Archive

Posts Tagged ‘Organisation’

Chrono No No NO

21/02/2016 1 commentaire

J’ai toujours tenté des challenges que je n’étais pas certain de remporter.

On pourrait me reprocher ceci, de donner une certaine place à la probabilité de l’échec. Mais comment donc considérer qu’il s’agit d’un challenge quand l’échec est soit improbable, soit impossible ?

Disons donc que j’ai attendu la dernière après-midi avant la deadline pour participer à la compétition musicale underground qui me stimule le plus habituellement, j’ai nommé la Mutant Breaks de 2015 organisée par Renoise.com. Tout ça pour foirer avant la ligne d’arrivée. Le morceau n’était, disons, pas vraiment raté, mais pas non plus vraiment réussi selon son propre concept… disons qu’une partie du refrain sonnait parfaitement comme je le voulais, au poil près. Et tout le reste était juste dans ma citrouille à attendre un temps d’écriture qui n’a jamais été à ma disposition.

Il ne m’a pas manqué grand chose, probablement deux ou trois heures, pour créer une partie (toujours importante dans mes contributions), à savoir l’intro et l’outro, lesquelles ne peuvent souvent être produites qu’une fois le développement et les transitions mélodiques peaufinées, non seulement afin d’être placées sur la bonne tonalité, mais aussi, afin de donner une cohésion et une dimension réflexive nécessaires, à un exercice qui pourrait manquer de profondeur esthétique sans cela.

La profondeur réflexive était donc bien absente, à mon grand regret, une fois la dernière minute parvenue avant l’obligation de publier. Je voulais créer une impression de marche techno un peu dark en ajoutant des bruits de corbeaux et des percussions un peu similaires à celles de parades militaires. Ce qui a été fait en partie au cours de la piste, mais comment amener un truc pareil et comment en sortir ? J’avais dans l’idée de commencer et finir par un motif au pas « lourd », faiblement instrumentalisé au début pour l’intro, et fortement pour l’outro, comme je le fais parfois, et je me suis dit à tort qu’il allait être facile de le faire ; ça m’aura pris finalement un temps énorme…

Et je me suis alors soustrait à l’obligation de publier un truc incomplet selon mon goût. Trop ambitieux de ma part pour le temps imparti ? Pour la majeure partie du titre, le concept de « .deadlines. » n’aura finalement pas été trahi et après tout c’est peut-être ce qu’il faut se dire. Il n’en reste pas moins que je dois vraiment cesser de croire pouvoir faire quelque chose de « parfait » au point de gâcher de précieuses minutes de travail ; il me faut cesser de peaufiner en priorité des détails de mixage et des effets secondaires que l’oreille humaine moyenne ne distinguera de toutes façons pas vraiment une fois le fichier compressé en MP3, et traiter en priorité la mise en place des parties plus structurelles à la place et ce même si elles ne sonnent pas bien sur le coup. C’est la seule façon de réussir idéalement l’exercice.

Donc voici le morceau enfin fini avec son intro-outro, durée de trackage : 6 heures de base, plus 3 heures additionnelles pour la mise en place rétroactive de l’intro-outro, plus 20mn de conversion des plugins VSTis en instruments natifs renoise, et quelques détails de mixage à la volée.

Considérons tout de même qu’un compositeur qui voudrait effectuer le même rendu sur une station de travail audio digitale différente, y mettrait de toutes façons le double de temps si ce n’est plus.

Cliquer ici pour télécharger le fichier .xrns.

Si DropBox déconne, (ce qui arrive souvent ces temps-ci) vous pouvez accéder à la source du fichier de travail .xrns directement sur la section « download » du site Renoise.com (il faut que vous soyez inscrits sur le forum pour télécharger le titre).

Merci pour votre écoute, et à bientôt !

MAX

TUTORIEL RENOISE #3C – VARIETE SPECTRALE [Fr]

18/05/2011 Commentaires fermés

Cette dernière partie – tout en reprenant les précédentes sur la notion de longueur d’onde et de tonalité via l’image des « cordes d’un piano à queue » – montre comment un « arrangement musical standard » vise finalement l’occupation homogène de tout le spectrum audible (tant en largeur qu’en hauteur), dans le temps donné de la composition. On peut donc définir « l’arrangement musical standard » comme un mode de répartition instrumentale établie selon la norme qui suit : les lignes de basses et de percussions occupent toute la partie gauche du spectre ; les accords occupent la partie centrale inférieure, la ligne vocale occupant principalement la ligne centrale supérieure ; l’accompagnement mélodique en duo ou contre-chant, occupe les fréquences élevées, dont l’amplitude finale est réhaussée soit (1) grâce à l’action de cymbales et caisses « claires » choisies, soit (2) du fait des effets des reverbs/echos dans les derniers harmoniques. Un mix standard s’attachera à travers l’application d’effets ou de filtres, à limiter autant que faire ce peut les pics d’amplitudes nuisibles à la flexibilité ou l’homogénéité du mix, quitte à faire que certaines parties de la composition soient coupées ou retenues au moment où d’autres s’expriment. En conclusion, que la répartition du son sur le spectre suive ou modifie une certaine « norme », le but reste l’abaissement maximum de la fatigue auditive, une participation facilitée du cerveau à la lecture sonore interprétative.

Regarder en HD sur ma page FaceBook.