée ou rythmée, d’avant en arrière, les sons gravés sur vinyle. Mine de rien, cette accélération de la vitesse de rotation d’avant en arrière, peut être simulée sur un tracker, qui contrôle justement les playbacks d’échantillon en vitesse comme en tonalité, selon une minutie et une précision granulaire. Je suis donc parti d’un sample généré sous ReSynth, à jouer de façon accélérée ou ralentie. Je pouvais tout à fait utiliser les commandes de pitch up, down, de portamento et de reverse playback pour simuler le scratch dans la section des commandes de pattern, au sein d’une colonne dédiée. Mais j’ai choisi une autre option un peu moins attendue :  fabriquer mes séquences de scratch directement dans la section des instruments, niveau enveloppes de volume et de pitch shift. Ma méthode n’a donc pas consisté à utiliser les commandes de pattern, mais une solution 100% graphique. La seule difficulté était que cette méthode ne permet aucun reverse playback. Il allait donc falloir choisir un instrument de base qui fait illusion. Je n’en ai trouvé qu’un seul : le bruit lui-même. Bruit qui peut parfaitement sortir de ReSynth puisque, un de ses 4 oscillateurs permet de pondre du bruit.

Concernant cette solution, et vu la petitesse des espaces d’édition d’enveloppes graphiques alloué dans la version 2.7.2 de Renoise, on pourrait parler d’une technique aussi pratique que la sodomie des coléoptères ou des drosophiles. Elle consiste donc à s’appuyer complètement sur l’accélération et la décélération de vitesse d’échantillon de bruit, produites au sein des courbes graphiques dessinées à la main, qui sont accessibles depuis la tabulation « Instrument setup » au sein de Renoise. Le résultat est tout à fait honorable, et permet d’ailleurs une facile exportation de l’instrument ReSynth, qui une fois converti en fichier .xrni, pourra sur n’importe quel poste, exécuter une figure de groove de scratch prédéfinie sur n’importe quel plateforme lançant Renoise.

Pour le reste des techniques, elles relèvent toujours de ma configuration de compression parallèle multibande, avec une petite nuance sur la première bande de 0Hz à 150Hz, qui passe maintenant systématiquement à travers un convertisseur stréréo->mono, qui positionne automatiquement donc tous les sons de basse ou de kick au centre du champ d’écoute, me facilitant amplement la gestion des niveaux de basses au sein du mix.

Envie de voir de vos yeux les chaînes d’effets et les réglages des DSPs ? Pour télécharger le fichier .xrns de cette piste, et l’écouter en super qualité, pas de problème, c’est gratuit, et c’est par ici.

MAXIME LORRAI - Red Caliber

MAXIME