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RIVERS OF BLOOD – EPISODE 7 – PARTIE 2

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de la partie précédente.

Sarge sort éprouvé de ses péripéties dans la zone du bassin de rétention. Il se retrouve cependant piégé : un mécanisme de sécurité dans le couloir de sortie du bassin le coupe de toute possibilité d’extraction partant de l’arrière. Il doit donc aller de l’avant et se jette dans la zone suivante.

Le Colonel Hall étant convoqué pour une mission d’urgence, c’est au Lieutenant Petersen de reprendre l’intercom depuis le QG pour guider le marine.

La précipitation du marine est rapidement sanctionnée : il se retrouve pris dans une structure en étoile à multiples niveaux. Si au centre de l’étoile, une indispensable carte d’accès l’attend, aux extrémités, une garnison d’ennemis bien positionnés le prennent systématiquement en tir croisé. Sarge ne peut venir à bout de ses opposant qu’en usant d’une extrême mobilité et en faisant la téméraire conquête des positions adverses, une par une.

Une fois la carte d’accès en poche, Sarge doit gagner un hangar immense abritant quelques pelleteuses et quelques kilogrammes de cartouches sx (cartouches essentielles au fonctionnement des téléporteurs). Le hangar est cependant surprotégé, et Sarge le traverse dans un stress extrême. Parvenu à mi-chemin, une forme de folie régressive s’empare de lui.

Lorsqu’il reprend ses esprits, la zone est nettoyée. Il découvre en outre que le hangar abrite une production sidérante, largement supérieure à la normale et dont la valeur marchande correspond à une véritable fortune. Sarge et Petersen prennent conscience des extraordinaires enjeux économiques résultant de l’activité du site BW-02.

La carte d’accès magnétique bleue se libère et Sarge quitte rapidement le hangar pour se diriger non sans une certaine appréhension vers des zones baignant dans la lave et frappées d’une chaleur infernale.

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 7 – PARTIE 1

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de l’épisode précédent.

A peine sorti du piège éprouvant de la zone de concassage, Sarge se dirige vers une aire de détention provisoire occupée par quelques hostiles. Tandis qu’il se faufile dans cette zone glauque traversée de barreaux et de cellules où pourrissent détenus moribonds et chairs putréfiées, il confie au Colonel Hall avoir été en présence d’hostiles technologiquement augmentés par la main de l’homme. Il confie de même avoir été contacté en personne par un dénommé Malcolm Betruger. Hall lui révèle que Betruger a été le directeur du programme initial de recherche et développement sur la téléportation, et qu’il serait mort il y a 5 ans au cours d’un ratage expérimental aux conséquences tragiques.

Prenant par inadvertance un puissant tapis roulant, Sarge se retrouve soudain emporté au delà vers un broyeur humain géant. Il n’évite l’issue fatale qui l’attend que pour découvrir une meute d’hostiles se ruant sur ses pas. Sarge affolé se réfugie premièrement dans une aire résidentielle, mais, comme flairé par ses ennemis, il est vite rattrapé. Se jetant dans un corps à corps enragé où il perd temporairement la raison, Sarge s’en tire in extremis avec quelques morsures superficielles.

Il entre ensuite dans un collecteur d’énergie géothermique à la recherche d’un levier dégageant la sortie de cette immense et périlleuse zone. Au fond du gouffre où il s’enfonce, il se perd rapidement au sein de boyaux sous-terrains sombres, étroits et étouffants. Surmontant la crainte, la désorientation et le désespoir qui le gagnent, Sarge atteint enfin son objectif et active un commutateur.

La sortie est enfin dégagée. Sarge ne se fait pas prier pour la prendre et laisser ce cauchemar derrière lui.

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 6 – « ATRO-CITY » – PARTIE 2

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de la partie n°1.

L’Amiral Romero, le Général Carmack, et le Capitaine Willits sont convoqués à un mystérieux rendez-vous avec les pontes de l’UAC. C’est le Colonel Hall, homme de terrain, qui reprend l’intercom pour guider Sarge dans le dédale du complexe.

Sarge débouche sur un bassin de rétention d’acide sx, un des constituants des « cartouches sx » nécessaires au fonctionnement des téléporteurs. Cette fois-ci, l’architecture de la zone est verticale, composée de 5 vertigineuses tours gardées par des snipers, dont une tour centrale permettant l’accès aux zones annexes du site. Sarge doit conquérir chaque tour l’une après l’autre, pour atteindre son objectif.

Souvent pris en tir croisé, il perd le contrôle de lui-même pour riposter avec succès dans une sorte de rage primitive. La prise de la tour centrale permet à Sarge l’activation d’une valve ouvrant un passage au fond du bassin de rétention. L’opération est cependant suivie d’une riposte immédiate : des hostiles munis d’occulteurs (modules d’invisibilité) surgissent de toutes parts, par surprise. Acculé, contraint à agir avec précipitation, Sarge se jette dans le bassin, sans combinaison.

Surmontant l’extrême souffrance produite par ce bain d’acide en formation, il parvient à gagner une zone basse, obscurcie, vouée au concassage de la pierre locale (verte) et habitée par d’impitoyables figures démoniaques. Il ne sort de ce piège et d’une profonde détresse qu’en puisant dans ses dernières forces pour grimper le long des structures de concassage et atteindre les plateaux supérieurs. Se procurant des lunettes de vision nocturne, il reprend confiance et se projette sur la sortie en tirant dans le tas.

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 6 – « ATRO-CITY » – PARTIE 1

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de l’épisode précédent.

Enfin parvenu sur un toit déserté par les hostiles dans une zone de moindre activité, Sarge au repos prend la résolution d’attendre patiemment les renforts.

Le Capitaine Willits informe Sarge de la progression spatiale du « Dominion« , escorteur dernier cri produit par l’UAC (United Aerospace Corporation).

Soudain, leur liaison subspatiale est brouillée puis piratée. Un inconnu s’adresse alors directement à Sarge. Persuadé de s’adresser à un hackeur, le marine tente de le dissuader de prolonger son exploit. Mais la situation se révèle nettement plus critique lorsque le hackeur révèle sa véritable fonction : « concepteur » du complexe BW-02. Se livrant à une puissante entreprise de déstabilisation psychologique et de provocation, le pirate finit par révéler sa présence sur les lieux, et par conduire Sarge à sortir de sa cache pour le retrouver. Révélant enfin son nom et sa réelle vocation (Malcolm Betruger, Scientifique), il met fin à la communication, défiant Sarge ouvertement.

Nettoyant à main nues la moitié de la zone, Sarge songe à profiter du retard du Dominion, pour éradiquer toute forme de vie dans le complexe, dont celle de Betruger. Sarge est ensuite recontacté par le QG. Willits lui annonce que le Général Carmack et l’Amiral Romero, de retour de leur tête à tête, supervisent à nouveau son extraction. Pendant que Sarge reçoit quelques encouragements de l’Amiral, il doit lutter contre un cyber-hostile « hybride », ultra-résistant, et doté d’un bras artificiel lançant des missiles selon une cadence infernale. Il ne peut y avoir de doute sur le fait que la population du site BW-02 sert comme base pour des programmes de recherche à vocation militaire allant bien au delà des limites morales ou éthiques conventionnelles.

Alors que Sarge perd à nouveau le contact avec le QG, l’Amiral, le Général et le Capitaine quittent la scène, convoqués à un mystérieux rendez-vous avec les dirigeants de l’UAC.

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 5 – « NUKEM EDITION »

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de l’épisode précédent – après avoir découvert l’horreur des téléporteurs-broyeurs, Sarge continue sa progression au sein du macabre complexe BW-02.

Il se retrouve vite les pieds plongés dans une substance toxique verte nécessaire au fonctionnement des téléporteurs, et appelée « acide sx« . Cerné par un régiment entier parfaitement positionné autour de lui, il doit courir vite et tirer juste.

Le Général Carmack étant en rendez-vous avec l’Amiral, c’est le Capitaine Willits qui, depuis le centre de commandement sur Mars, reprend l’intercom subspatial. Sarge, guidé par Willits, parvient à se rapprocher des quartiers résidentiels plus calmes.

Sur sa route, il tombe sur une araignée cybernétique surarmée géante, un monstrueux cerveau alien blindé doté de pattes sur pistons, et d’une mitrailleuse lourde. Il ne peut s’en défaire qu’au lance-missile. La présence de cette créature visiblement modifiée par la main de la recherche militaire, induit un profond malaise en Sarge.

En outre, Sarge perd mystérieusement le contrôle de lui-même pour inutilement se jeter tête première dans une zone infestée d’ennemis en surnombre. Sarge survit in extremis. Se reprenant, il reste incapable d’expliquer cet incident.

Il trouve enfin l’accès à un toit situé dans les quartiers résidentiels, où il compte se reposer et panser ses blessures en attendant que l’escouade aero-portée puisse l’extraire.

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 4

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de l’Episode précédent.

La liaison radio subspatiale de Sarge est enfin rétablie avec le QG lequel parvient à localiser précisément le marine dans le complexe BW-02.

Le Général Carmack, informé de l’incident, supervise exceptionnellement l’extraction de Sarge. Les hommes pensent premièrement à dépêcher une escouade par téléportation longue portée. Mais chaque pas en avant dans BW-02 dévoile peu à peu l’horreur du site. Les arrivants qui y sont téléportés tombent plus ou moins aléatoirement dans des broyeurs automatisés. Les bains de sang frais qui en coulent alimentent d’obscures installations expérimentales. Carmack se résout alors à extraire Sarge par voie aero-portée classique.

Sarge devra serrer les dents plusieurs heures avant l’arrivée de ses compagnons partis à bord d’un escorteur.

Guidé à distance par le QG dans un dédale mortel, Sarge se faufile dans les entrailles du complexe avec l’espoir d’atteindre une zone de moindre hostilité où il pourra se cacher et tenir.

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 3

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de l’Épisode précédent.

Téléporté sur le satellite Phobos au sein d’un complexe militaro-pénitentiaire top secret, le lieutenant-colonel Sarge se retrouve vite en position critique. Attaqué de tous côtés par une population locale composée d’aliens en liberté et de militaires décérébrés, il sauve sa vie in extremis en usant d’armes et de munitions récupérées sur son passage.

Se précipitant au fond d’une grotte étroite pour échapper à ses poursuivants, Sarge y découvre une porte d’accès donnant sur une cavité traversée par un courant de lave en fusion. Escaladant les roches, il atteint la surface d’un plateau où il trouve avec bonheur une église où trouver refuge. Malheureusement, Sarge doit vite déchanter : il se retrouve vite enfermé dans cette église vide, abandonnée, et défigurée par le paganisme le plus primaire.

Emmuré vivant dans un lieu maléfique, Sarge doit rapidement trouver la sortie. Mais chaque étape séparant Sarge de son objectif entraine le surgissement d’ennemis de plus en plus enragés. Après avoir massacré tous ses opposants et actionné quelques leviers cachés, Sarge repart enfin libre, et retourne dans la grotte. Trouvant le moyen de franchir le cours de lave, il découvre une nouvelle porte d’accès …

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 2 – « THE CHURCH »

28/11/2010 Commentaires fermés

Résumé de l’épisode précédent.

L’Episode 1 vous avait fait incarner pour la première fois en vue subjective Sarge le Marine de l’Espace. Vous avez été téléporté par erreur dans une des salles du complexe pénitentiaire BW-02, situé sur un des satellites de Mars, Phobos.

BW-02 a pour missions l’accueil et le re-conditionnement psychologique complet des Marines convaincus d’actes de désertion et purgeant leur peine.

Ne comptant que sur vos poings et votre cran pour quitter ce complexe livré à lui-même, vous avez pu vous débarrasser de nombreux militaires psychopathes ou mentalement détruits, et vous faufiler parmi divers obstacles. Traversant des architectures high tech et des chapelles exaltant une mystique étrange, vous vous inquiétez de la nature réelle du re-conditionnement programmé au sein du complexe BW-02.

Vous engouffrant plus encore dans les entrailles du complexe, vous vous retrouvez confronté au surgissement d’un bestiaire d’êtres de plus en plus difformes, inhumains, et agressifs.

Vous ne devez votre survie qu’à votre capacité à vous armer jusqu’aux dents et à viser juste. Acculé de toutes parts, vous vous précipitez vers l’embouchure étroite d’une grotte et y trouvez une porte donnant sur une nouvelle zone du complexe…

Maxime

RIVERS OF BLOOD – EPISODE 1

24/11/2010 Commentaires fermés

Cette vidéo vous met dans la peau de Sarge, lieutenant colonel dans les troupes d’élite des forces armées spatiales détaché sur la planète Mars.

Lors d’une visite de routine au QG, vous vous retrouvez téléporté au sein d’un lieu inconnu. L’hostilité extrême et la santé mentale des occupants que vous croisez immédiatement vous inquiète.

Votre Pod effectue un rapport de géolocalisation. Vous comprenez que suite à une anomalie de routage, vous avez été téléporté sur le satellite Phobos, et non sur la planète Mars.

Enfermé dans le dédale d’un complexe pénitentiaire militaire top secret laissé à l’abandon et appelé BW-02, vous croisez de dangereux criminels de guerre livrés à eux-mêmes, ainsi que des créatures cauchemardesques dont vous ignorez la provenance.

Isolé, sans contact sub-spatial avec la base, vous partez immédiatement à la recherche de cartes électroniques vous permettant de quitter la zone…

Maxime

Rivers of Blood is Back

08/02/2008 Commentaires fermés

Après 3 ans de stand by, j’ai enfin repris à tête reposée la programmation du mod infernal intitulé « rivers of blood » et que je n’avais pas terminé. Il s’agit d’un épisode complet de 9 niveaux (des cartes additionnelles) compilés en un épisode pour ce bon vieux Ultimate DooM, niveaux jouables sur le portage intulé « DooM Legacy».

Je rappelle que l’avantage de DooM Legacy (par rapport à l’exécutable original), c’est que ce programme autorise la gestion de plusieurs « secteurs » superposés sur des hauteurs différentes, chose que le DooM original ne sait pas faire, le tout en pur OpenGL. Donc DooM Legacy conserve le gameplay et la jouabilité du DooM original, avec en prime toutes sortes d’améliorations visuelles, comme des ponts sous lesquels on peut passer, des escaliers en colimaçon, des plafonds transparents…

L’HISTOIRE

L’histoire de « Rivers of Blood » est une re-écriture de l’histoire développée dans DooM 1, 2 et 3 et aussi à travers l’adaptation cinématographique du jeu. La trame est semblable, sauf que j’ai évacué du script tout ce qui constitue sa faiblesse, à savoir les chromosomes aliens d’un côté pour le film, et enfin la dimension infernale, pour DooM 3 : pour moi, le trip visuel infernal est le point de départ vers du presque « n’importe nawak« . Visuellement attrayant, l’enfer, constitue un espace finalement absurde, et on cerne très mal les motivations de Betruger à vouloir s’y rendre, pour s’y fusionner avec une créature bizarre, ou s’y perdre… En évacuant donc la dimension infernale de Doom 3, et le levier alien du scénario du film, on est obligé de rendre plus intéressante la progression du héros dans les bases martiennes lesquelles peuvent révéler par elles-mêmes les explications recherchées. On est obligé de clarifier l’attitude de Betruger, de lui trouver des mobils crédibles, et par là-même, de rendre l’histoire plus immersive.

Déjà, il s’agit de se projeter dans un futur proche où l’exploration spatiale est en pleine expansion, et où le problème du transport humain et du transport des marchandises sur des distances cosmiques devient crucial. Le temps cosmique, n’a pas la même vitesse que le temps terrestre humain ; les affaires politiques et économiques vont bien trop vite sur terre par rapport à leur temps d’application sur l’échelle solaire. Il faut trouver un mode de transport plus rapide pour synchroniser le rythme de vie spatiale, au rythme de vie terrien.

La seule solution trouver coute que coute une technique de téléportation d’un point A vers un point B. Jusque là, ce domaine a été purement spéculatif et théorique. Les scientifiques évoquaient la nécessité d’un plongeon dans un vortex d’espace-temps distordu. Lequel de toutes façon, ne permettait aucune permanence dans l’organisation atomique des éléments plongeant dans ce type de vortex. Ces thèses supposent en outre des forces gravitationnelles impossibles à concevoir et même à maitriser.

Les téléporteurs présentés dans DooM sont le fruit de longs et couteux développement scientifiques et techniques sur la « matérialisation ».

Il faut savoir que l’ancêtre lointain du dispositif de matérialisation, est l’impression 3D : les stéréolithographes, sont des imprimantes qui fabriquent un objet tridimensionnel couche par couche, en utilisant comme matériaux de base de la résine, de la cire ou certains métaux. Pilotée par un logiciel, et ayant la précision du laser, la mécanique des imprimantes 3D originaires a révolutionné le domaine de la production industrielle. Dans le cas des imprimantes 3D, la matière nécessaire à la fabrication de l’objet, préexiste sous sa forme de résine, de cire ou de métal, et sous l’action chimique, se transforme, durcit, afin de produire un objet – souvent complexe et impossible à fabriquer autrement.



Un chercheur, du nom de Malcolm Betruger, découvre par erreur un révolutionnaire dispositif expérimental pour former à température ambiante, un plasma de particules subatomiques aux propriétés uniques et à durée de vie très court (approximativement à 0.1 secondes maximum). L’expérience requiert supracondution, l’action de deux canons à ondes de très haute intensité, hydrogène, palladium, hélium, deutérium, et beaucoup de courant. L’étude du plasma a donné lieu à des observations surprenantes, comme l’apparition aléatoire, au court du dixième de secondes de vie du plasma, d’atomes qui – normalement- , ne peut avoir lieu qu’au sein d’étoiles. La propriété du plasma généré est donc de pouvoir servir de « brique » de départ pour la constitution d’atomes spécifiques, c’est à dire au choix, la majeure partie des atomes connus et répertoriés dans la table des éléments. Autre propriété : le plasma non matérialisé dans le laps de temps de 0.1s, se concrétise automatiquement sous forme d’hydrogène et d’hélium (forme gazeuse).

Croyant à tort qu’il s’agissait d’une énième et hasardeuse expérience de fusion à froid, les déclaration initiales de Betruger quant à son expérience ont été rapidement considérées par la presse spécialisée comme un mauvais canular ; or et contre toute attente, les résultats du dispositif expérimental de Betruger se sont avérés hautement reproductibles. Hélas, l’apparition d’atomes au sein du plasma est imprévisible. Elle est de nature quantique, et théoriquement incontrôlable ; jugeant qu’il est impossible de prédire scientifiquement quelle quantité et quel type d’atome en sortira, l’expérimence de Betruger a été considérée comme dispositif aussi intéressant que stérile. Considéré par certains comme le nouveau Tesla du siècle, Betruger s’attire progressivement une réputation sujette à controverses. Expliquant la majeure partie de ses découvertes selon une logique hermétique et des références incompréhensibles, il est lentement mis sur la touche au sein de la communauté scientifique. Cherchant des soutiens financiers, il clame dans la presse pouvoir contrôler l’apparition atomique, et produire en un an de recherche et développement, des atomes d’or à partir de son plasma. Souvent tourné en dérision, cette sortie achève de l’éloigner définitivement des milieux utiles. Il craque en insultant violemment les membres les plus éminents de la communauté scientifique à l’occasion d’un colloque international où il s’est lui-même invité. Lâché par ses financiers, il vend ses services à divers sous-traitants industriels, dont certains œuvrent pour le compte de l’industrie militaire. Sur son temps libre, il élabore deux brevets : le premier met en œuvre une technologie de projection holographique à destination de l’industrie du home video : non retenue par les majors, à son grand désarroi ; le second présente une technologie de scanner magnétique capable d’analyser la structure de la matière avant son transcodage en pure information digitale : un brevet jugé intéressant, mais technologiquement inutile, inexploitable.


On suppose que c’est au cours de cette période que Betruger a probablement été approché par l’UAC (United Aerospace Corporation) et l’Armée. On connaît peu la suite logique par laquelle la « matérialisation contrôlée » s’est mise en œuvre, dans la mesure ou Betruger, lié par des solides clauses de confidentialité, n’a pu délivrer le fond de toutes ses recherches. On peut toutefois isoler quelques composants fondamentaux au sein de ses premières machines, comme des canons à ondes haute intensité, des espaces de stockage digitaux pharaoniques, et un étonnant système de transfert de données par fibre optique très large bande avec cables coaxiaux.

On ne connait pas exactement la date de la première matérialisation réussie. La rumeur explique que le premier objet stable matérialisé aurait été un simple verre pour apéritifs, de taille très petite, précédemment conçu sous forme d’information atomique pure, puis ensuite transcodé, avant d’être projeté « holographiquement » en 3d au sein du fameux plasma de Betruger. Cette fameuse projection holographique 3D, semble être la clé de voute du mécanisme de contrôle d’apparition de la matière dans le Plasma Betruger.

Une fuite provenant d’un gestionnaire de l’UAC mal payé et renvoyé a fait que la presse a pris connaissance de ce dispositif expérimental ; la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, suscitant passions et craintes : car il était possible de matérialiser en série n’importe quel objet ou matériau, même rare, et donc, à terme, de bouleverser quelques valeurs marchandes bien établies. C’est toute l’économie des « matières premières » et métaux rares qui se retrouverait compromise. Les vieux discours de Betruger déterrés pour l’occasion, ont fait vaciller les places de marché internationales, dont le cours de l’Or, bien entendu. La machine de Betruger, corne d’abondance d’objets qui passent du virtuel au réel, suscite tous les fantasmes. Un autre problème posé par l’impression 3D d’objets de plus en plus volumineux, est que l’information nécessaire pour l’agencement d’un objet a un poids proportionnel à la grandeur et à la complexité dudit objet. De ce fait, la première imprimante 3D atomique s’est longtemps cantonnée à produire des éléments utiles au domaine de l’armement et du composant nanotechnologique, ces projets ne nécessitant aucune débauche d’énergie ou de mémoire. Les milieux financiers et économistes se sont retrouvé rassurés par le cout et la faible accessibilité d’une telle technologie, et ont contribué à alourdir ou ralentir le développement du projet afin de préserver les intérêts déjà en place.

On ne saurait dire si c’est l’armée ou non qui a permis la poursuite des travaux de Betruger, mais ceux-ci se sont clairement dirigés sur la dé-matérialisation. Betruger a « inversé » son dispositif pour faire que tout objet situé dans le champ d’action de sa machine se retrouve assez rapidement dé-matérialisé et converti en « plasma primordial ». Comme ce dernier n’a qu’une durée de vie très courte, et qu’il se re-combine automatiquement en gaz standard hydrogène et hélium, on peut dire que la dématérialisation équivaut à une pure et simple transmutation d’un corps complexe en éléments atomiques simples et légers. Notons que cette transmutation a un caractère définitif : tout objet ou créature passant sous la « machine de Betruger inversée », disparait et meurt littéralement en une fraction de seconde, ne laissant derrière lui qu’un mélange gazeux pur. Cependant, ce type de recherche n’a pas satisfait l’Armée, dans la mesure où l’alignement spécifique des canons à ondes n’autorise aucune dé-matérialisation à distance, sur de longues portées. En outre la compacité nécessaire du dispositif ne permet même pas de s’en servir comme « bouclier » capable de protéger un bâtiment contre un bombardement, en dématérialisant une ogive avant son impact, par exemple.

Concernant la matérialisation de clones militaires, autre grand espoir entretenu dans le cœur des états majors, ce fut à l’origine un quasi échec. L’Armée n’a donc pas non plus obtenu satisfaction sur ce point crucia. Si la technique de matérialisation est sans danger pour des objets inanimés, elle pose d’énormes problème pour la création de corps vivants dont l’équilibre métabolique et psychologique est beaucoup plus subtil. D’une part un corps vivant ne tolère aucune lenteur dans sa matérialisation, et il a donc fallu accélérer la puissance du flash holographique 3D. D’autre part, l’analyse d’un côté et la restructuration atomique et moléculaire de l’autre, fait l’objet de petites erreurs ou anomalies, lesquelles sont – lors du transcodage – rectifiées à la volée par un module d’analyse intermédiaire. A cet égard, la recomposition d’un objet solide initialement de mauvaise facture, donne souvent un objet de meilleure qualité (!). Parce que le module de transcodage interprète des bizarreries dans les séries moléculaires comme des erreurs qu’il lisse et corrige au vol. Cependant, les créatures vivantes, plantes, animaux, ou hommes, ne peuvent tolérer aucune correction à la volée, sous peine de voir leur subtil métabolisme entièrement dénaturé. A contrario, ne jamais corriger aucune anomalie produirait un risque de cancer, d’anomalies génétiques graves. Pour les créatures vivantes, il a fallu complètement repenser et affiner le programme de correction à la volée, afin de le rendre plus capable de déterminer ce qui dans le registre du vivant, est à corriger ou pas lors d’une matérialisation.

Après quelques années de recherche, Betruger et ses équipes trouvent une parade à la mauvaise matérialisation d’un objet vivant. Le module de recomposition atomique et moléculaire utilise un « modèle génétique » pour décider ce qui doit ou pas, être rectifié à la volée. Cependant, il comporte un pré-requis troublant, il est basé sur un apport de sang frais, qui doit être constant et qui sert de référentiel lors de la recomposition moléculaire. Le sang comme « tuteur de recomposition biologique », a été la seule méthode jusque là fonctionnelle, les autres pistes ayant abouti à des résultats disons-le horribles. L’analyse parallèle du sang frais, et la détection du risque lors du transcodage, amoindrit sensiblement les effets secondaires de la matérialisation des corps vivants, sans les éliminer définitivement toutefois.

On peut re-matérialiser un individu lui-même matérialisé. Comme on effectue la photocopie d’une photocopie. Mais attention. Un corps vivant matérialisé doit théoriquement « récupérer », pour éliminer les cellules vivantes incorrectes, ou à l’intégrité génétique compromise. La « récupération » nécessaire, couvre tous les domaines : les clonés doivent prendre un certain temps pour « retrouver leurs esprits », avant de procéder à de nouvelles matérialisations d’eux-mêmes à défaut de quoi, des pans entiers de leur psychologie d’origine se retrouvent gommées ou perdus, de façon irrémédiable. Enfin, si l’apport de sang provient en fait d’individus eux-mêmes trop vite re-matérialisés, le phénomène de mutation génétique et de dépersonnalisation augmente exponentiellement, la référence sanguine n’étant plus tout à fait efficace. Il en résulte que les machines de Betruger ont donc besoin pour fonctionner de sang frais, issus de personnes qui ne se matérialisent pas, ou alors très rarement.

L’armée, qui constituait le seul gros client potentiel de l’UAC pour cette technologie, a émis – au regard des risques de dérapage mental des premiers clones produits – de grandes réserves.

Voyant ses investissement colossaux initiaux non amortis, et les contrats avec l’armée s’éloigner ou stagner, l’UAC a au cours d’une réunion de crise, du redéfinir entièrement le programme « matérialisation » ; l’idée fut de refourguer la technologie, sous une forme hautement travestie, comme révolution technologique, beaucoup plus vendeuse : la « téléportation ». Le plan élaboré avec l’aide du service marketing, est est de retravailler complètement l’image du produit, en copyrightant la succession « dé-matérialisation, transfert de données, et rematérialisation » sans jamais la nommer ou présenter comme telle. Le brevet opacifié au possible, s’appuiera sur une ligne théorique supposant que l’émission d’ondes à hyperfréquences croisées crée dans certains cas des failles dimensionnelles. Une fois créées, ces failles se synchronisent, et un voyage d’un point A vers un point B est possible. Notons que la théorie des chocs d’ondes créant des singularités restreintes et passages dimensionnels, suscite un véritable scepticisme dans la communauté scientifique. Mais peu importe : le produit « téléporteur » est né, avec son packaging, son cout, son marché cible (la très haute société, les grandes entreprises, les administrations stratégiques), avec sa notice, son manuel, son bon de livraison, sa garantie, son dépannage sur site, et ses précaution d’usage. Le transport de produits « personnalisés » allait même pouvoir être réalisés d’un bout à l’autre du système solaire, moyennant deux téléporteurs situés sur deux planètes distinctes. La combine d’une telle supercherie ? Une liaison radio haute définition où l’information compressée passe, avant d’être transcodée pour la re-matérialisation. Dans la campagne de pub, seraient présentés des utilisateurs fortunés, arborant un sourire extatique, passant leurs vacances sur des lunes distantes, s’y rendant sans avoir à effectuer le moindre décollage, le moindre voyage, sans transition.

Bien entendu, l’exploitation commerciale de la technologie et disons-le l’idéalisation du procédé a rendu nécessaire et inévitable la disparition du regretté Betruger – le seul qui pouvait dé-mystifier publiquement cette supercherie. Ce dernier testant sur lui-même son dernier module de transcodage, se serait re-composé en poche flasque et visqueuse, suite à une malencontreuse erreur de programmation de l’algorithme d’analyse moléculaire. Un bug regrettable, qui a induit le stockage d’un décalage dans les séquences atomiques ; un décalage impossible à corriger en l’état actuel des connaissances des équipes ayant gardé – par respect pour le chercheur – intacte la mémoire de stockage sur laquelle son corps a été transcodé. Certains se sont donné le défi de le ramener à la vie afin qu’il poursuive son œuvre, mais malgré leur intelligence, ils n’ont pu parvenir à recomposer un homme génétiquement stable.

La mort de Betruger a laissé à l’UAC toute latitude pour accoucher d’une technologie dérivée, assez opaque la connaissance de ces effets secondaires ; les nécessité marketing ont fait que le carburant principal des téléporteurs, a été remanié dans sa forme : le sang frais est traité, pour que sa forme soit différente, mais pour que sa fonction soit néanmoins préservée. Son pigment est changé : il passe du rouge au vert. Ensuite, il est transporté sous forme plus compacte, au sein de cartouches, selon un procédé qui rappelle la lyophilisation, mais qui n’en atténue pas la signature utile. Enfin il est renommé suivant une désignation énigmatique : SX. Afin de développer commercialement la téléportation, l’UAC a donc fait de la fonction ainsi de la méthode de fabrication des « cartouches » un réel secret de fabrication. Officiellement, l’obfuscation est une question de propriété technologique, officieusement, il est impératif que le grand public croit qu’un utilisateur est « déplacé », et qu’il ne comprenne pas d’une part que le constituant le plus précieux de la technologie de téléportation est le sang, et d’autre part, que le sujet qui se téléporte : meurt réellement avant d’être simplement cloné ailleurs.

A la suite d’un remarquable travail d’investigation et malgré le talent des acteurs déterminés à appliquer leur plan, la presse a scandale réussit à éventer une partie du secret en révélant que l’armée teste une nouvelle technologie de téléportation, et que le célèbre Betruger, père de cet invention révolutionnaire, serait mort en la mettant au point. Forcément, la nature initiale des recherches de Betruger laisse planer un doute sur la réalité de cette téléportation, mais l’hermétisme qui a tant desservi l’homme, sert parfaitement les intérêts de l’UAC qui ne craint finalement aucune contre-expertise scientifique dans la mesure où les rares écrits officiels de Betruger ne sont à proprement parler pas scientifiques, ils sont pour la plupart eux-mêmes susceptibles d’interprétations divergentes. Certains se font donc partisans que les corps sont dématérialisés, d’autres croient au vortex dimentionnel, et le doute bénéficie à l’UAC.

Muette pendant un temps, l’armée est contrainte à admettre sa participation dans ce projet, puis entérine son exploitation officiellement à la suite d’un changement dans l’état major et un remaniement politique. Initialement pensé pour les grands comptes internationaux et les grandes fortunes, tout le modèle économique des téléporteurs vacille vite. En effet, une nouvelle économie germe sur l’annonce de cette nouvelle : le tourisme stellaire, puis le « déplacement local », à l’attention des gens encore plus pressés ; cette nouvelle économie, fait littéralement exploser la demande. De nouveaux budgets sont votés pour rendre accessible cette technologie aux grandes entreprises, puis aux petites et moyennes entreprises, puis à terme, aux particuliers aisés. L’UAC est prise au piège : il lui est impossible de faire marche arrière. Elle doit donc systématiser et amplifier une production secrète de sang frais. Complices, l’armée et l’Union Aerospace Corporation mettent au point une convention secrète, où le sang humain nécessaire serait produit loin de l’attention du public, au sein de pénitenciers militaires perdus sur des satellites reculés, et transformés en unités de production intensive de cartouche sx.


LE TAUX DE STATICITE

Le nom de l’épisode « les rivières de sang » fait donc référence à la découverte par le héros des secrets peu ragoutants qui se rattachent à une technologie sulfureuse. Le héros, simplement militaire en route pour le QG, se retrouve téléporté « par erreur » sur un complexe « pénitentiaire » BW2, isolé et situé sur le satellite Phobos, mais ignore initialement qu’il se retrouve au sein d’une véritable machine à produire de la cartouche SX à partir du sang de ce qu’il faut bien appeler : des condamnés.

Il ignore de même la raison de son déplacement au sein de ce complexe fermé sur lui-même, sur lequel officiellement sont déportés les fuyards ou les déserteurs. L’endroit ne comporte aucune prison, c’est un complexe sans cages, ou si peu, ouvert, hyper dangereux, infesté de téléportés livrés à eux-mêmes, et inexplicablement sur-armés. Quand ils ne sont pas pressés dans d’immenses broyeurs industriels dès leur arrivée, afin de servir de jus, les déportés errent, fous, sans nourriture, psychologiquement détruits, et se tirent dessus, pour survivre, jusqu’au point où ils se laissent mourir ou… dévorer par d’autres. En effet, à force de re-matérialisations trop rapides, certains finissent par se transmuter en monstres, difformes, hideux, sans personnalité, ou doté de réflexes bestiaux. Les mutants, quand il ne dévorent pas ceux qu’ils voient, quand ils ne tombent finalement pas dans des broyeurs auxquels ils ont échappé par chance à l’origine, meurent sous les balles de ceux qui portent des armes et savent encore s’en servir. Enfin, quand les uns et les autres sont à bout de forces, ils restent statiques, figés, dans le silence, dans les ombres, sans plus de motivation ni à vivre, ni à mourir.

Normalement, les prisonniers auraient du tous mourir dès leur arrivée, broyés, pressés, et leur jus aurait du être récupéré et converti en cartouche SX à travers un savant procédé automatique empruntant d’ailleurs aux roches locales (vertes) leur composante pour la re-pigmentation du sang. Il arrive que quelques broyeurs se bloquent, pour une raison indéterminée, probablement faute d’entretien, ou parce que les effets personnels des broyés se coincent dans un système… Certains échappent donc à leur sort initial. Et de ce fait, ils essaient de survivre. Mais pour ce faire, ils explorent le site et emploient des téléporteurs locaux. Malheureusement, s’ils mutent, ou s’ils tuent quelques mutants, le sang de ces mutants ou le leur finit par contaminer le produit SX final. Eux-mêmes, échappant aux mutants par les portes, risquent d’amoindrir la qualité du produit. Enfin, l’état de staticité des occupants pose enfin le problème d’une véritable « manque à gagner »… C’est là que l’on peut parler de l’entropie du système de production fermé.

Rivers of Blood, décrit le parcours du héros, appelé Sarge, au sein du complexe pénitentiaire. Ignorant de la réalité technologique des portes, la fonction des broyeurs, armé d’un instinct de survie notable, il découvre l’horreur du site de façon progressive. Après s’être débarrassé d’une véritable escouade de déportés zombifiés ou mutants, il découvre que le site n’a rien d’un centre pénitentiaire. De nombreux espaces de prière jalonnent son parcours : dont une église. Il comprend que quelque chose n’est décidément pas normal. Les occupants sont voués au sacrifice, et l’ambiance tombale de l’endroit contribue à renforcer ce sentiment. Le QG prend contact avec lui et feint de s’étonner de son absence. Le héros effectue un topo détaillé de sa situation. Il est successivement contacté par un ensemble de gradés lui assurant d’un soutien sans faille. Lui promettant de dépêcher au plus vite par voie aéroportée une escouade pour l’extraire, en réalité, l’armée le laisse « nettoyer » seul et à peu de frais la zone remplie de condamnés statiques, fous, ou parvenus à un tel état de mutation que Sarge les prend initialement pour des Aliens. L’armée joue à un double jeu avec Sarge, et contacte en fait la direction de l’UAC pour la moindre décision. Entre temps, Sarge découvre les secrets que la zone recèle : des portes expérimentales baignant dans le sang frais. Des broyeurs, des téléporteurs déréglés, des meutes de mutants dévalant les pentes et le traquant comme un animal. Le héros va d’horreur en horreur, puisqu’il découvre du reste rapidement que les re-matérialisés, ont en parallèle servi comme cobayes pour l’élaboration de programmes de recherche sur des prothèses militaires atroces, des êtres mi-hommes, mi machines, sans cervelle, bref, les clones ont servi de chair à recherche illégale.

L’histoire prend une dimension nouvelle, lorsque la communication avec le QG est interrompue et piratée par un inconnu, qui n’est autre que Betruger lui-même. Alors que l’armée ignore qu’il est en vie, il semble agir pour son propre compte, et distille à chacune de ses interventions énigmatiques et provocantes, un élément de compréhension du système de production sanguin mis au point par l’UAC. Provoqué, piqué au vif, le héros se débat d’autant plus pour sa survie et élimine d’autant plus radicalement ses opposants. Au fil de son périple, il est pris par quelques moments d’absence et de folie meurtrière. Il ne se rend en fait pas immédiatement compte, que l’absence de repos entre deux matérialisations le dépersonnalise progressivement. L’UAC craint que Sarge ne soit « perdu », et, tente de modérer son ardeur : consciente que si le héros perd son humanité, l’escouade initialement venue le sauver se devra non-pas de l’extraire, mais bien de l’éliminer lui-aussi.

WORK IN PROGRESS

On apprendra par la suite dans les épisodes 8 et 9 (en cours de réalisation), que l’erreur d’aiguillage de Sarge, n’est absolument pas accidentelle. C’est l’UAC et l’armée qui l’ont sélectionné sur ses états de service, puis téléporté à son insu sur le complexe pour qu’il effectue premièrement un rapport de situation, et surtout qu’il réduise l’inquiétant « taux de staticité » des occupants, à savoir qu’il nettoie ceux qui ont échappé aux broyeurs.

Le final de l’épisode, révèle que le Betruger retrouvé mort sous forme de poche flasque, n’était en fait qu’un clone bel et bien assassiné par l’UAC. Prudent, avisé, et intuitif, Betruger a vu le coup venir de loin. Il s’est consciemment cloné très tôt, soupçonnant un assassinant imminent, mais ne sachant sous quelle forme il pourrait advenir. Le clone une fois créé, transférait régulièrement le fruit des avancées expérimentales sur un disque distant, que le Betruger original consultait et commentait. Cette situation gémellaire a duré de nombreuses années. Jusqu’au jour où, comme prévu, l’assassinat a bel et bien eu lieu, ce qui a contribué à renforcer et radicaliser l’hérésie scientifique paranoïaque de Betruger.

Le Betruger original a donc poursuivi ses expérimentations alors que le monde le croyait mort : mais décidé à se venger de l’UAC, et devenu misanthrope, il hante les « unités de production de cartouches sx » afin de pourrir la production. C’est lui qui détraque certains broyeurs et empêche qu’il marchent, lui encore qui arme certains prisonniers afin qu’ils se révoltent contre les escouades venues les « nettoyer ». Betruger, le « père du futur », maudit l’humanité, et caresse le doux rêve d’abandonner cette humanité à sa propre dégénérescence folle, et de rejoindre une des colonies les plus reculées, située sur un système solaire habitable, et soustraite au pouvoir et à l’influence de l’UAC.

Le final, présente la longue dérive du héros sur un fleuve de sang. Au bout du fleuve, Sarge trouve un portail de téléportation spécial, monté par Betruger, qui relie le centre pénitentiaire de Phobos à… un lieu que Betruger nomme « le paradis »… mais connaîssant Betruger, qui sait ce qui attend vraiment Sarge s’il franchit ce portail ?


mystère, et fin de l’épisode Rivers of Blood

Je vous montrerai bientôt les premières vidéos des premiers niveaux.
bon j’y retourne @ plus ! 🙂

maxinou

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