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Quix Done, test de ReSynth 2 (utilitaire pour Renoise 2.7.2)

29/11/2011 Commentaires fermés

Le problème avec Renoise 2.7.2, c’est qu’il est nécessaire d’avoir des échantillons pour s’en servir, si l’on a aucun instrument virtuel sous la main. Et la plupart du temps, les sons d’échantillons proviennent de synthétiseurs capables de partir de formes d’ondes sonores simples qui passent une fois produites dans une série de filtres et de processus les transformant, et leur donnant plus de personnalité. Vu qu’on sait que Renoise est particulièrement capable en matière de chaines d’effets et de filtres divers et variés, on se dit qu’il ne lui restait plus qu’à intégrer un simple générateur d’ondes basiques (sinusoïdes, triangulaires, carrées, dents de scie, aléatoires). Mine de rien, avec ces quelques formes, et un peu de science des effets, on peut produire une grande variété de possibilités sonores. Voici l’interface du générateur.

Voici l’interface de ReSynth 2, parfaitement intégrée dans celle de Renoise

Ce module n’est pas un instrument virtuel VSTi, c’est un utilitaire programmé en LUA qui se greffe au logiciel, comme les plugins de Firefox se greffent à Firefox. Cela ressemble finalement en grande partie à l’allure d’une grande majorité de synthés à ceci prêt que ce module n’intègre pas du tout les enveloppes ADSR, les filtres, etc… mais peu importe, tout peut être introduit à posteriori, puisque Renoise sait si bien le faire. Voici pour exemple une petite démo vite faite, en à peine 2h30, pas plus, et à partir de là on obtient facilement sous Renoise 2.7.2 un kit de percussions, très numérique, rien de bien réaliste, des nappes analogiques, du vibraphone frétillant, mais aussi, en rajoutant un module de simulateur d’ampli à lampes, un son de guitare électrique. (Notez, le son est un peu naze au début, c’est normal ça vient de la compression audio, mais on n’a pas ces problèmes quand on joue le morceau sans compression directement depuis Renoise). Sinon, le résultat produit par ce synthé est pas mal du tout, au final. Curieux de jeter un œil sur tout ça ? Pas de problème, pour télécharger la piste en format .xrns, c’est par ici. Et pour installer l’utilitaire Resynth sous Renoise, c’est par là.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

Maxime

La chasse aux canards

28/11/2011 Commentaires fermés

Le petit dernier est légèrement barré.

Il utilise des échantillons d’effets spéciaux de cartoons, qui datent des années 60-70, dont The Roadrunner (Beep Beep & le Coyote), et Daffy Duck. A partir de là, pas facile de reproduire l’effet schizophrénique des partitions de cartoons américains. D’autant plus que l’exercice de style impose de posséder d’une part d’un orchestre symphonique, mais d’autre part, un son ultra-rétro, et pour ça, la grande difficulté est que je ne dispose d’aucun setup classique lofi(  de basse qualité ) capable de simuler le comportement particulier des enregistrements d’il y a 50 ans…

J’ai donc du me rabattre sur une stratégie qui consiste à faire du D&B, dont l’espèce de bondissement ludique se prête bien à l’accompagnement de ce genre de production animée. La combine consiste à downgrader un peu le son des instruments de percussions pour faire qu’il soit « homogène » et que les samples de « boink« , « wizz« , « duink« , et « tape-tapo-tape-tapo » ne choquent pas trop à l’audition. Quant à la basse, j’en ai sélectionné une qui dispose d’un son « ducky » (nasillard, aigre, et pincé), mais néanmoins rude et assez puissant, pour soutenir l’exercice de rythme du D&B (drum & bass).

Vous noterez que je ne trahis pas la patte qui fait mon style d’antan, on retrouve même sur la fin l’espèce d’accompagnement de masses ou de foule en liesse que j’utilisais déjà très tôt au sein de mes toutes premières compositions soundtrackées, il y a à peu près 15 ans. Bon, sinon, je l’ai dit par ailleurs, ça ne ressemble finalement pas à grand chose, et j’assume, je prends tout ça comme un exercice de style et un prétexte pour explorer les possibilités offertes par un système de composition qui me permet une mise en œuvre rapide de mes petites idées, si débiles ou improbables soient-elles. Encore une fois, si vous souhaitez pomper les échantillons, ou jeter un oeil sur le détail des techniques de la composition, c’est par ici.

Merci pour votre écoute, et @ bientôt !

Maxime

Inertia, [Beyond the Paralysis]

30/07/2011 Commentaires fermés

Voici mon nouveau tube de techno de supermarché. Pour lequel un nouveau concept a été introduit. Celui du « 444 », à savoir : 4 pistes, 4 instruments, 4 heures de composition maximum autorisés.

Visionnez cette vidéo sur [youtube] ou [dailymotion], ou enfin en HD sur [facebook].

C’est simple, court, brut direct, minimaliste même.

Le nom du titre fait référence à deux choses. Premièrement, inertia est un des paramètres du DSP Ringmod qu’on a vu dans un de nos précédents tutoriels (cf. Le DALEKATOR), lequel produit des transitions douces réglables entre deux modifications de fréquences. Si l’on se sert de ce DSP comme maillon nécessaire d’un synthétiseur monophonique,  ce paramètre inertia permet alors un effet de glide/glissando utile dans l’émulation d’un son de guitare électrique ou d’une basse acidifiée. En second, cet effort de limitation s’inscrit dans une réflexion partagée avec les membres de la communauté des utilisateurs de Renoise, au sujet de ce qui fait qu’on n’arrive jamais à finir une composition. Une théorie veut que c’est l’augmentation et la profusion du choix (trop de choix d’instruments, trop de possibilités, trop d’options) qui finit par induire une augmentation de l’expérimentation, du temps de pour l’hésitation ; cela finit par retarder, ou ralentir la décision, et aboutir parfois à l’inaction ce qu’on a nommé la paralysie.  En gros, plus on a de solutions, et plus c’est le syndrome de la page blanche musicale. J’ai moi-même expérimenté cette problématique du trop plein de choix en constatant qu’elle était effective. En limitant volontairement mes possibilités, j’ai pu sans complexe effectuer un travail qui peut-être n’aurait jamais pu s’entamer ou même se terminer sans cette limitation volontaire.

Si vous souhaitez télécharger le fichier .xrns de la composition, vous pouvez cliquer ICI.

Maxime Lorrai écoute de la musique en tâche de fond

Maxime